HOM
comme íì on diloit, homme dit, homme fait. C’estde-là aullì qu’est venu bejjon, fait de bis hom. On adic aullì hommée, pour dire, la journée d’un hoìmne.HOMAGUES. f. m. pi. Peuples de l'Amérique Meri-dionale, tur la rivière des Amazones , à l’orient duPérou, Sc du pays de Los Pacamores.
HOMARD, f. m. ( U h s’aípire.) Grosse écrevisse demer. En Latin, aftacus ou gamarus. Quelques-unsécrivent hommar. Les homars font une eipece de-creviile de même figure que celles de nos rivières;mais elles font.ii grosses, qu’il n’en faut qu une pourremplir un grand plat. Elles on r la chair blanche &
- savoureuse, mais un peu dure à digérer. Les Inlu-laires (des Antilles) les prennent pendant la nuitfur le fable ou fur les balles de la mer, & à f aided’un flambeau ou de la clarté de la lune, ils les en-filent avec une petite fourche de ter. L. dePoncy,Hift. Nat. des Ant. L. I, c. ip, art. i. A la baiede Sable, en Acadie , il y a des hommars, dont lecoquillage de la patte de devant tient une pinte &plus. Denis, De/c. de t Ant. Sept. P. I, c. 3. ll ya àuflì des homars dans nos mers & fur nos côtes.HOMARRAIMI PONCHAIQUIS. Terme de Calen-drier. Nom d’un mois chez les habitans du Pérou,c’est l’onzième de leur année.
■HOMBER AMFLAUM. Nom d’un bourg du bas Lanssgraviat de Hesse, en Allemagne. Homberga. Il est íurune petite rivière, à quatre lieues de la ville de Mar-pourg, du côté de l’orient, Sc à trois de Neustat versle midi. Hombe'r est défendu par ìin château, & ap-partient au Landgraviat de Héfle-Callcl.HOMBERG.Nom d’un bourg ou Comté du Cercle dela Westphalie, en Allemagne. Homberga. ll est situédans le Duché d£ Berg, aux confins au pays de laMarck.
HOMBLIÈRES. Nom d’uli lieu de l’Evêthé de Noyoii,en Picardie, Province de France. Humolaria, Hu-mularim, & ensuite, HumblarU. Ce lieu n’est remar-quable que par un ancien Monastère, dont il est laitmention dans ì’histoirc de l’onzième siécle. De Va-lois , Not. Gali. p. 247. On peut remarquer en cenom ce que M. l’Abbé Dangeau dit des lettres foi-bles jointes aux lettres fortes, dans lès Estais de Gram-, maire. V , ...
ÎIOMBOUR ANDER HOHE. Petite ville du haut Land-graviat de Hcfle. Homburgum. Elle est dans les mon-tagnes de Hohe, entre les terres de Mayence Sc deNassau, à trois lieues de Francfort, du côté du nord.Cette ville appartient à un Cadet de la Maiíon deHesse-Darmstat, Sc elle est capitale d’un bailliage,où l’on remarque encore lé bourg dé Cronebohrgou de Cronbourg.
HOMBOURG. Petite ville, forte par ses ouvrages, Scpar fa situation entre des marais, Sc íur une mon-tagne, & défendue par un bon château. Homburgum.Elle est située dans le Duché de Deux-Ponts, envi-ron à deux lieues de la ville de ce nom, du côté d u
, nord. Les François la prirent l’an í 679.
HOMBOURG. Château Suiflé, áu canton de Baie, furun rocher, à la descente du mont Jura, à l’orientde Wallebourg. Au-delsus dé ce château, les habi-tans de Baie-ont un bain d’eau chaude minérale, nom-mé Ransser-Bad, Sc qui est bon contre la gale, lesobstruétions, la débilité des nerfs Sc autres débilitéside cette nature.
HOMBRE. f. m. Jeu de cartes. Il fe joue à deux, 6ûà trois, ou à cinq perlonnes, mais presque toujoursà trois. Hominis ludus. On donne neuf carrés à cha-cun, & celui qui joué doit faire cinq levées ou qua-tre, lorsque les cinq autres font partagées, enfortéque l’un des deux autres en ait deux & l’autre trois.L ’hombre vient des Espagnols : il faut le jouer avecle flegme de ceux dont il tire son origine. Lé jeu dél ‘hombre lignifie le jeu de l’homme, car hombre signi-fie homme en Espagnol.
L’HoMBRr lignifie aullì dans le jeu de 1 ’hombre, celui
qui fait jouer. C’est M-un tel qui est l 'hombre.
Si l’ hombre nomme une couleur pour l’autré, il nelui est pas permis de sc rétracter.
HOM Byk
HOMBURG. Petite ville de la Suisse. Homburgum. Elleest dans le Canton de Baie, à'cinq ou íìx lieues dela ville dé ce nom, du côté du midi.
HOMEL. Petite ville de la Lithuanie. Homela. Elle estfur la rivière de Sofa, dans le Palatinat de Mfcistaw,environ à huit lieues de la ville de Rziczica, Sc desconfins de la Moícovïe.
HOMÉLIE, ou HOMILIE.fi. f. Le premier est le plus,ou, pour mieux dire, le seul en usage, nonobstantson étymologie, Sc quoique fies dérivés gardent l i àla seconde syllabe. Iì lîgnifioit originairement, con-férence ou assemblée, & enluire íl s’est dit des exhor-tations Sc des fermons qu’on faifoìt au peuple. Lenom Grec d 'Homélie signifie un diícours familier,«comme le mot Latin de Sermo ; Sc l’on nommoit ainsiles discours qui íe failoient dans l’Eghse, pour mon-trer que ce n’étoient pas des harangues Sc des dis-cours d’apparat, comme ceux des Orateurs profa-nes ; mais des entretiens comme d’un maître à les dis-ciples, ou d’un père à ses enfans. Fleury. Il nousest resté plusieurs belles Homélies des Pères, com-me de S. Jean Chrysostôme, de S. Grégoire, &c. Pho-tius distingue XHomélie dú Sermon , en ce que XHo-mélie (c fai soit familièrement dans les Eglises parlesPrélats, qui int’errogeoient le peuple, & qui en étoiencinterrogés, comme dans une conférence : au-lieu queles Sermons se faisoient èn chaire, à la manière desOrateurs. Toutes les Homélies des Pères Grecs ScLatins font faites par des Evêques. Il ne s’en trouvepoint de Terrullien, Clément Alexandrin & autresfaváns hommes, parcequ’aux premiers siècles il n’yavoir que les Evêques qui eussent la permission deprêcher, Sc elle ne fut ordinairement accordée auxPrêtres que vers le V e siècle. S. Jean Chrysostômefut le premier Prêtre qui prêcha. Origène Sc S. Au-gustin olit aullì prêché comme Prêtres, mais c’étoicpar un privilège particulier.
Ce mot vient du Grec, c/uaì* , qui signifie la mê-me chose, &- qui vient immédiatement d’c,«iAc? , coe-tus 3 concio, a/emblée.
Homélie fe dit aullì des leçoris du Bréviaire qu’on chan-te à l’Eglife autioiíìèmé nocturne des Matines, pourl’explication de l’Evangile du jour ; cè font des ex-traits - des Homélies des Pères ou Docteurs dé l’E-ghse.
HOMÉLISE. Hoye^ Ho f a lise.
HOMÉNAGE. f. m. Vieux mot, qúi s’est dit pour hom-mage. Voyez ct m o r. Honnnagium, dans la balle La-tinité , dans lés titrés.
HOMÉNAS. 1. m. Terme usité en quelques Provincesméridionales de France. Il signifie un grand fat, quin’a ni monde, ni esprit. Homo rusticus,stolidus bar-dus. J
if M c , m( atqui lignifie
- ressemblance, umformtte de parties. C’est ainsi qu’on
appelle le sentiment dAnaxagore fur la formationdes erres. Ce Philosophe prétend que chaque toutdans la nature est composé de parties qui, avant leurunion, etoicnt deja de même nature què le tout. Unos est composé de petits os ; le sang de petites gou-telettes de sang; les entrailles font composées de pe-tites entrailles. 11 en est de même de tous les corpsque, flous voyons. Ce mot vient du Grec ìp-ms,sem-blable, 8c rfUfgos, partie.
Anaxagore autoit raison, dit Monsieur Pluche, s’ilàv-oic borné son principe aux natures simples que l’ex-périencè nous montre indestructibles. Dans ce cas iln’y a que de nouveaux assemblages, Sc non de nou-velles générations. „ .
ìH" Sa première méprise est détendre Ion principe auxcorps mélangés. U n'en est pas du sang comme del’eau : l’eau est simple, le sang est composé de diffé-
rentes parties. , ,,
A? Une seconde mepnlc est d etendre son principe auxcorps organisés, comme si une multitude de petitesentrailles pouvoient en quelque chose aider l’orga-nilation des entrailles d’un bœuf ou d’un chameauSc de l’un plutôt que de l’autre. *
Une troisième méprise, que l’on doit plutôt ap-
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