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taie si , en s’exerçant à tirer de l’arquebusc, on tuequelqu’un par mégarde. U n’est point puni de mort ;la peine en est arbitraire, Si proportionnée à l’excesde la faute ou de la négligence de celui qui l’a com-mis.
IShomicide, fait par cas fortuit, est celui qui estcommis par accident, fans aucune négligence ou im-prudence de celui qui en est caule. Tel ferait, pàrexemple, Y homicide commis par un homme qui, enébranchant des arbres, tuerait un pastant, âpres luiavoir crié qu’il prît garde à lui. Comme dans ce casil n’y a ni délit, ni quafi-délit, il n’y échet aucunepunition. Cependant, comme tout homme qui entue un autre est digne de mort, on fait le procès :mais on ne refuíc pas les lettres de grâcesVhomicide néccllaire est celui qui est commis dansla nécelîìté d’une juste défense de fa propre vie.
(CF Vhomicide de soi-même est le meurtre que com-met en fi personne celui qui se donne la mort. Letort qu’il fait à sa patrie mérite une vengeance pu-blique , puisque la République a intérêt à la conler-vation de ceux qui la compoíent. Voye% Suicide.
Homicide signifie aussi le meurtrier. Homicida. Les ho-micides méritent la mort par toutes les loix divines& humaines. Les Juges ne peuvent laisser un homi-cide impuni sans des Lettres de grâce, de rémissiondu Prince. Si quelqu’un a été homicide de lui-mcnac,l’on crée un Curateur au cadavre.
On appelle figurément homicide de lui-même, ce-lui qui ruine sa santé par trop de veilles, de fatigues,d’études ou de débauches. On le dit même de ceuxqui ne veulent pas se servir des remèdes qu’on leurprésente, Sc dont ils ont besoin.
Homicide le met quelquefois adjectivement & figuré-ment, & signifie meurtrier, meurtrière. Les Amansse plaignent des yeux homicides de leur Maîtresse.Le trait homicide dont il fut blessé. La langue homi-cide du serpent. Fer homicide. Main homicide.Complot homicide. Alors ce mot convient dans lestyle soutenu.
Ce mot vient du Latin homo s homme , & de c-e-dere , tuer i
HOMICIDÉ j ÉE. part. & adj. Il a les significations defou verbe. Ce mot est encore en usage dans le Droit.Les enfans qui se sont portés héritiers de leur père ho-micide fans vouloir le rendre partie contre le meur-trier pour la poursuite du crime, de ce faire interpel-lés, ont 'été jugés indignes de la succession du père. D.de Droit.
HOMICIDER. v. a. Vieux niât, qui signi fìoir autre-fois tuer un homme ; homicidium perpetrare. Et ondisoit du mort,qu’ilavoit été homicide. 11 est hors d’u-sage.
HOMILIAIRE &HOMILIER; s. m; Terme de Liturgie.Livre qui contient les homélies des Pères qu’on lit àl’office. Homiliare , homiliarius liber.
HOMILíASTE. f. m: Faiseur d’homélies. Prédicateur.HomiUaJles , Homiletes , Romiliarum A utor , Condo-nator , Orator-. D’Herbelot s’est servi de ce mot dansfa Bibliothèque orientale , au mot Fareki , p. 33 q.Ce fameux Prédicateur, ou Homiliafle des Musul-mans , connu ordinairement fous le nom d'Ebn-Nobatah, étoit de la ville de Miafarekin en Mésopo-tamie.
HOMINICOLE. s. m. & f. Nom que les Apollinarìstesdonnoient autrefois aux Fidelles , adorateurs d’unhomme. Hominicola. Parceque les Catholiques sottte-noient que J. C. étoit homme-Dieu, les Apollinaris-tes les accusoient d’adorer un homme, & les appe-loient Hominitoles. Voyez Facundus Herminianensis,
l. XIX, a 3 •
Ce met est composé d’homo, hominis, homme ; &colo , j’adore,
HOMMAGE, s. ra. En termes de Jurisprudence, c’est unserment de fidélité que doit faire tout vassal qui pos-sèd»un Fief au Seigneur dominant., Profeffw clien-tes ; dans les titres & dans la basse Latinité homa-gium, hominium. Il est a genoux, nue tête, les mainsJointe» dans celles de son Seigneur qu’il baise , Sc
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il Fui promet de le servir comme un vassal doitfaire, dont il lui donne uii acte par écrit: Sc c’est cequ’on appels efoi ct hommage, qui est dû à toutes mu-tations.
Hommagï Sc fidélité ou foi, font deux choses distin-guées , Sc deux devoirs différais. Autrefois Y hommagesc faifoit par le Gentilhomme, Sc la foi par les Rotu-riers. Voye\ un Arrêt du 10 Déc. i;a 8 , à Paris.ffT Ce terme d'hommage pris dans fa propre signifi-cation , lie plus étroitement la foi du vassal que léferment de fidélité. C’est pourquoi il n’avoit lieu au-trefois que pour les fiefs liges : ce qtii a fait dire àDumoulin, ( art. 3 de la Coutume de Paris, ) queY hommage, à prendre ce terme dans fa propre signi-fication , ne doit appartenir qu’áU Souverain ; & quela Coutume usant du mot hommage, doit seule-ment s’entendre d’une simple prestation de fidélité.
L’Auteur des Tenures dit, que Y hommage est faitau Seigneur même , & la fidélité à son Sénéchal, ouBailli pour le Seigneur , Sc que celui qui ne tient Fhé-ritage qu’à terme devie , doit le serment de fidélité,mais non pas Yhommage. Les Prélats Ecclésiastiquesdoivent au Roi le serment de fidélité & loyauté pourle temporel de leurs bénéfices, mais fans hommage Scvaílelagé.
Hommage-use , est un hommage plus étendu que ren-dent les vassaux relevant de leur Seigneur, non-seule-ment par leurs terres, mais encore par leurs person-nes-, enserre que le Seigneur pouvoir les employésenvers tous, Sc contre tous, all-dehors & au-dedansdu territoire, fors contre le Roi. Voye^ Foi; Clien-telare munui adftrictius. Le mot lige peut venir dulnot Latin ligatus ; c’est-à-dire , homme lié : ou plu-tôt de l’Allemand luiden ou leuten , parceque cessortes de vassaux, qui font presque comme des es-claves , font plus fréquens en Allemagne. L 'hommage-lige se fait tête nue , les mains jointes fur les Evan-giles , un genou à terre, fans épée , sahs ceinture 3 cfans éperons : c’est ce qui distingue Y hommage-ligede \ hommage franc. Ces cérémonies changent quel-quefois selon les Coutumes; Mais ce fermeilt defidélité fe fait par le vassal étant debout, & en tou-chant les Evangiles. Tous les Fiefs fe'tiennent àfoi & hommage ; Si le$ héritages roturiers à cens Scà rentes.
Un jeune Prince aussi beau que P Amour,
Enfant des Dieux , par ses grâces exigeDe tous les cœurs un jujle hommage-lige.
P. du Clerc , parlant du Roi alors Dauphin.
Il y a aussi , hommage de fief, hommage plein , quiest celui auquel n’est point joint un ferment de fidé-lité , ou s’il y en a , on excepte quelqu’un. Un hom-mage de dévotion, qúi est un don fait à î’Églisc Scqui n’emporte aucun devoir. Un hommage de foi Scde service , qui est expliqué en ces termes dans l’an-cieime Coutume de Normandie, cfi: 2p. Hommagede foi Sc de service, est quand aucun reçoit autre àhommage à lui garder foi , 8 c à lui faire service deson propre corps , ou foi à combattre pour lui, femestier est, ou à faire aucun tel service. Hommagede paix , qui est quand aucun fuit ung aiítre d’aucuncrime , Sc paix est réforiqxe entre eux , si que celuiqui est suit fait hommages 1 autre dé lui garder paix.Voye% la Ctfúturfie de Normandie , c. 2p j Boutéil-ler en sá Somme, p. 4 1 !>• . _
Ce mot vient de hommagium , qm se trouve dansles anciens Auteurs, Sc qui est dérivé de homb , quisignifie serviteur, frjet, d’où on a fait hommage,comme finale dt fin.. Par l ’hommage , le vassal pro-filer d’être f homme de son Seigríeur. Aussi l’on disoitautrefois, vous êtes mon homme, je sols votre hom-me j pour dire, votre vassal ; Sc c est de-la qu est venuíe nom d'hommpge. Voyez. Du Cange fur le mo'rhommagium , où il a recueilli curieusement toutes les'manières de faire la foi Sc hommage.f£F Hommage, en Morale, sc dit partieuîì crementdu sentiment d’admiration Sc de reconnorssunSce qûíex-