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a dit, donner un horion • pour dire, donner un rudecoup íur la tête , à cause que c'elì comme qui appli-queroit un casque lur la tête pour la coëffer.
Horion. s. m, C’est une maladie épidémique, qui pa-rut en 1411, dont le Journal de Paris, fous CharlesVI, fait la description. O11 la nommoit autrement leTac. Voyez ce mot.
HORIZON ou HOR 1 SON. s. m. Grand cercle de laSphère, qui la coupe en deux parties ou hémis-phères , dont l’un est: supérieur Sc visible , Sc l’autreinférieur Sc invisible. Horizon. Il fait jour quandle Soleil est íur notre horizon. Il y a des astres qui neparodient jamais fur notre horizon , d’autrcs qui y pa-rodient toujours.
L’Horizon rationel ou Astronomique , qu’onappelle autíì l 'horizon vrai, ou abíclument Y hori-zon , doit s’imaginer comme un plan qui pâlie parle centre de la terre, & qui a pour pôles le zénith Scle nadir. 11 sépare l’hémitphère supérieur d’avec l’in-férieur , & celui qui paroitroir si la terre étoir vue deson centre, après avoir été coupée en deux , Sc unemoitié réduite au néant.
Il y a encore trois sortes d 'horizon rationel ; ledroit , qui coupe l’Equateur à angles droits, Sc pastepar les poles du monde ; Y oblique } celui où un despoles est élevé , Sc l'autre abaissé , Sc qui coupe l’é-quateur à angles obliques Sc inégaux ; Sc le paral-lèle y celui où un pôle est dans le zénith , Sc l'autredans le nadir ; c’est pour ceux qui habitent sousles poles , & en ce cas cet horizon est l’équareurmême. Ces cercles font les trois différentes po-sitions de la Sphère. Voyez Bion , Usasse des Glo-bes.
Ce mot est purement Grec , Sc signifie , finissant-ou bornant la vue , du verbe , termino 3 defi-nio y je borne y je limite. Aulìì l’appelle-t-on cn Latinfinitor.
Horizon visuel Sc sens:s>ze. C’est la partie de la terreou de la mer que nous pouvons découvrir de nosyeux. L'endroit où se termine notre vue , Sc où lcciel Sc la terre semblent se joindre. Un horizonborné , un horizon étendu. On découvre de cettecolline tout Y hors on. U hors on sensible doit s’i-magincr comme un cône dont la pointe est dansnotre mil , Sc la base touche la terre de tous cô-tés. Les Voyageurs changent à tout moiRCnt d ’ho-rson.
$ 3 * U horizon visuel Sc Y horizon rationel sont toujoursparallèles l’un à l’autre. Lc visuel est plus on moinsgiand, selon l’élévation du lieu où l’on est. Ce quel’ccil peut découvrir de la terre à la hauteur d’unhomme de cinq pieds, quand il n’y a point d’em-pcchement, est d’environ deux lieues Sc demie com-munes , lesquelles déterminent lc demi-diamètre deY hors on sensible à cette hauteur. Ce demi-diamè-tre augmentera , sì l’on monte íur une tour. L‘hori-%on rationel est toujours de la même grandeur, quoiqu’il change de place avec la personne dont iì estYkorson. Mais à la distance de vingt ou vingt-cinqlieues , la différence n’est pas considérable à l'égarddu Ciel.
En termes de Marine horson fin, veut dire hori-zon net & fans nuages ; horson g ras} signifie hori-zon embrouillé, horizon embrumé.
fsT Horizon , cn Peinture, c est la dernière extrémitédu Ciel ou du tableau, quant au fond. Acad. Fr.C'est-à-dire, la ligne qui termine fur le Ciel tousles lointains, de façon qu’elle les distingue du Ciel,où ils parodient néanmoins toucher.HORIZONTAL, ALE. adj. Qui est de niveau à l’ho-rizon, qui n’est point incliné fur Phorizon. Horson-talìsy horizonti ad libellam respondens. En Gnomo-nique un cadran horizontal, est celui qui est décritfur un pian qui n’est point incliné à l’horizon, Sc dontle style est élevé selon l’élévation du pôle du lieu où ilest construit.
En Perspective, on appelle le plan horizontal ougéométrique y celui qu’on entreprend de peindre enlointain Sc en perspective ; Sc la ligne horsontalc 3
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celle où se trouve lc point de vue, la hauteur del’œil, où toutes les autres lignes doivent aboutir,pour mettre les corps en perspective. Delineatio ho-rsontalïs.
En Astronomie, on appelle horizontal , l’astre qitiest sur le bord de l’horizon , lorsqu’il se lève , ouqu’il se couche. Les Astronomes ont grand soin d’ob-íerver la parallaxe horsontale de la lune. Ligue ho-rizontale 3 parallaxe horizontale , projection horizon-tale. Harris.
(fiT Qn lc dit de même cn Botanique de ce qui fuitune direction parallèle à l’horizon , des branches quis’inclínent Sc des racines qui courent horizontalementsous terre.
Quelques jeteurs appellent, en termes d’Archi-tecture , horizontal y le rez de chauffée , qui est pleinpied , de niveau avec la cour, la rue, le terrain dela campagne. Ainsi ils disent, qu’un appartement esthorsontal y quand il est bâti íur le niveau ; mais ilsne le disent point des étages supérieurs, ni des ter-rasses , quoiqu’ellcs soient parallèles à l’horizon. Lesbons Architectes ne parlent point ainsi.
HORIZONTALEMENT.adv. D'une manière,ou situa-tion horizontale, parallèlement à l’horizon, ou deniveau. Horsontahter , reclè ad hors ont em. Un ge-nou sert à disposer un instrument de Mathématique,tantôt horizontalement , tantôt perpendiculairement,tantôt obliquement.
HORLOGE, í. f. (Autrefois maso. A Rouen on dit en-core aujourd’hui lc gros horloge, Sc la rue du groshorloge. ) Machine qui a le principe de son mouve-ment cn cllc-mêmc, qui sort à mesurer lc temps, àmarquer Sc à faire sonner les heures. Horologium ro-tatum y automatum horarum index. Elle est composéede roues, de contrepoids, d’un balancier Sc d’un ca-dran ou montre, & d’un timbre ou sonnerie. Il y aaullì des horloges à pendules, dont l’invention estmoderne > Sc dont Huigens a écrit un grand volumeintitulé, De horologio ofcillatorio.
Lc nom à’horloge vient SY horologium ; ce mot enGrec s'écrit soAytít , Sc est compose de ut;*, qui veutdire temps y Sc de Ar/o*, qui signifie discours 3 parole.L J horloge, annonce Sc marque les temps différais,comme on fait eonnoître les choses par la parole Scpar le discours,
Les Chinois ont été fi surpris des horloges qu’onleur a portées, qu’ils ont mis des gardes auprès pourépier si quelqu’un ne venoit point les faire sonner,comme dit le Père Trigault.
On appelle auili horloge-sable , automatum arena-rium , ce qui sort à mesurer le temps par l’écoule-ment du fable. Elle est faire de deux petites phiolesaccolées ensemble par les extrémités, dont l’une estpleine d’un fable fort délié qui s’écoule dans l’autrepar lc petit trou d’une lame de cuivre qui est à lajointure, pendant l’cspace d’une heure, d’une demi-heure, d’un quart-d’hcurc. Cette sorte d ’horloge s’ap-pelle ordinairement sable , fans y ajouter le motd’ horloge. On dit que Y horloge dort, lorsque le sables’arrête; Sc que Y horloge moud, quand le fable con-tinue à passer. On l’appclle aussi sur la mer le pou-drier. Arenarium. Les anciens l’appcloicnt clepsydre ypareequ’ils faisoient cette mesure avec de l’eau. Onavoir coutume de donner aux Orateurs, particuliè-rement dans le barreau , une certaine mesure d’eau,pour parler pendant qu’elle s’écouloit. Lucien en a.parlé, Sc Cicéron aussi. Les Romains n’avoient riend’abord pour régler le temps de leurs occupations >& ils ne le mesuroient qu’au hasard par lc cours d nsoleil. Enfin, ils lc servirent de ces horloges s ei i u squi ont été très-communes chez les Anciens, q “y
clepsydra : dans Vitruve , horologium ex aq ui1 ' ^cn avoir de plusieurs espèces , dont Vitruve a P al .fVoyez aussi ce qu’ont dit Sinésius Sc les notc s nuPétau fur cet endroit. >
Pline écrit, L. T 7 /, c. 60 , que ce fur un no “ in ’Ctéiìbius qui inventa chez les Grecs Yhodope d Q 'Voyez aussi Vitruve, Z. /X, c. p. Cevivoit fous les Ptolémées. L’eau tomboit p<- T h .
. percepttbstlucnt