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les horreurs de la mort. Il est impoilìble de 11 ’êtrepas ébranlé, de n’êtrc pas frappé de Y horreur íensi-ble qu’excite en noirs l’image de la mort. Maleb. Lebruit & le fracas de la mer agitée inspirent je nefais quelle horreur accompagnée de plaiíir, 5c faitun spectacle également terrible Sc agréable. Bou. Lemal qu’ellc trouvoit si inlupportablc, c’étoit la jalou-sie, avec routes les horreurs dont elle peut être ac-compagnée. P. de Ce. On a une horreur naturelle pourla mort, qui est proprement ce que nous appelonspeur. S. Réae. Quand Y horreur fe joint à la pitié ,elle donne à l’âmc un resientiment plus vif. Fel.
Quel prodige ejî ceci, je fuis fais os horreur.
Desmarest.
Mon cœur s 3 en effaiouche, & je frémis d’horreur.
Corn.
La Tragédie doit exciter de Y horreur ou de la pitiéselon Aristote, ’ì*w í ?c£ o. Corneille a adouci Y hor-reur de la scène des Anciens par quelques tendressesd’amour. S. £vr.
Ce mot vient du Latin, horror , d* horrere, du Grec,Ifalíiv , timere , de ij'i , qui signifie l’extrémité deT os sacré. Iis qui timent sudant ea loca quœ sunt cir-ca inter fœmineum & os sacrum.
Horreur fe dit aufside la forte aversion qu’on a pourcertaines choses. Horror, odium , dcteftatio, exeeratio.Lc remors est la marque de Y horreur qu’on a poul-ie crime. On ne voit ici que des objets d ’horreur Scde haine. Le peuple avoir de Yhorreur pour la per-sonne du Cardinal. Roch. II est important de don-ner au monde une íainte horreur pour vos opinions.Pasc. Les hypocrites s’empressent plus, pour l’ordinaire, à témoigner Yhorreur qu’ils n ont pas poul-ie vice, que les gens de bien ne font à témoignercelle qu’ils ont véritablement. Nie.
Horreur du vide. Mots vides de sens, dont onfe fervoit dans l’ancienne Philosophie, pour expli-quer je ne lais combien de phénomènes. L’eau montedans les pompes, difoient les Anciens, pareeque lanature a horreur du vide, natura abhorret à vacuo.Comme si la nature n’avoit dû avoir d ’horreur poul-ie vide que jusqu’à la hauteur de trente-deux pieds.Les expériences modernes ont purgé la Philosophiede cette erreur groilïère, Sc depuis M. Pascal, onexplique par la pesanteur de l’air,- les phénomènesque les Anciens attribuoient à Yhorreur du vide.
Horreur, en termes de Médecine, fe dit d’un ac-cident ou symptôme qui arrive aux fièvres intermit-tentes , comme à la tierce , qui est une espèce detressaillement de tout le corps, tel que celui qu’onsent après avoir uriné, & qui est plus fort que le sai-son. Horror febrilis.
Horreur. Il fe dit aulsi au pluriel dans le style fami-lier, pour signifier des choies déshonorantes, des ac-tions flétrissantes. On m’a dit des horreurs de cethomme-là.
Dans le style familier, on dit d’unc personne ex-trêmement laide, que c’est une horreur. La mêmephrase fe dit en parlant d’une chose extrêmement lai-de dans son genre. Vous vantez ce logement-là com-me agréable & commode, niais c’est une horreur.Acad. Fr.
péT Horreur fe dit aullì d’un certain frémissementmêlé de crainte 8c de respect, occasionné par la vuede certains lieux, ou par la présence de certains ob-jets. Pavor , horror. Je regarde les personnes secrètescomme ces grandes forêts dont le silence remplit l’â-me de je ne fais quelle horreur religieuse. Bou n.Quand on descend dans les Catacombes, on est saisid’une Iainte horreur.
Du sein d’un Prêtre ému d’une divine horreur,Apollon , par ces vers, exhala fa fureur.
Bon.
PfT Dans cette acception nous transportons Yhorreur
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même aux objets qui l’infpirent. C’est ainsi que nousdiíons Yhorreur de la nuit, Yhorreur des ténèbres. Jemarchois en tremblant dans Yhorreur des ténèbres.La íainte horreur des temples.
Objets lugubres & funèbres ,
Tombeaux, que f aime votre horreur!
Que je me plais dans vos ténèbres !
L’Abeé Têtu.
Horreur signifie encore désolation, fureur, ravage.Clades, ruina, furor. En moins de rien tout fut rem-pli d’ horreur Sc de íang. Vaug.
II traînoit après lui les horreurs de la guerre.
Boit.
C’eft-lìì que tant d’horreur s offensent la nature ,
Que ma main fe défend d’en tracer la peinture.
Bréb.
£1CF Horreur se dit quelquefois pour l’énormité d’uncmauvaise action. Faire comprendre à quelqu’un Yhor-reur d’une action. C’est une funeste disposition quede ne pas sentir toute Yhorreur d’un crime si énor-me. Nie.
HORRIBLE, adj. de t. g. Horrendus , horribilis. Qui ins-pire de l’horreur, ou qui donne une grande aver-sion. Mézence étoir un horrible tyran, il avoir inventéun horrible supplice, d’attacher des corps morts à desvivans. La laideur horrible de cette femme la rendun remède d’amour. Chose horrible à imaginer ! 1 ; É-
LISSON.
Horrible sedit aussi d’une chose excessive, soit en bien,soit en mal. Cet homme fait une horrible dépense.II attaque Dieu par des blasphèmes horribles. LeMait. Un Ouvrage de dix-huit volumes in-folio,est un horrible travail. Il y a un chemin horrible d’icila, c’est-à-dire, long & difficile. Il y a àé horribles dé-íerts en Afrique.
KéT Cette épithète, de même cpY effroyable Sc quel-ques autres semblables, qui semblent ne convenirqu’aux choses qui íont mauvaises & pernicieuíes ,Rappliquent quelquefois aux choies bonnes & ex-cellentes. On dit tous les jours : il a une mémoireefroyable, il fait une dépense horrible , il a une hor-rible grandeur, quand 011 parle d’une chose où lagrandeur est louange, comme d’un palais, d’un jar-din , ô'c. C’est ainsi que Cicéron, dans une de leslettres ad Atticum, dit : Horribili vigilantia, celeri-tate, diligentia. 11 veut louer César, Sc dit que savigilance, là promptitude, son activité est horrible.
HORRIBLEMENT, adv. Horrendum in modum. D’unemanière horrible ou excessive. Ce livre est horrible-ment mal écrit. Ce garçon est horriblement grand, ilest horriblement défiguré.
HORRILAKÉRO. í. m. Nom d’une montagne de La-ponie, sur le bord oriental du Torno, un peu aulud du cercle polaire. Une grande partie de cettemontagne est d’une pierre rouge, parsemée de cris-taux blancs, longs Sc allez parallèles les uns aux au-tres. Maurertuys.
HORS. (L ’h s’aspire.) Il est adv. & quelquefois prépo-sition. C’est un terme, généralement parlant, exclu-sif, soit qu’il s’emploie pour le temps, loir pour 1 clieu, soit qu’on lc joigne après tous les mots de lalangue. Extra, foras, foris. Quand ce mot hors mar-que leulcment exception, c’est une préposition q 111régit l’accuíatif : hors cela je fuis de votre sentiment»hors le Droit il s’est appliqué à toutes les sciences.Quand il marque exclusion de temps ou de lieu. ecen quelques autres occasions, c’est une préposi r!0nqui régit le génitif, Sc qui est suivie des particulesqui marquent le génitif: cela est hors dt saison, qnandnous ferons hors de l’hivcr, il est hors de la.ville,de la maison, du Royaume. Quand hors est jointauxverbes, s’ils font à l’infinitif, hors est suivi de la par-ticule de; s’ils sont à un autre mode, il est luivi dela particule que ; hors de lc battre, il ne pouvoir