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cite en nous Tidée de la grandeur infinie de Dieu,.jointe à celle des bienfaits dont il nous comble. C’est1 aveu de ía-souveraineté & de notre dépendance. Cen’est pas précisément parceque Dieu est grand, quenous lui devons des hommages , c est parceque noussommes ses vassaux, 8c qu’il est notre Souverain. Ceshommages dûs à Dieu , font ce qu’on appelle culteou religion. Le culte intérieur, qui résidé dans l’âme,est celui qui honore particulièrement Dieu.
fsT Hommage , se dit en Morale à-peu-près dans lemême sens de la vénération, de la soumission, durespect qu’on rend à son Roi, à son Supérieur. LesMages d’Orient vinrent rendre hommage à l’EnfântJésus dans la crèche. Que vous sert d immoler vos- troupeaux, 8c de vous consumer en cérémonies , sicet hommage extérieur que vous rendez à Dieu n’estsuivi de celui de votre cœur ? S. Evr. Clïentelare ob-sequium j clienteU profejsw.
ÇsT Hommage , se dit par extension de toutes sortes dedevoirs, 8c désigne le respect, les égards, la con-sidération. Honor 3 cultus. Rendre ses hommages àquelqu’un , c’est lui rendre ses respects , ses de-voirs.
|Je méprise un hommage à mille autres offert >
Et ne \euxpoint d’un coeur de toutes parts ouvert.
Rac.
Le Moineau de Lesbihe venoit rendre à sit maîtrefleune espèce d ’hómmage. La Chap. Amours de Ca-tulle.
IIft ses plaisirs les plus douxD’aller rendre souvent en son petit ramage j,
A sa Maîtresse une espèce d’nommage.
HOMMAGÉ, ÉE. adj. Ce qui est tenu en hommage.Çlíentelaris professionis lege poffeffus. Ainsi on dit,une terre hommagée. Domaine hommage. Lieu 8chéritage hommages. Rentes 8c devoirs hommhgés ,&c. dans la plupart dés Coutumes. Terre homma-gée.
HOMMAGER. f. m. Qui doit hommage. Clientelarimuneri adfiriclus , cliens. Cette Seigneurie est si éten-due , qu’il y a cent vingt vassaux hommagers qui en re-lèvent.
HOMMAR. f. m. Voye^ Homard.
HOMMASSE. adj. f. Femme grossière, 8c qui tien t qUel-que chose de l’homme , soit par sa taille , sa voix ouses manières d'agir. Fcemina vafta. Virago. Taille,visage hommaffe.
AI HOMME. L m. Homo. On disoit autrefois Hom.On le trouve ainsi dans Guarins de Lohéranes, le plusancien des Romans, & dans celui de Vaste. Marot adit, Noé le bon hom. Voye j Hom. U homme est unanimal qu’on définit raisonnable. C’est la raison quidistingue Yhomme dc la bête. Sous cette acception oncomprend toute l’espèce humaine. Dieu a créé Y hom-me à son image ; il l’a cree mâle & femelle. Dieu vien-dra un jour juger tous les hommes. Dieu a établil’homme Roi des animaux. Il est de la nature & lechef & le Roi. Les Grands font accoutumés dès leurenfance à se regarder comme une espèce séparée desautres hommes , leur imagination ne les mêle jamaisavec la foule du genre humain ; ils font toujoursComtes ou Ducs à leurs yeux, & jamais simplementhommes, lé homme a été compare à un état politique >qui a besoin de conseil 8c de force pour subsister 8cle conserver. C’est un sujet merveilleusement vain,dit Montagne, divers & ondoyant, que l’homme. Ila, comme la mer, ses Hots & ses caprices. Boil.
|fCT L’Homme est un animal doué d'ssitelligence & deraison : un être composé d’un corps organisé 8c. d’uneâme raisonnable. Burlam.
f£F L’Homme, àl’égard du corps,est un animal à. peu prèssemblable aux êtres de la même espèce,ayant les mêmesorganes, les mêmes propriétés , les mêmes besoins.C’est un corps vivant, organisé, composé de plusieursjparties ; un corps qui se meut par lui-mênac, 8c qui,
HOM
foible dans ses commencemens, croît peu-à-peu parla nourriture, julqu’à un certain point, où il paroîtdans ia steur 8c dans fa force, d’où il déchoir insen-siblement pour passer à la vieillesse, qui le conduitenfin à la mort. Tel est le cours ordinaire de la viehumaine, à moins qu’elle ne se trouve abrégée parquelque maladie ou par quelqu’accidenr.
AI Mais outre la disposition merveilleuse de son corps,Y homme a de plus en partage une âme raisonnable quile distingue avantageusement des bêtes. C’est parcette noble partie de lui-même que l’homme pense& peut íe faire de justes idées des différens objetsqui se présentent, les comparer ensemble , tirer dosprincipes connus des vérités inconnues, juger saine-ment de la convenance des choses entr’eiles, & desrapports qu’elles ont avec nous, délibérer fur ce qu’ildoit faire ou ne pas faire, 8c íe déterminer en con-séquence à agir cVune manière ou d’une autre. Notreeíprit se rappelle le pallé , le joint au présent, 8ípousse ses vues jusque dans l’avenir. Il est capablede voir les causes, les progrès & les fuites des cho-ses, &de découvrir ainsi, comme d’une feule vue,le cours entier de la vie : ce qui le met en état dese fournir des choses nécelïaires pour en fournieheureusement la carrière.
AI Dans tout cela il n’est point assujetti à une fuiteconstante d’opérations uniformes & invariables : ilpeut agir ou ne possit agir , suspendre ses actions 8 Cses mouvemens, les diriger 8c les régler comme iljuge à propos;
AI II résulte de là , qúe parmi les actions de l' hommeil y en a qui font purement spirituelles , commepenser, réfléchir , douter , &c. d’autres pùremenécorporelles , comme respirer , croître , &c. d’autresenfin que l’on peut appeler mixtes, auxquclles l’es-prit 8c le corps ont part, & qui font produites parleur concours, en conséquence de l’union que Dieua établie entre cès deux parties de l ‘homme , commeparler, marcher, &c.
AI Toutes les actions qui dépendent de l’âme, ou dansleur origine, ou dans leur direction , s’appellenr ac-tions humaines ou volontaires : toutes les autres foutdes actions puremeat physques. Voyez les article»relatifs.
Le Père Kircher prétend qu’il y a aussi des hommessouterrains, 8c rapporte une histoire de deux enfanstout verts, qui en l’année 1140 sortirent de terre enAngleterre.
L’Homme, en Médecine, ne se considère que selon lecorps naturel. L’homme est composé de parties solides jd'humeurs & d esprits. L’homme de Delcartes est unlivre où il explique'la constitution & la machine ducorps de Y homme, 8c comme lame y fait ses fonctions.Il y fait voir la circulation du sang, la perfection desesprits animaux, les effets de la glande pinéale, lacommunication des muscles 8c des nerfs , dans les-quels il suppose des valvules,la formation du fœtus,&c. C’est dommage qu’il soit imparfait.
Homme, signifie plus particulièrement le mâle , 8c estopposé à la femme, vir , mas. Aristote dit que lafemme reçoit sa perfection de l’homme „ qu’elle estun mâle imparfait. En cette qualité il signifie quel-quefois mari. Cette femme est en peine de son hom-me , est allée chercher son homme. Expression popu-laire. La Loi Mosaïque défend expressément aux fem-mes de prendre l’habit à’homme. On dit en ce sens,qu’un tel n’est pas homme ; pour dire , qu’il est im-puissant. Acad. Fr. Un Centaure est feint Aemi-hom'me 8c demi-cheval. Une Sirène demi-femme& deissi'poillon.
Homme , se dit encore plus particulièrement de cd 111 .qui a atteint l’âge de virilité depuis 30 juíqu’à f° f olí60 ans. Votre fils est un homme fait 3 il ne faut P luqu’il agisse en jeune homme , en étourdi. Âge A’bo m ~me, lignifie la durée de la vie jufqu’à 70 ouOn dit aussi, cela est fait de main A’homme , c "dire , n’est pas naturel. .
Homme , se prend encore pour chaque individu. II Xa tant à’hommes cn la compagnie. On dit que