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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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HOM

Un homme de rien, c est un homme de la lie dupeuple, terra filius , homo nihili.

Si vous lises dans Vépitaphe

De Fabrice , qu il fut toujours homme, de bien;

C’efi une faute d’orthographe :

Passant 3 hfie\ homme de rien. LeBrun.

Homme d’honneur. Façon de parler adverbiale., enaffirmant quelque choie; pour dire, en homme d’hon-neur.

On le dit auífi de ses qualités. C’est un galant hom-me. C’est un homme ferme , qui s’est montré homme*en toutes les occasions. Ce n’est pas un homme, c’estun petit bout à.'homme. C’est un homme plaisant &récréatif. On le dit auífi ironiquement. Vous êtesun plaisant homme, un bel homme. Venez-çà,, hommede bien. Homme du vieux temps, homme du tempspassé, celui qui conserve la simplicité ou les manièresde nos pères.

I fT Vilain Homme. Ce caractère suppose toujours dansun homme une extrême mal-propreté, & une négli-gence pour fa personne qui passe dans l’excès, ékqui blesse ceux qui s'en apperçoivent.

Homme , signifie auífi, qui a du courage , de la force,de la vigueur. Fir strenuus , fortis , virilis animi. LesGrecs 8c les Latins l’ont employé dans la même si-gnification. La femme de Léonidas difoit qu’il n’yavoit que les Lacédémoniennes qui fissent des hom-mes. Abl. C’est-à-dire, de braves gens. U a montréqu’il étoit homme.

Diogène difoit au retour des jeux Olympiques ,qu’il venoit de voir beaucoup de gens , mais peud ’hommes ; il entendent peu de personnes sages Scraisonnables : c’est dans le même sens qu’il alloit enplein midi cherchant un homme avec fa lanterne. Abi.C’est austi en quoi consiste la pensée 8c l’opposition,exprimées dans ces vers.

Si ce qu on dit efl vrai, tienne manque d fia gloire;Et dans lui, qui paurroit le croire?

Z’homme est aujji grand que le Roi.

Et malgré fia force il montreX’humme à travers le Héros. Des-H.

En termes de Théologie, on dit que tous les hom-mes ont péché en Adam ; que Dieu s’est fait hommepour les racheter ; qu’il est vrai Dieu 8c vrai homme.Jéfus-Christ étant fur terre s’est appelé le Fils del 'homme. On dit auífi , les quatre fins de l 'homme , laMort, le Jugement, le Paradis 8c l’Enfer.

Homme gentil , s’est dit autrefois pour Gentilhomme.Fir nobilis. Sachent tous que comme nous eussons ac-coutumé nos, & nos ancefeurs avant nous à prendre& a avoir par raison de bail les fruits 8c les eíîues desterres 8c des rentes à nos hommes gentils antprès leurdeceiz, &c. Ceci est tiré d’un titre de l an 127 ^, rap-porte dans le II T. de iHist. de Bret. pag, 424 8cfuiv.

Haut Homme. Foye^ Haut.

Homme d’intelligence. Nom de secte. Homo intel-ligens , Gnofticus. Il parut l an 1412 dans les Pays-Bas, voisins de la France , des hérétiques qui fe don-noient ce nom, qui revient à-peu-près à celui deGnostique en Grec. Leur doctrine impure avoit auífibeaucoup de rapport aux excès que les Pères repro-chent anx anciens Gnostiques. Ils eurent deux Chefs,un Carme Allemand, nommé Guillaume de Hilder-nissen, 8c un Séculier, nommé Gilles Le Chantre.Gilles difoit qu’il étoit le Sauveur des hommes; quec’étoit par lui que les Fidelles verroient Jefus-Christ;qu’ils verroient le Père ; que les plaisirs charnels n’é-toient jamais des péchés, pareeque ce ne font quedes actions naturelles ; que c’étoient même des avant-gouts du Paradis ; que le temps de l’ancienne loiavoir été celui du Père, que le temps de la nou-velle étoit celui du Fils , que celui du S. Esprit"viendroit bien tôt, 8c qu’il mettroit les hommes eniibertéé Guillaume fe rétracta dans les lieux où il

HOM

avoit prêché, 8c la secte des hommes d’intelligencefe dissipa.

En termes de Jurisprudence féodale , on appellehomme , ou homme de foi, le vassal qui tient un fiefdépendant d’un autre. Clientelaris. Un Seigneur faitsaisir le fief relevant de lui, & fait les fruits siens fauteà’homme, ou par défaut à’homme, 8c de devoirs nonfaits, c’est-à-dire, faute de lui avoir rendu la loi&hommage, lorfqu’il y a mort ou mutation de pro-priétaire.

Homme de commune. On appeloit ainsi ceux quiétoient compris dans une commune, qui en juroientles articles, &qui enavoient les privilèges.

Homme de corps. Les serfs qui étoient autrefois dansle Royaume, font nommés indifféremment hommesde corps dans les actes. On difoit un homme de eprps,une femme de corps d’une telle Abbaye, pour dire unserf d’Abbaye.

Homme feudal , signifie deux choses dans les Coutu-mes, i°. le Seigneur qui a des hommes tenans en fiefde lui ; 2 °. le Vassal.

Homme de Fief , étoit autrefois un Valíal ou Sei-gneur de fief qui étoit tenu de servir à la justice ,8c de donner conseil au Bailli, tant en ion assistequ’aux plaids ordinaires, qui étoit même tenu del’amende en cas de mal jugé. On appeloit ces hom-mes de fief, Pairs 8c hommes jugeans, hommes deloi, hommes de la Cour du Seigneur 8c hommes feu-deaux.

Homme-Lige, Vassal qui est non-feulcment en foid’hommage, mais auífi en la juridiction & domainede fou Seigneur, & obligé à un plus étroit fermentque le simple Vallai.

Homme de main-morte , est celui dont le Seigneurhérite , quand il meurt fans enfans légitimes 8c ma-ies.

Homme sans moyen, est celui qui tient immédiate-ment du Roi en hommage.

Homme de plejure , est celui qui doit fe faire pleige& caution pour son Seigneur.

Homme de Pote. Autrefois en France, parmi les gensnon libres , les uns étoient tout-à-fait serfs, 8c d au-tres n’étoicnt qu’hommes de pote. Les serfs croient at-tachés à la glèbe, c’est-à-dire , à l’heritage. k n lesvendoit avec le fonds ; ils ne pouvoient s’établir ail-leurs. Ils ne pouvoient ni fe marier, ni changer de pro-fession , fans la permission du Seigneur. Ce qu’ilsgagnoient étoit pour lui, &c. Il s’en falloit beaucoupque les hommes de pote ne dépendillent autant du Sei-gneur. Le Seigneur n’étoit point le maître ni de leurvie, ni de leurs biens. Leur servitude étoit bornée àlui payer de certains droits, 8c à faire pour lui descorvées. Le Gendre.

Riche-Homme. Titre de fiefs. Les Riches-Hommesd’Arragon , font les Grands-Seigneurs de ce Royaumequi possèdent des Baronnies. Michel dei Molino ditque les Comtes , Ducs , Marquis 8c Vicomtes d’Arra-gon , font des Riches-Hommes , parccqu’ils ont plu-sieurs Baronnies. Du Chêne dit que les Riches-Hom-mes font comme autrefois les Barons en France. LeRoman de Vaste dit que Thibaut le Tricheur avoitdans fa Baronnie plusieurs Riches-Homs , c’est-à-dire,plusieurs grand Vallaux. L’an 1325 le Roi PhilipPple Bel fit & créa Alphonse d’Efpagne , Baron 8c R 1 'che-Homme de Navarre ; & afin qu’il put mainte-nir plus honorablement 1 état de Riche-Pomme>il lui donna de grâce spéciale soixante Chevalcries.

Homme de service. Foye% Hommage de service.

Hommes allodiaux, font ceux qui tiennent des teren aleu. t j re

Hommes profitables, font ceux dont le SeigociV

profit & revenus. Jition

Hommes de servitude, font des hommes de c0)1servile. . m on -\-

Homme vivant, mourant, est un homme qt lC " S ’ ^munautés, ou gens de main-morte, font oblig cfournir au Seigneur de fief, afin que par í a inle Seigneur puisse jouir des droits qui lui font 3Cq aUX