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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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des Ecclésiastiques ; mais ils portent ulií croix blan-che fur la robe 6c tur le manteau.

Fo\e\ encore au nom Jean , &c au nom Lazare.Chanoines Hospitaliers de S. Jacques du haut-pas, oude L tiques. Foyer Jacques.

Religieux Hojpitaliers Pontifes, ou faiseurs de

Pont. Foyer Pontiee. -

On a donné le surnom A’Hospitalier à plusieursSaints, à cause de leur charité poui le prochain,Saint Julien Y Hospitalier , Martyr du quatrième

Il v a des Religieuses Hospitalières, Sœurs grises,ou filles de la Charité. . r

Hospitalières de Saint Andre. Les Rehgicuícs quiportent ce nom furent fondées à Rome vers le mi-lieu du treizième siécle, & mises fous la protec-tion du Saint Siège , par une Bulle d'Innocent IV,l’an 1249.

Les Augustines de Sainte Marthe a Rome , fontaufìï des Hospitalières. Ce fut d abord une maisonétablie par S. Ignace, pour retirer des femmes pé-nitentes. Ces femmes furent ensuite transférées dansle Monastère de la Magdelène de la même ville , &celui de Sainte Marthe fut changé l’an 1561, en unedemeure de Saintes Vierges, fous la Règle de SaintAugustin. On n’y reçoit que des personnes de la pre-mière qualité. Elles font habillées de blanc, avecun scapulaire noir , & l’hiver elles mettent par-des-sus une robe noire , ouverte pardevant. Les Reli-gieuses de Sainte Marie des Vierges dans la mêmeville , font aussi habillées de blanc avec un scapulairenoir.

Sœurs HOSPITALIÈRES, f. f. pi. C’est le nom primitifdes Religieuses de l’Ordre de Malte, Elles furent éta-blies à Jérusalem au milieu de l’onzième siècle , parles mêmes Marchands d’Amalphi, qui établirent lesFrères Hospitaliers de S. Jean de Jérusalem, pouravoir foin des Chrétiens d’Europe qui aboient visiterles saints Lieux. Elles renoncèrent au siècle quelquetemps après , comme les Frères Hospitaliers , & seconsacrèrent au service des pauvres & des pèlerins.Ils prirent les uns & les autres l’habit régulier, quicon sistoit dans une simple robe noire, fur laquellcétoitattachée, du côté du cœur, une croix de toile blancheà huit pointes ; & firent les trois vœux solennels deReligion, qu’ils prononcèrent aux pieds du S. Sépul-cre, & que le Patriarche de Jérusalem reçut, Aprèsla prise de Jérusalem , par baladin , les Sœurs Hospi-talières de S. Jean de Jérusalem se retirèrent en Euro-pe , & y firent depuis des établissemens considérables.Leur naiílànce devoir être très-noble, & l’on exigeoità leur égard les mêmes preuves que pour les Cheva-liers. Leur habillement conlistoit dans une robe dedrap rouge, avec un manteau de drap noir,fur lequelon attachoit une croix de toile blanche à huit pointes,usage qui a varié en différentes Provinces & en diste-rens siècles. Vertot.

Hospitalières de la Charité de Notre-Dame. Re-ligieuíes d’un Ordre fondé à Paris par la Mère Fran-çoise de la Croix, pour le soulagement & le servicedes pauvres femmes ou filles malades, vers l’an 1624.Les Constitutions de ces Religieuses furent approu-vées par Jcan-François de Gondy, l’an 1628, & parUrbain VIII , l’an 1633 , & par M. de Gondy uneseconde fois, l’an 1634. Leur habillement est grismaur , leur robe est ceinte d’un cordon blanc à troisnœuds ; & dans les cérémonies elles ont un man-teau de la couleur de leur habit, attaché par-dcílusla guimpe avec un morceau de bois. Elles ont unscapulaire de serge par-dessus leur robe. Leurs ar-mes font un cœur chargé de trois larmes , & en-fermé dans une couronne d’épines.Onles appelle aussiHospitalières de Notre-Dame. Foye$ le P. HélyotT. IV, c. 4 S -

/Religieuses Hospitalières de l’Ordre de S. Jean deJétusal cra# Foye% Jean.

Hospitalières de S. Joseph. Nom de Religieuses d’uneCongrégation qu’on nomme aussi les Filles de S. Jo-seph. Elles ont commencé par une Communauté deTome IF.

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filles séculières, établie par les,foins de Madcmoî*selle de la Ferre, fille vertueuse, d’ùrìe bonne fa-mille de la Flèche en Anjou. Elle prit soin de l’Ho-piral de la Flèche l’an 1642. Mademoiselle de Ribère ;fille d’honneur de la Princelle de Coudé, le joignit àelle, II leur vint encore dix compagnes. L’Evcquëd’Angers, Claude Rueil, leur donna des Constitu-tions en 1643. Elles portoient une coëffe noire, avecun mouchoir de cou. Les sœurs domestiques avoientun capot d’étaminè, avec un mouchoir de cou d’dnéplus grossie toile que les filles Hospitalières j & quándelles avoient prononcé leurs vœUx, on donnoit auxunes & aux aurres une bague d’argénr, autour de la-quelle étoient gravés les noms Jésus , Marie , Josephsôc elles la portoient au petit doigt de la main gau-che, En 1 65 3 la plupart de ces filles, qui avoient déjagrand nombre de maisons, se déterminèrent à pren-dre la stabilité, & à faire des vœux solennels. Lámaison de Laval commença. Elles ont changé fortpeu de chose à leurs Constitutions 3 au-lieu de coeffeelles ont pris un voile noir, & une guimpe, au-lieude mouchoir de ci íû, P, Hélyot, T. 1 F, c. S3-

Hospitalière de la Société de S. Joseph. Foye 3; au motSociété,

Hospitalières de la Miséricordedc Jésus, Religieusesfous la Règle de saint Augustin, qui, outre les troisvœux ordinaires, font un quatrième vœu d’hofpita^lité. Leur habit consiste en une robe blanche, unëguimpe &c un rochet de toile de lin, L’hiver, quandelles vont au chœur, ou qu’elles suivent le Prêtre quiva administrer l’Extrême-onction à quelque palivremalade, elles prennent un grand manteau noir par-dessus leur rochet.

HOSPITALIER. Terme de Mythologie. Les Anciensdonnoient le surnom à’Hospitalier à Jupiter. JupiterHospes , Hospitalis, Sino;, Xenius, parcequ’il ven-geoit les injures faites à des hôtes, Jupiter, hospiti-bus nam te dare jura fatentur , &c. Lés Samaritainsavoient consacré leur temple de Garizim à JupiterHospitalier , Bossuet. Les Athéniens l’honoroicntparticulièrement fous ce titre, pateequ’ils avoientbeaucoup d’égard & de considération pour les étran-gers, & qu’ils obfervoient avec beaucoup de soin lesdroits de l’hospitalité.

HOSPITALIER, IÈRE. Ce mot se dit aussi de toutessortes de personnes qui exercent Volontiers l’hofpi-talité,qui reçoivent & logent volontiers les pauvresles passians. Hospitalis. Cet homme est fort hospita-lier. Saint Pierre nous exhorte à être hospitaliers lesuns envers les autres.

HOSPITALITÉ f. f. Charité, libéralité qu’on exerceenvers les passians & les pauvres, en les logeant & enles nourrissant Hospitalitas, chantas er^TossitllUne^des plus belles vertus, c’est d’exercer 1 ’hospi-

H spitalite se dit aussi d u droit réciproque de logeres uns chez les autres, & du devoir réciproque queles hôtes le doivent les uns aux aurres. Cela étoitíur-tout en usage parmi les anciens Grecs Sc Ro-mains , lesquels, par un droit réciproque, ou pátune convention entre des familles éloignées, s’enga-geoient d’en recevoir & loger les particuliers qui ve-noient dans leur pays, dans leur ville. Ce droit ré-ciproque étoit de ville à ville, de famille à famille& de particulier à particulier. Il y avoir hospitalitéentre ces deux familles. Pâtis viola Y hospitalité enravissant Hélène. Celui qui décèle un autre qui estvenu se réfugier chez lui, pèche contre le droit d!hos-pitalité.

Prendre Y hospitalité chez quelqu’un, c’est aller de-meurer chez lui en passant, en faisant voyage. Hos-pitari apud aliquem. Il alla au-devant de lui, & l’m-vira à prendre chez lui Y hospitalité. P. Hélyot.ft? Hospitalité se dit aussi de l’obligation où sontcertaines Abbayes de recevoir les voyageurs pendantun certain nombre de jours. II y a hospitalité din'ctelle Abbaye. Acad. Fr.

Ce mot vient du Latin hospes, hôte, étraneerHOSPITALITÉ. Foye-q F araman.

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