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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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aux mutations , quand les héritages ne font pointamortis. Caducus cliens , vicaria & caduca functioniscliens. Cet homme s’appelle Vicaire en la Coutumed’Orléans & en quelques autres. A3 Cet homme estappelé homme vivant & mourant , parcequ’il n est pascomme les gens de main-morte, pour leiquels il laitla foi Sc hommage, qui subsistent toujours Sc ne meu-rent jamais.

§3 Homme vivant, mourant & confiscant , cest-a-dire , homme que les gens de main-morte, dans cer-taines Coutumes, sont obligés de donner auSeigneur,par le fait ou le crime duquel le fief à eux apparte-nant puilfe être confisqué au profit du Seigneur. Maisnonobstant la disposition expresse qc ces Coutumes,le fief n’est jamais sujet à la confiscation par le fait de\ homme vivant & mourant , paveeque cet hommen’est pas le véritable propriétaire du fief, mais feu-lement par fiéfion. Or la confiscation n’est ordonnéeque inpxnam du délit commis ; & la peine n’est im-posée qu’à ceux qui l’ont méritée.

Homme, en termes de Palais, se prend quelquefoispour caution, pour obligé. Pras ,fidejujjor . Vousm avez pris pour homme , vous vous ctes fié à mafeule obligation ; je ne prendrai pas un tel pour hom-ine , c est un homme de paille , un homme de néant.

Bon homme fur mer, est un bon Matelot, un bonhomme de mer. L’ilc de Rhé & l’île d’Oléron fournis-sent de bons hommes.

Homme, se dit aussi relativement, en parlant de ladépendance de quelqu'un à l’égard d’un autre. Cura-tor > procurator. Ainsi l'on dit, Y homme du Roi dansune armée : dans une Assemblée d’Etats, c’cst l’Inten-dant de Justice : dans un Parlement, c’est le Procu-reur Général : chez les Etrangers, c’est l’Ambassadeur,le Résident.

H3 On appeloit autrefois de chambre, un do-

mestique qui sert à la chambre , que nous appelionsaujourd’hui valet de chambre.ftCF Homme d’affaires , en matière de finance , c’estcelui qui est employé dans les Fermes du Roi , dansles affaires de finance, chargé du recouvrement deses deniers Sc impôts.

D3 On appelle aussi homme d’affûres, celui qui a soindes affaires,quipoursuit les procès d’un grand Seigneur.Homme , fe dit aussi dans le même sens, pour signifier unCommis de Marchand, fut lequel il fe repose de ce■qui concerne son commerce, lnjlitor.

Au jeu de cartes on appelle le jeu de P homme , ce-lui qu’on nomme autrement le jeu de la bête , danslequel, fi celui qui fait jouer ne gagne pas les cartes,il double l’argent qui est mis au jeu.

Bon homme , fignifie non-feulement un vieillard fortâgé, mais encore un homme doux Sc facile , aveclequel on traire aisément, Sc qui se laisse mêmetromper. Homo jacilis . familiaris , lenis. On le ditaussi de celui qui est fossile & sans defense : com-me, le Soldat vit avec licence chez le bon homme ,c’est-à-dire , chez le paysan exposé à sa merci.

Bons Hommes, c’est un Couvent de Religieux Minimesétablis à Chaillot, près Paris, ai n fi nommé , pareequele Roi Louis XI avoir coutume d’appeler Saint Fran-çois de Paule leur Fondateur, le bon homme. Voyez aumot Bon.

BonsHommes de Villar de BRADES, ou de Saint Sau-veur de Villar de Brades. C’est un nom qu’ont portéles Chanoines Réguliers de la Congrégation de SaintJean l’Evangéliste en Portugal. Voye% au mot Jean.La Congrégation des Chanoines séculiers de Saint Jeanl’Evangéliste en Portugal, fut confirmée par Martin V,sous le titre des Bons-Hommes de Saint Sauveur deVillar de Brades, & leur Congrégation ayant prispossession du Monastère de Saint Sauveur , qui leurfut donné , on les appela les Bons-Hommes de SaintSauveur de Villar de Brades. Voye^ Jean l’ÉvangÉ-uste.

Homme’, fe dit proverbialement en ces phrases. Vhom-me proDosc , & Issicu dispose ; pour dire qu’on faitdes desseins hors fie fou pouvoir , dont la Providenceempechel’exécution. On dit d’un homme fort endetté,Tome IV.

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qu’il doit à Dieu Sc aux hommes. On dit aussi , de-vant Dieu Sc devant les hommes, pour dire, qu mièchose est claire Sc certaine, Sc passera par-tout pourtelle. On dit qu’un homme de bien Sc d honneur n’aque ía parole, pour dire qu’il faut tenir íes promes-ses. On dit aussi, tant vaut l 'homme, tant vaut fa,terre, pour dire qu’il y a de l’art à faire valoir sonbien. Le Psalmiste a dit que tout homme étoit men-teur, c’est-à-dire, la plupart des hommes. On dit aussijamais cheval, ni mauvais homme, n’amenda pouraller à Rome. On dit aussi, bon homme, garde ta va-che , en raillant celui à qui on a attrapé quelque cho-ie. On dit aussi, face d’homme fait vertu, pour direque les ouvriers travaillent avec plus de force enprésence de leur maître. On dit aussi, d’un hommefranc & sincère , que c’est un bon cœur d*homme ,une bonne pâte d homme, un homme sans façon : Scau contraire, 011 dit d’un sot, d’un idiot, d’un hom-me que l’on plaint, que c’est un pauvre homme. Lepauvre homme. On ne fait quel homme vous êtes, onne connoît point votre humeur. On dit aussi un hom-me tout dune pièce, pour dire, un homme fans fi-nesse. il n y a tète d’homme qui ose, pour dire , il n’ya personne qui ose, &c.

Homme marin. Animal ou monstre ressemblant à \’hom-me , au moins par la partie supérieure, qu’on pré-tend qui se trouve en quelques endroits de la mer,Sc qui y vit.

On ne peut douter qu’il n*y ait des hommes ma-rins , c’est-à-dire, des monstres marins semblables ànous, au moins depuis la tête julqu’à la ceinture.En 1187, on pêcha à Oxford , dans le Duché de Suf-folkjim homme marin, que le Gouverneur garda sixmois. U avoir dans la figure tant de conformité avecEhomme, qu’il íembloit ne lui manquer que la pa-role. S’étant un jour échappé, il fe replongea dansla mer, Sc on ne le revit plus. Larrey, Hijl. d’An-gleterre, P. I, p. 40y.

En i4)o, après une fort grande tempête, qui rom-pit les digues Sc donna passage à la mer dans les prai-ries, quelques filles de la ville d'Edam cnWestfrise,étant allées passer par Purmerand en bateaux pourtraire des vaches, Sc l’eau venant à fe retirer par lereflux, elles apperçurent une femme marine dans laboue avec fort peu d’eau. Elles la tirèrent dans leurbarque, & l’emmencrent à Edam. On Rhabilla, onlui apprit, dit-on, à filer. Elle usoit de nos alimens,mais elle ne put jamais apprendre à parler. On lamena à Harlem ; Sc elle y vécut quelques années ,ayant toujours un instinct qui la conduisoit vers l’eamUn Auteur rapporte qu’on lui avoit imprimé quel-que connoiflance de Dieu, & qu’elle faisoit la ré-vérence en passant devant un crucifix. Voye% Pari-val, Délices de la Hollande. Ce n’étoit là qu’unmouvement animal, Sc qui ne marquoit pas plus deconnciisance de Dieu, que les tours qu’on apprendaux «animaux a faire , & les lignes qu’on leur eníei-gne à donner, marquent de raisonnement. En 1560,prés de 1 île de Manar dans les Indes, fur la côteoccidentale de l’île de Ceylan, des pêcheurs ame-nèrent d’un coup de filet sept hommes marins, Scneuf femmes. Des Jésuites & entre autres le PèreHenri Henriquez, Sc Dirnas Bolques de Valence,Médecin du Vicero i de Goa en furent témoins. LeMédecin les examina avec beaucoup de soin, Sc enfit même 1 anatomie. ìl trouva toutes leu-s parties ,tant intérieures qu’extéricurcs, rrcs-conformes à cel-les de Ehomme. Voye? de la Comp. de J es.P. II, JT, ly 27 ó, OÙ cela est rapporté fortexactement.

En 1671, un homme marin parut aux environs dugrand rocher nommé le Diamant, fur la côte de kMartinique, fl rcslêmbloir entiè: ement à un homme

depuis la ceinture jusqu’en haut. Il avoit la taille d’unjeune homme de quinze ans, & la tête proportion-née au corps; les yeux un peu gros, le visage largeSc plein; le nez fort camus, Sc les cheveux gris,mêlés de blancs & de noirs. Ils étoienr plats & ar _rangés comme si on les eût peignés, Sc flottoient fur

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