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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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ses épaules. Une barbe griíe, large également par-tout, lui pendoit lur l’estomac, qu’il avoir couvertde poil gris, comme l’ont d’ordinaire les vieillards.Il avoir le visage, le cou & le reste du corps mé-diocrement blanc, Sc paroi doit avoir la peau déli-cate, lans qu’on lui remarquât rien de particulieraux bras, aux mains Sc à tout ce qu’il faiíoit voirhors de l’eau. Sa partie inférieure, que l’on décou-vroit entre deux eaux, étoit d’un poillon, & le ter-miíioit en une queue large & fourchue. Deux Fran-çois Sc quatre Nègres l’apperçurent une heure avantsoleil couché. Cet homme marin parut la premièrefois à huit pas du rocher; il fe montra plus près laseconde fois, & vint enfin tout près d u rivage, aprèsquoi fe retirant le long d’un herbage qui est au pieddu rocher, il tourna plusieurs fois, Sc s’étant arrêtélong temps fur seau, il ne disparut que lorsque lanuit commença. Un des Nègres lui jetta une grosseligne fans pouvoir l’atteindre; & les témoins, qui,le lendemain, firent rapport de toutes ces chosespardevant Notaire, dirent qu’ils lui avoient vu pas-ser la main sur son visage comme pour s’essuyer, Scqu’ils l’avoient entendu souffler du nez, mais qu’iln’avoit fait aucun cri de la bouche qui pût donnerquelque marque qu’il eût de la voix.

Homme sauvage. Homo ferus , sylvestris. Les habi-tans de l’île de Bornéo aliment, comme une choseconstante, qu’on trouve dans les bois une espèce debête, nommée \homme sauvage , dont la taille, levisage, les bras , les jambes Sc les autres membresdu corps font si semblables aux nôtres, qu’à la pa-role près, on auroit bien de la peine à ne pas lesconfondre avec certains Barbares d’Afrique, qui fonteux-mêmes peu différens des bêtes.

Cet homme sauvage a une force extraordinaire,Sc quoiqu’il marche íur les deux pieds seulement,il est si vire à la course, qu’on a bien de la peineà le forcer : les gens de qualité le courent, commenous courons ici les cerfs; Sc cette chaste fait le di-vertillêment le plus ordinaire du Roi. Il a la peau fortvelue, les yeux enfoncés, l’air féroce, le visage brû-lé; mais tous ses traits íont assez réguliers, quoiquerudes & grossis par le soleil. Je sais toutes ces par-ticularités d’un de nos principaux Marchands Fran-çois , qui a demeuré quelque temps en cette île :cependant je ne crois pas qu’on doive aiíément ajou-ter foi à ces fortes de relations; il ne faut pas aussiles rejetter entièrement, mais attendre que le témoi-gnage uniforme de plusieurs voyageurs nous éclair-cisse plus particulièrement de cette vérité.

Pour moi, en passant par la Chine, à la côte deCoromandel, je vis dans le détroit de Malaque uneespèce de singe, qui me rendoit astez croyable ce queje viens de raconter de l 'homme sauvage.

Celui-là marche naturellement sur íes deux piedsde derrière, qu’il plie tant soit peu, comme un chienà qui on a appris à danser. Il sc íert comme nousde ses deux bras; son visage est presque aussi forméque celui des sauvages du Cap de Bonne-Espérance;mais le corps est tout couvert d une laine blanche,noire ou Asile : du reste il a le cri parfaitement sem-blable à celui d’un enfant, toute faction extérieureii humaine, & rcs passions si vives Sc si marquées,que les muets ne peuvent guère mieux exprimer leursíentimens Sc leurs volontés. Ils paroissent lur-tout.d’un naturel fort tendre, Sc pour témoigner leur af-fection aux personnes qu’ils connoissent & qu’ils ai-ment, ils les embrassent Sc les baisent avec des trans-ports qui lurprennent. Ils ont encore un mouvementqui ne íe trouve en aucune bête , Sc qui est fort pro-,pre des enfans, c'est de trépigner de joie, ou de dé-pit , quand on leur donne ou qu’on leur refuse cequ’ils souhaitent avec beaucoup de passion.

Quoiqu’ils soient fort grands, (car ceux que j’aivus avoient au moins quatre pieds de haut) leur lé-gèreté Sc leur adresse est incroyable. C’est un plaisirqui va juíqu’à l’admiration , que de les voir courirdans les cordages d’un vaisseau , où ils jouent quel-quefois, comme s’ils s’étoicnt fait un art particu-

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lier de voltiger, ou qu’ils eustent été payés, com-me nos danseurs de corde , pour divertir la compa-gnie. Tantôt íuípendus par un bras, ils ie balancentquelque temps avec nonchalance pour s’éprouver, &tournent ensuite tout-à-coup avec rapidité autour dela corde, comme une roue ou une fronde qu’on amise en mouvement ; tantôt prenant la corde íuc-ce ssivement avec les doigts, qu’ils ont très - longs,& laissant tomber tout leur corps en l’air, ils cou-rent de toute leur force d’un bout à l’autre , & re-viennent avec la même vitesse. Il n’est torte de figu-res qu’ils ne prennent, ni de mouvemens qu’ils nese donnent, se couchant en arc, te roulant commeune boule, s’accrochant des mains, des pieds & dcsdents, scion les disterentes singeries que leur bit an eimagination leur fournit, & qu’ils font de la manièredu monde la plus divertissante; mais leur légèreté*s’élancer d’un cordage à un autre, à trente Sc cin-quante pieds de distance, paroît encore plus surpre-nante.

Aussi pour en avoir plus souvent le plaisir, nousles faisions suivre par cinq ou six petits Mousses cuMatelots, formés à cette lotte d’cxercice Sc accou-tumés eux-mêmes à courir dans les cordages. Alorsnos singes , pour les éviter, fuioient des sauts si pro-digieux , Sc fe glissoient avec tant d’adresse le longdes mâts , des vergues & des plus petites manœu-vres, qu’ils sembloicnt plutôt voler que courir, tantleur agilité surpassent tout ce que nous remarquonsdans les autres animaux. P. le Comte.

HOMME, ou HUMS. Petite ville défendue par un bonchâteau. Homma. Elle est située dans la Marche,Province de l’Ecoste méridionale , à cinq lieues de laville de Bar vicie, du côté du couchant.

HOMME AU. f. m. Petit homme. Cotgrave, dans sonDictionnaire François & Anglcis. On trouve hornmctSc hommelet dans Nicot. il est vieux.

Messire Bon eût voulu que le pè/eDe son valet n 3 eût été jusques-là ,

Mais le voyant f sage &' s jiddlc ,

Le bon hommeau des coups se consola.

La Fontaine.

HOMMEBON. Voye\ Homobon.

HOMMÉE. f. f. Terme d’Agriculture. C’est une por-tion de terre mesurée par le travail que peut faireen un jour un vigneron en cultivant les vignes. VI'nitoris opera diurna. §sT On le dit en général pourdésigner l’étenduc de terre qu’un homme peut labou-rer en un jour.

Ce mot est fort en usage en Berri Sc en Lyonnais.Il faut environ huit hommées pour faire un arpent deParis. On trouve dans les vieux titres, hominata terre-On mesure aussi les prés par le travail du faucheur»Sc on dit qu’un tel pré contient tant d 'homméesfauche.

HOMOBON, ou HOMMEBON. f. m. Nom, propred’homme. Homobonus. Saint Homobon ou H o m msbon y Sc surnommé Tucenge, étoit un Marchand “CCrémone, qui couronna une sainte vie par une mo lCprécieuse devant Dieu l’an 1197, le treize de No-vembre.

HOMOCENTRIQUE. adj. Terme d’Astronomie,le dit de plusieurs cercles qui ont même centre.mocentricusy concentricus. Les hypothèses ou lr.,_mes célestes de Ptolomée Sc de Fracastor, ne s ' eX ^^quent qu’avec plusieurs cercles excentriques Scmocentriques. C’est la même chose que concentM ‘ Jqui est plus usité. n

Ce mot vient du Grec, ifils, Sc de , c encentre 3 c’est à dire, de même centre. ; mIC

3 MODROME. adj. m. & f. Terme de ec-

qui fe dit d’un levier. Le levier homodrom e f'Hlui dans lequel le poids tient le milieu en” c e j>„ n ~

de la puissance Sc l hypomoclion ou h f^/^qlieu

d’ap-

Pui, ou celui dans lequel la puilïàncc tient k m J lentic Je poids Sc l’hypomoclion. Volph. CcmotGrec, composé de i^UJimUìs, Sc de cUTj

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