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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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HOM

peler impiété, est de peníer que Dieu, potìr créerle monde, n’a fait que rapprocher 8c unir des ma-tières déja toutes faites, de toute éternité. Voye\cela plus au long dans ì’Hisi. du CielHOMER. 1 . m. Mesure Hébraïque. Homer. C’étoit ladixième partie d’un Epha. Sa grandeur étoit de 174pouces cubiques. Je ne comprends pas bien commevous pouvez dire qu'il n’étoit pas absolument défen-du de moiílonner avant l’oblation de l 'homer-. Je voisbien que Maïemonide soutient ce sentiment avec desraiíonnemens pitoyables. Vous dites que le Léviti-que ne le défend pas. Je le veux, quoiqu’en appe-lant les prémices de la moisson, il puisse bien

marquer cette défense. Mais vous venez vous-mêmede citer ces paroles du Deutéronomc. Vous compte-rez sept semaines depuis le jour que vous aurez misla faucille dans les blés : ces sept semaines íe comp-tant certainement de l’oblation de l ‘homer 3 on necommençoit donc point la moisson avant ce jour-là.Et pour la pratique, je n’en vois rien de plus for-mel que ce que vous avez cité de Josephe, qu’aprèsque 1 ’homer a été présenté, il est permis à tout lepeuple de faire fa moisson, & en particulier 8c enpublic. Tillem. Lettre au R. P. Lamy.

HOMÈRE. Nom d’homme. Homerus. Le plus ancienPoe'te Grec, dont il nous reste quelque ouvrage suivi,c’est Homère. Les sentimens sent aujourd’hui fort par-tagés au sujet du mérite d 'Homère. Voyez M. & Mad.Dacier & M. dé la Motte. Ensuite parut Homère _,génie sublime & sans égal, qui, par la grandeur deses ouvrages & les beautés brillantes de ses vers, aseul mérité le nom de Poète ; grand sur-tout en cequ’il ne s’est trouvé personne avant lui qu’il pût imi-ter, personne après lui qui pût l’imitçr, & que lui6c Archiloque sent les deux seuls Ecrivains qui aientété tout à la fois, 8c les premiers, 8c les plus par-faits chacun en son genre. C'est le caractère qu’enfait Paterculus , dans son IL.c.V. La ville de Smyrneavoit bâti un temple à Homère 3 dans lequel étoit fastatue. Voye\ Strabon , Z. XIV. Dans 111 e d’Ios,l’une des Sporades , appelée aujourd’hui Nido ou Nio,on l’honoroit aussi comme un Dieu. Varron dit, Z./, de Imaginibus , qu’on lui sacrifioit là une chèvreblanche. Aulu-Gelle, Z. III , c. / r , fait entendre lamême chose. Etienne le Géographe dit que la mèrede ce Poëte étoit de cette île. Foyer; auíh Vossius ,de Idol. L. Ij c. 13. Les Anciens faifoient tant decas d ’Homère , que pour marquer un homme accom-pli en quelque genre que ce fût, ils difoient un Ho-mère. Ainsi Cicéron rapporte, dans ses QuestionsTufculanes , que Panœtius nommoit Platon , le di-vin, le très-sage, le très-saint; enfin, Y Homère desPhilosophes.

Ce nom vient du Grec rV s 2iG obses , hótage.

Clio vint Vautre jour se plaindre au Dieu des versQu en certain lieu de V Univers

On traitait d 1 Auteurs froids 3 de Poè tes Jlériles }Les Homèves & les Virgiles.

Cela ne sauroit être , on s’ejl moqué de vous 3Reprit Apollon en courroux.

Oà peut-on avancer une telle infamie?

Eft-ce che\ les Hurons , che% les Topinamboux !

C’efl à Paris : c’est donc à Vhôpital des fous ?

Non j c’est au Louvre 3 en pleine Académie.

- Anonyme.

Ces vers furent faits dans la querelle de M. Per-rault 8c de M. Boileau fur les Anciens.HOMÉRIQUE, adj. m. & f. Homericus. Qui est d’Ho-mère, qui appartient à Homère. On appelle SortsHomériques 3 certaines divinations par lesquelles onprétendent qu’à l’ouverture des Poésies d’Homère, levers qui se rencontroit étoit un oracle certain, 8cune réponse à la question que l’on agitoit. Les sortsHomériques 8c Virgiliens succédèrent aux sorts dePréneste ; & à ceux-là les Chrétiens ont fait suc-céder les forts tirés des versets de l’Ecriture-Saintc.HOMÉRISTE. s. ra. Partisan d’Homère. Voilà la folle

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illusion qui allume le zèle des Homéristes. Lettre deM. l’ Abbé de Pons fur VIliade de M. de la Motte.

M. Despréaux s’est donné la qualité d’Homériquèdans fa vingt-sixième Epigramme fur fa réconcilia- 1tion avec M. Perrault.

Tout le troutìe poétiqueA Paris s’en va cesser.Perrault Vanti-Pindarìque 3Et Despréaux /'Homérique,Consentent de s’embrasser,..

Homériste & Homérique font deux mots facticesqui ont ici k même lignification. Il semble pourtantque le premier convient mieux aux personnes, 8cl’autre aux choses. Par exemple, ne parleroit-on pasjuste, si l’on diíoit que Madame Dacier étoit uneHomériste outrée ; & que le Télémaque de M. deFénelon renferme beaucoup de deícriptions Homé-riques ?

Pétrone appelle Homéristes 3 les Comédiens qu’011fait venir dans les festins pour réciter les plus beauxendroits d’Homère. Sinius a supprimé hilares 8c IJo-mersitas speremus . Traduction de Pétrone avec desRemarques. A 3 On donnoit généralement le noind’ Homéristes chez les Grecs, à ceux qui faifoientmétier de chanter les vers d’Homère dans les mai-sons & dans les places publiques.

HOMÉRITE. í. m. & f. Nom d’un ancien peuple del’Arabie heureuse en Asie. Homerita. Les Homériteshabitoient l’extrémité de l’Arabie heureuse vers l’O*céan. On prétendoit que c’étoient les anciens Sabéens*Ils gardoient la Circoncision le huitième jour, com-me deseendans d’Abraham par Céthura, 8 c ne lais-soient pas d’adorer le Soleil, la Lune 8c les déinonSdu pays. Il y avoit au quatrième siècle grand nom-bre de Juifs mêlés parmi eux. Constantius y envoy»une ambassade avec des présens magnifiques , pourobtenir qu’on pût y établir le Christianisme. On con-jecture que les Homérites habitoient le pays qu’on ap-pelle maintenant le Royaume ou la Principauté d’A-den. Saint Epiphane , hères 30 3 dit que les Homéri-tes avoient la Circoncision. L’Empereur Justinienvoulut faire alliance avec les Homérites , afin qu ilsapporraílent la foie des Indes , 8c qu’il ne fût pas obli-gé de l’acheter de ses ennemis : mais dans îe tempsque cette affaire se traitoit, deux Moines ayant ap-porté des Indes le secret d’avoir de la soie, c’est-à-dire , des vers, ou de la semence, & sart de les gou-verner 8c de préparer leur soie, ce dessein n’eut pa®de fuite.

HOMICIDE, f. m. Meurtre, action qui cause la morsd’autrui. Homicidium 3 cedes 3 occisio. Il se commet*ou volontairement, ou par imprudence, ou par né-cessité , ou par cas fortuit. Il a été commis un horni'cide en la personne d’un tel. On a informé de Y ho-micide. Entre les homicides , le plus atroce est Passif-sinat. C. B. Dans Y homicide il faut plus regarder 1 ®volonté que faction. Le Mai.

Uhomicide volontaire est celui qui se commet p® rmalice, par emportement, ou de dessein prémédite*par k main , par les armes, par le poison, par le fau*témoignage on autrement. C’est le plus grand de*crimes qu’on puiíle commettre envers le prochain*Il est contre toutes les loix. Il est puni de mort, 8Cle genre de mort est différent, suivant les diffère 11 'teS’ manières dont le crime s’est commis.

§ 3 * L 'homicide peut devenir rémilïìble 8 c nette pas p 11 'ni comme crime en quelques occasions, quoique vo-lontaire. Del seroit, par exemple, Yhomicide con 1111 !*par un père dans k personne de sa fille qu’il trouve 10en adultère,ouparun mari dans 1a personne de f 3 t clme qu’il trouveroit de même en adultère : m® 1 * i 1

ne le punit pas toujours dans ces occasions, ce n c P

qu’il celle d’être un crime, c’est qu’il est pou* un P el ^& un mari déshonorés comme une action involoitaire. 1 ■ ú

L ’homicide commis par imprudence est celur qest commis fans aucun dessein formé de crier* c0