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faire quelque choix parmi les Poésies du Père Cosiarr,doivent savoir que les deux qu’il a écrites en styleHoratien , font celles quil jugeoit les meilleures detoutes celles qu’il a faites, ou les moins mauvaises,pour parler conformément à ia modestie. Baillet ,Jug. des Sav. Furetière s’est servi de ce mot, p. 67de sa nouvelle Allégorie. Malherbe Sc Racan ayantpris , dit-il, la Boussole Horatienne pour guide , na-viguent des mers auparavant inconnues, Sc en appor-tèrent de nouveaux brillans. M. de la Motte, quia intitulé, Odes Anacre'oiniques , les Odes qu’il aimitées d’Anacréon ; Sc Pindariques , celles qu’il afaites à limitation de Pindare , auroit pu appelerHoraúennes les Odes où il a pris Horace pour mo-dèle.
HORBOURG. Nom d’un gros bourg de la Haute-Alsace. Horburgum. Il est sur la rivière d’Ul, en-viron à une lieue de la ville de Colmar, vers lelevant. On croit qu’il est les restes de l’ancienne Ar-gentuaria ou Argentaria _, ville de la Haute-Alle-magne , des ruines de laquelle Colmar a été bâtie.Maty.
HORDE. f. f. Terme de Géographie, qui se dit deces troupes de peuples errans , comme Arabes &Tartares , qui n’ont point de villes ni d’habitarionassurée ; mais qui courent l’Asie & l’Aírique, & de-meurent lut des chariots Sc fous des tentes, pourchanger de demeure quand ils ont mangé un pays.Turba , tribus. C’étoit un plaisir que d’en voir deshordes Sc des caravanes arriver de tous côtés. LaFont.
C’est proprement le nom que les Tartares, quihabitoient au-delà du Wolga, dans le Royaume d’As-tracan, Sc de Bulgar, donnent à leurs bourgs. Horda ,Vicus. Une horde est composée de cinquante ou soi-xante tentes, rangées en rond , Sc qui laissent uneplace vide au milieu. Ces hordes se transportent delieu en lieu , selon la commodité des pâturages. Leshabitans de chaque horde forment une compagnie de
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ou plutôt, comme l’a marque M. Dacier, de ■?<>§*?,gravida qui vient de <pfo. Ces fêtes Rappellent ausiifordicidics. Ovide les décrit à l'endroit cité.
HOREB. Montagne de l’Arabie Pétréc, située entre lamontagne de Sinaï au nord, Sc la mer rouge au midi Scau couchant. Horeb , Oreb. Cette montagne, quiétoit autrefois fur les confins des Madianites Sc desAmalécites , est célèbre dans l’Histoire sacrée, à cardede deux grands événemens. i°. Ce fut íur cette mon-tagne que Dieu apparut à Moïse dans un buisson ar-dent , qui ne se consumoit point, & qu’il lui donnala charge d’aller délivrer ion peuple de la captivitéd’Egypte. i°. Ce fut encore au pied de cette mon-tagne que les Israélites sortis d’Egypte , trouvèrentleurs premiers ennemis, qu’il s combattirent & qu’ilsvainquirent fous la conduite de Josué , pendant queMoïíe prioit pour eux au sommet de la montagne.Il y a maintenant sur cette montagne le Couvent deSainte Catherine, dont les Moines font de l’Ordre deSaint Basile. Il a été construit par l’Empereur Justi-nien. On y voit aulsi près du Couvent la chapelle deNotre-Dame du Buislon , que l’on prétend être le lieuoù Dieu apparut à Moïse. Maty. Cc fut là queMoïse frappa le rocher pour en tirer de l’eau. Exod.XVII , 6 que les Israélites fondèrent le Veau d’or,PJal. CV, 19 } Sc où Elie s’enfuit, 3 des Rois ,XIX , 8. La montagne d ’ Horeb est appellée par ex-cellence la montagne de Dieu. Elle étoit voisine decelle de Sinaï, mais beaucoup moins haute. Voye\le voyage de Mauconis, au mont Sinaï. Quelques-uns néanmoins doutent si c’est la même montagne queSinaï, ou si l’une étoit còntiguë à l’autre, ensorte quele mont Sinaï fît le sommet, Sc que le mont Horeb fîtla croupe.
Il ne faut pas confondre ce mont Horeb avec un au-tre rocher de même nom, qu’il droit à’ Horeb , l’undes chefs des Madianites, que Gédéon y fit mourir.Jug. VII } 2s j If. X3 26. La Vulgate écrit Horeb.Voyez Pierre d’Oreb.
gens de guerre, dont le plus ancien est ordinairement J HORÊE. f. f. Bourrasque de pluie. Nimbus. Pomey ,
1 f \». a —J J- r *--' 1 Nicot. Voyez Houssee.
HORÉES. f. f. pi. Fêtes qu'on célébrois au commence-ment des quatre faisons de Vannée, afin d’obtenir desDieux une année douce Sc tempérée. Dans chacunede ceá fêtes on faísoit un repas solennel des fruits delu terre.
HOREM ou HORAM. Ville forte de la Tribu deNcphthali. Horem 3 Jeron , Magdaiel , Horem , Scc.Jof. XIX 3 s 8. Sanson Sc le P. Lubin croient que deMagdaiel Sc Horem il ne faut faire qu’un mot, Scdire Magdiel Horam , pareeque dans les Septante,il n’y a qu’un mot qui réponde à ces deux nomsMegalaarim; mais ce peut être une faute de Copiste.
le Capitaine, Sc dépend du Général, ou Prince detoute la nation.
Horde est un mot Tartare , qui signifie multitude. Cefont ordinairement plusieurs tentes de Tartares. DeX.A Boullaie.
HORDEL. f. m. Vieux mot, qui veut dire claies.Crates 3 dans la balle Latinité , hurdicium , horde
ClUtn.
HORDICALES ou HORDICIDIES. f. m. pi. Nomque les anciens Romains donnoient aux jours aux-quels on facrisioit des bêtes pleines. Hordicidia.Alexander ab Alex. Génial. Die. L. IV , c. .20, lesappelle Hordales dies , Sc dc-là quelques Auteurs
récens on fait une fête, qu’ils appellent en Latin Hor- HORES. Vieux adverbe de temps. Maintenant à pressentdalia j Sc en François Hordales. Je ne fais où ils ont Nunc. On disoit de Hores en avant, d’où l’on a fait
pris ces mots. On doit s’en rapporter à Pomponius ensuite dorénavant. '
Festus, qui dit Hordicidia. Varron , de Re Rujì. HORESTIEN, ENNE. f. m. Sc f. Nom d’un ancienL. II3 c. S s dit Hordicalia , Sc aucun Ancien n a peuple de la Bretagne seconde. Horeflus. Les Bores-
dit Hordalia ou Hordales dies. Cette fete tomboit tiens habitoient au-delà du Tay, dans la contrée d’E-
le ij d’Avril, jour auquel on immoloit à la Terre cosse, qu’on appelle maintenanr ù Comté d’Angus.
trente vaches pleines, à cause des trentes Curies,chaque Curie fournissant la sienne.
Une partie de ces victimes étoit immolée dans letemple de Jupiter. Côtoient d’abord les Pontifes,
qu'on appelle maintenant le Comté d’AngusMaty.
HORGEN. Bailliage de Suisse, au canton de Zurich,dans la partie orientale du lac de Zurich. Il est d’une
çníuite ce lut la plus agee des Vestales qui les bru- HORION. f. m. ( Vh s’aspire. ) Terme populaire &lom Alexander ab Alexandro dit, qu’il etoit permis vieux, qui signifie un rude coup qu’on donne à
quelqu’un, ou celui qu’on donne par hasard en seheurtant contre quelque chose. Iclus vehementerimpaclus.
de faire cc sacrifice, même les jours malheureux;mais je ne fais si certe remarque peut avoir lieu ,puisque les Fordicidies ou Hordicidies se faisoienttoujours à la mi-Avril , ou le quinzième de ce
mois. 1 1 • 1
Hordicidies vient de horda Sc de cado, j’immole.Borda , comme on lit dans Festus , signifie pr&gnansjpleine M. Dacier croit qu’il faut suppléer bosprœsaàns. Pareeque Varron, à l’endroit cité , Ovidedans les Fastes, X* IV’ , v. , diíent que hordaou forda 3 est bos pugnans , bos ferens 3 Sc non passimplement pr&gdns ou ferens. Horda s’est dit pourforda 3 qui, selon Ovide, vient defero 3 je porte;
Mimas d’un puissant horion,
Fit fauter la rondache à Mars. Scar.
Horion. vieux mot. Tassée ou verrée de vin.
Donneymoi à boire un horion,Oye^-nous , Maître Aliboron.
Il a signifié aussi un casque, Sc c’est de-là
quon