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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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vòt des Marchands & Echevins, qui fe paient áubureau de la ville. L ’ hôtel de ville de Paris fut com-mencé fous François premier, & achevé fous Hcn-ri II.

Hotel-Dieu est le nom qu’on a donné au grand Hôpi-tal , où l’on reçoit tous les malades dans la plupartdes villes de France. Nosocomium 3 nofodochium. LesAdministrateurs de 1 ’Hotel-Dieu. Cet homme est me-nacé de mourir à T Hôtel-Dieu 3 pour dire, de mourirgueux Sc misérable.

la venu n a plus feu , ni lieu 3

Autre part que dans /'Hôtel-Dieu. Main.

On appelle Hôtel de Bourgogne 3 un lieu où il y aun théâtre dressé , où l’on repréíente des Comédies Scdes Tragédies. Il a été acheté autrefois des Comtesde Flandres & de Bourgogne par une société de bour-geois , pour y représenter les mystères de la Paillon,comme ils ont fait jufqu’en Tannée 1540, qu’on leura ordonné par arrêt de ne plus représenter que deschoies profanes. Il n'y a pas long-temps qu’ils étoientencore poíseiîèurs de cet Hôtel 3 fous Je nom deConfrères de la Passion établie à la Trinité. Les Co-médiens Italiens y font aujourd’hui leurs représen-tations.

Hôtel. Ce mot employé seul signifie quelquefois l 'Hôtelde Bourgogne ; & c’est lorsqu’il y a quelque chose quile désigne, comme en ces deux vers :

Mieux que toi leBarons célèbre Comédien) moinsque toi criminel 3

Au métier que tu fais , réujst à /'Hôtel. Vill.

Hôtel de Mars. Invalidorum domus ou basilica; il yen a qui disent Taberna meritoria. C’est Yhôtel desInvalides qui est près de Paris, où Ton entretient lessoldats qui font incapables de servir à cause de leursblessures, ou à cause de leur grand âge. Foye\ In-valides.

Hôtel de la Monnoie ou des Monnoies. Maisonoù se fabrique la monnoie, & qu’on appelle Monnoierout court dans le diícours ordinaire. Moneta. Juf-qu’à Charles le Chauve, la Monnoie ne fe fabriquoitque dans le Palais du Roi. Ce Prince fut le premierqui établit des Hôtels de Monnoie en plusieurs vil-les du Royaume, savoir, à Quentovic, à Rouen, àRheims, à Sens, à Paris, à Orléans, à Châlons, àMets & à Narbonne. Il fit cet établissement en 864,Lc non pas en 833, comme a dit Constant. Cela íejustifie pareeque Charles le Chauve ne commençade regner qu’en 840, le 20 e de Juin; 8 c secondementpar fes Capitulasses, qui marquent la date que nousavons dite. Depuis ce temps-là nos Rois ont établides Hôtels des Monnoies dans d’autres villes duRoyaume , dont il ne reste plus que ceux que voici,avec les letttes dont chacune mise sur les monnoies,marque la ville ou elles onr été fabriquées, selon uneOrdonnance de François I du mois de Janvier 1449:Paris A, Rouen B, Caen C, Lyon D, Tours E, An-gers F, Poitiers G, La Rochelle H, Limoges I, Bour-deaux K , Bayone L, Toulouse M , Montpellier N ,Riom O, Dijon P, Perpignan Q, Orléans R, RheimsS, Nantes T, Troyes V, AmiensX, Bourges Y, Gre-noble Z, Aix & Rennes 9, Metz A A, Strasbourg BB,Bezançon CC, Lille W, Pau U. Foy e ^ Boizard,P. I 3 c. /2 & 14.

HOTELAGE. f. m. Terme de Coutumes. C’est un droitque les Marchands forains paient pour le louage desmaisons & boutiques où ils mettent leurs marchan-dises qu’ils amènent aux foires ou aux marchés. Enoe-cion.

Il signifie austì un droit que les sujets paient auSeigneur pour le fouage & tenement, c’est-à-dire,habitation.

HÔTELER. v. a. Vieux mot. Loger quelqu’un.

Sa femme, Euridice appelée 3Etoit en enfer hôtelée.

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HÔTELIER, IÈRE. f. m. 8c f. Caupo. Qui tient unëmasson garnie de meubles & de vivres, une auber-ge , un cabaret pour loger ou nourrir les voyageursou ceux qui n’ont point de ménage établi. Les Hô-teliers & Cabaretiers paient le droit de huitième.Les Hôteliers font rciponíables des bardes que leshôtes portent chez eux, 8c du vol de leurs domesti-ques. Si Y Hôtelier nie le depôt des bardes, Ton estreçu à la preuve par témoins. Par le Règlement gé-néral de Police du 30 Mars 1634, est enjoint aux Hô-teliers 3 Cabaretiers, Marchands débitans en cave,de garnir leurs caves de toutes lottes de vins, & endébiter au public à divers prix, bon vin, droit, loyal& marchand , fans être mélangé , n'excéda n t le prixqui fera mis d’annéc à autre. Par le même Règlementil est enjoint aux Hôteliers de s’enquérir de ceux quilogeront chez eux, de leurs noms,surnoms, quali-tés, conditions, dcmeurances, du nombre de leursserviteurs, chevaux, le sujet de leur arrivée, & letemps de leur léjour ; en faire registre, le porter lemême jour au Commissaire de leur quartier , lui enlaisser autant par écrit, & s’il y a aucuns de leurs hô-tes soupçonnés de mauvaiíe vie , en donner avis au-dit Commissaire, 8c de bailler caution de leur fidé-lité au greffe de la Police ; le tout à peine de 48 1 .parisis d’amende. De la Mare, Traité de Pol.L.I»Tu. FIII 3 c. 3.

Hôtelier. Hospes , accipiendis hospitibus Prafeclus.C’est aussi un office claustral dans les grandes Ab-bayes , ou la charge d’un Religieux qui a foin de re-cevoir & de nourrir le,s hôtes, les passagers. C’est lenom d’un office del’Abbaye de S. Wast d’Arras. Hof-pitalarius. F Hôtelier de TAbbaye de S. Wast d’Ar-ras avoir autrefois la direétioncíe Thôpital; mais de-puis Téreétion de Thôpital général de cette ville, 8cmême peut-être avant ce tcmps-là, ce p’est plus qu’unoffice lans exercice. P. Hélyot , T. FI 3 c. 33.

HÔTELLERIE, f. f. Logis garni que tient un hôtelier,où Ton reçoit les voyageurs & les passans pour les lo-ger 8c nourrir pour de ì’argent. Diversorium caupona.Il y a de bonnes hôtelleries 3 de bons gîtes fur cetteroute. Quand on va manger chez un grand Seigneurà la campagne, il faut envoyer les gens à Vhôtellerie 3au cabaret.

Dans les grosses Abbayes on appelle Hôtellerie 3 lecorps de logis destiné pour recevoir les étrangers.Acad. Fr.

HOTTE. f. f. Sporta dossuaria. Panier d’osier étroit paren bas & large par en haut, qu’on attache fur lesépaules avec des bretelles pour transporter plusieurschoses. La partie qui s’applique au dos est plate,8c Ta titre, qui dans fa longueur lui est opposée, estronde en demi-cône. U y a des hottes qui ont uncollet, d’autres qui n’en ont point. La hotte sertaux Terrassiers, aux Vendangeurs, aux Fruitières,&c.

Ce mot vient de TAllcmand hotte 3 qui signifie hmême chose. Ménage.

Il y a des demi-hottes qui ne sont grandes que lamoitié des hottes. Leger.

Hottes battues. Ce font les hottes des Vendangeurs,battues 8c serrées de manière que le vin ne passe pa sau travers. Il y en a qui font poissées, d’autres glai-fées, ô’c.

Hotte fe dit aussi de ce qui représente une hotte. Lacheminée de la Grand’Chambre du Parlement étoiten hotte : on faisoit ainsi autrefois toutes les chemi-nées. Aujourd’hui encore on appelle hotte de chetni'née j la pente, ou le mur inférieur 8c incliné en de-dans, par où le manteau fe joint au tuyau vers l’e 11 'chevêtrure, & qui conduit la fumée jusques d* 111 ?le tuyau. La hotte commence au de st us des barres q" 1portent íur les jambages, & elle finit contre le * ial1du plancher. v

HOTTÉE, f. f. Plein une hotte, ou ce qu’on p oltcchaque voyage dans une hotte. Quod sportà contint'tur 3 sporta plena. Il faut tant de hottées de ra 111pour emplir cette cuve. 11 y a tant de hottées de rerlen une toise cube.