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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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pour faire l’Offícc divin à Aubrac, Sc les vingt autrespour gouverner les hôpitaux particuliers, les CuresSc les métairies qui en dépendoient. Vingt dévoienterre Clercs ou Laïques , destinés au service de l’hô-pital, avec dix femmes pour le même service , letout suivant la disposition du Dom, ou Supérieur. Ily a plusieurs autres Réglemens faits par les Doms,principalement par Guillaume dú Bousquet, X eDom, vers l’an 1300. Dans la fuite , le relâchements’introduiíìt. Les Hospitaliers d’Aubrac partagèrentcntr’eux les biens de l’hôpital, ils ne voulurent plusfaire de vœux, & regardèrent leurs places commedes bénéfices simples. Feu M.Louis-Antoine de Noail-les, Cardinal & Archevêque de Paris, ayant étépourvu , en 1663 , de cette Dommerie, tâcha d’yrétablir le bon ordre : mais quand il fut élevé à l’Ar-chevêché de Paris, s’étanr démis de cette Domme-rie , Sc M. Louis-Gaston de Noailles , son frère, luiayant'succédé à l’Evcché de Châlons & à la Dom-merie d’Aubrac, ce Prélat y introduisit, en 1697,des Chanoines Réguliers de la réforme de Chance-Jade.

Les Chevaliers d’Aubrac portoient fur le juste-au-corps, au côté gauche, une croix de taffetas bleu àhuit pointes. L’habillement ordinaire des Hospita-liers dans la Maison , consistoit en une soutane noi-re , sur laquelle étoit, au côté gauche, une croixsemblable à celle des Chevaliers : au chœur ils por-toient une espèce de coule noire à grandes manches,avec la croix fur le côté gauche de la coule. CetteMaison a eu julqu’ici rrente-trois Doms. Foye-p le P.Helyot, P. III, c. r p.

Hospitalier. d’Ellctorr, dans le Comté d’Elfex enAngleterre. Ils éroient institués pour les Lépreux. Ilscroient fournis à l’Abbesse de Berking;, Sc ce ne futque du consentement de cette Abbesse que l’Evcquede Londres leur donna des Réglemens , en 1346. Ilsavoient été fondés par l’Abbcsse Sc les Religieuses deBerking.

Les Religieux Hospitaliers du Saint-Esprit ontété institués en France par Guidon, Comte de Mont-pellier. Foyep Sponde «Se Mrs de Sainte-Mar-the.

Hospitalier de S. Jean-Baptiste, de Conventri enAngleterre. Dodsworth Sc Dugdal en font mentiondans leur Histoire Monastique d’Angleterre , fansrien dire du temps de leur établissement. Il y a uneBulle d’Honorius III, de l’an 1221, adressée au Rec-teur & aux Frères de cet hôpital. Les Frères Sc lesSœurs de cet hôpital avoient une robe , un scapu-laire par-dessous la robe, & un manteau de couleurbrune, fur lesquels devoit être attaché une croix noire.Les Religieuses avoient un voile blanc. P. Hélyot,T. I, c. j S. Il y avoir beaucoup de ces fortes à’Hos-pitaliers en Angleterre ; Sc quoique Dodsworth &Dugdal les aient mis au nombre de ceux qui suivoientla règle de S. Augustin, il paroît néanmoins qu’ilsavoient des réglés particulières, & qu ils dépendoientdes Evêques des lieux où leurs hôpitaux étoient situés,comme 011 peut le voir par les Réglemens rapportéspar ces Auteurs. Id.

Hospitalier de Saint Jcan-Baptiste, de Dotinghamen Angleterre. Les Frétés Sc l es Sœurs de cet hô-pital avoient des tuniques grises , tirant fur leroux , avec des manteaux noirs. P. Hélyot , T. I 3c. 38.

Hospitalier de Saint Julien en Angleterre. On trouveà la fin des Œuvres de Matthieu Paris les statuts decet hôpital. Ces Hospitaliers dépendoient de l’Ab-baye de Saint Alban , Sc faisoient vœu entre lesmains de l’Archidiacre de cette Abbaye. Leur ha-billement consistoit en une robe Sc capuce de cou-leur tannée , & lorfqu’ils alloient au chœur , ou parla ville , ils avoient une chape en forme de man-teau , Sc une capuce de drap noir. Leurs robes Scleurs capuces pouvoient être fourrés de peaux d’a-gneaux. L’habillement des Prêtres étoit noir. Foyeple Monasticum Anglican. T. II 3 Sc le P. Hélyot, T.ï>c. 3 S.

H O S

Hospitalier de Saint Lazare. Foyep Lazare.

Hospitalier de S. Léonard d’Yorck. Nom de ReligieuxHospitaliers à Yorck en Angleterre. Us éroient Reli-. gieux, & ne pouvoient être absous de péchés contre lachasteté Sc la pauvreté que par lc Maître de l’hôpital,excepté à l’article de la mort. Voye\ le MonasticumAnglic.

Hospitalier de la Charité de Notre-Dame. Nom d'Or-dre Religieux. Il fut fondé vers la fin du XIII e siècle patGui, Seigneur de Joinville Sc du bourg de Dougcns,dans un lieu appelé Boucheraumont, au Diocèse deChâlons, où il fit bâtir un hôpital pour y recevoirles pauvres malades, & les pauvres passans. Il endonna le foin à quelques séculiers du Tiers-Ordrede S. François , qui dès-lors formèrent entr’eux uneCommunauté fous la protection de la Sainte Vierge.De-là vient que cet hôpital fut nommé la Charitéde Notre-Dame ; Sc ceux qui en avoient foin , lesFrères de la Charité de Notre-Dame. A la prière deGui de Joinville , Sc d’abord fans permission du SaintSiège, ils firent des vœux de pauvreté, de chastetéSc d’obéissance. Boniface VIII confirma cet Ordreen 1300, Sc Clément VI, en 1346 , leur donna larègle de S. Augustin -, ils suivoient auparavant celledu Tiers-Ordre de Saint François. Leur habit, quiétoit noir, consistoit en une robe, un scapulaire Scune chape. Ces Hospitaliers étoient appelés vulgai-rement Billettes , Sc ils furent associés aux Servires,mais faisant un Ordre tout différent. Dans la fuite lerelâchement s’y introduisit, Sc l’Ordre s’étcignit peu à-peu; de forte qu’en 1631 le P. Antoine Paven, quien étoit Général, transigea avec celui des Carmes,auxquelsil céda le Couvent qu’il avoir à Paris, ap-pelle des Billettes ; ce qui fut confirmé par Louis XIIISc par Urbain VIII, en 1652. Foyep le P. Hélyot,P. III y c. s3 j où il corrige les fautes des Antiqui-tés de Paris, par Du Brcuil, de Giani, Annaliste desServites, Sc du P. Jean-Marie de Vernon , Annalistedu Tiers Ordre de S. François, qui ont parlé de l’Or-dre de la Charité de N. Dame.

Religieux Hospitalier de Notre Dame de l’Echelle,ou délia scala . Barbofa , Tamburin, Creufénius, Scquelques autres, donnent à ces Hospitalier s poucfondateurs lc B. Augustin Novelli , Chancelier deMainfroy , Roi de Sicile , Sc ensuite Religieux deI’Ordre des Hermites de S. Augustin, Général decet Ordre, Pénitencier & Confesseur du Pape Bo-niface VIII, & ils prétendent qu’il les fonda vers l’an1300 ; mais le P. Hélyot, P. III } c. f 2 3 montre queces Hospitaliers furent fondés à Sienne par le B. So-ror, qui naquit en cette ville l’an 832 , Sc mourutl’an 898. Leurs règles furent approuvées par l’Evêquede Sienne , Sc confirmées ensuite par Célestin III, l’an1194. Plusieurs hôpitaux se soumirent dans la fuite àces Hospitaliers de Sienne. Le Recteur de l’hôpital deSienne y eirvoyoït àcs Hospitaliers 3 y faisoit visite,Sc en nommoit les Recteurs. L’habillement de cesHospitaliers consiste en une soutane noire commecelle des Ecclésiastiques, fur laquelle ils mettoientune chape ou manteau , & par - dessus cette chapeune espèce de camail, fur lequel il y avoit du cotegauche une petite échelle à trois échelons surmontéed’une croix en broderie de foie jaune; Sc pour couvrir leur tête ils avoient un béguin de toile noire »qu’ils attachoient avec des cordes fous le menton »Sc fur ce béguin ils portoient un bonnet rond , largd’une palme & demie , replié de la largeur de quatsdoigts, & ils n’ôtoient jamais lc béguin qu’en P^feu ce du Pape. Dans certaines cérémonies laSc le bonnet de leur Recteur étoient de velours^^l’échelle en broderie d’or. P. Hélyot , P’ *

Les Frères de la Charité font les Relig'^^^pitalicrs , dont la Congrégation a commence> nade, Lc a été confirmée par une Bulle dc H 7 1 'Charité & Frìre. ,

U y a des Hospitaliers établis par Innocents ^pour recueillir les pauvres Pèlerins, les voyageles enfans trouvés. Leur habit est noir, conim