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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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Huître feuillée. Autre espèce de coquillage marin. Os-treum foliatum. Une petite huître feuilletée, tachetéede pourpre. Gersaint. Une huître feuillée bien ta-chetée de pourpre est la plus rare des huîtres épineu-ses. Idem.

On dit proverbialement, parler, jouer, 6 c. commeune huître à 1 écaille, pour dire, faire mal toutes ceschoie?.

HUÌTRìER. f. m. Celui qui crie 8c qui vend des huî-tres à l’écaille par les rues de Paris. Appeler l 'Huîtrièr.Faire venir Y Huîtrièr. Acad. Fr. 1718. Cela a été re-tranché de sédition de 1740, où l’on voit feulementEcailler, substantif masculin, qui a la même signifi-cation , 8c qui est seul en usage aujourd’hui.

HUITZITZIL. s. m. Petit oiseau, appelé ainsi par lesMexicains. Il n’estpas plus gros qu’un papillon, & ale bec long, & les plumes fort déliées, 8c d’unebeautéincroyable, dont ceux du pays ont l’industrie de com-poser des portraits de même que s’ils étoient peintsavec de. couleurs. Cet oiseau vit de la rosée qui estdans les fleurs, qu’il íuce comme les abeilles. Quandles fleurs íe sèchent, i! fiche son bec dans le troncdes arbres, 8c il y demeure ainsi attaché pendant lixmois, aullì immobile que s’il étoit mort, julqu’à ceque les pluies revenant, fallent changer de face à laterre.

HUITZPACOTL. f. m. Voye\ FIucipochotl.

HUIVRE. f. m. Vieux mot. Sorte de serpent. De l’I-talicn huivara.

HUKEU. Ville de la Chine, dans la Province de Kiangsi,au département de Kieukiang, cinquième Métropolede cette Province. Près de cette ville est une mon-tagne nommée Xechung 3 c’est-à-dire, la cloche depierre 3 pareeque les eaux agitées par le vent, 8c pous-sées contre cette montagne, font un mugissement quiressemble assez au ion des cloches. fCT Elle est de 1d. 8 m. plus occidentale que Péking à 30 d. 16 m.de lat.

HUL.

HULÉE. f. f. Vieux mot. Huée, grand bruit, grandcri. Clamor , vociferatio. Il se disoit des applau diste-rnens 8c des cris de joie, comme des cris tumultueux.

Et fi tant peult en accuser aucunes ,

Qu elles en soient pendues ou brûlées 3Les Infernaux feront saules & hulées.

Marot.

HULEU. Il y a dans Paris deux rues de traverse, dontl’une donne d’un‘côté dans la rue Saint-Martin, &de l’autre dans la rue Bourg-l’Abbé , & dont 1 autreaboutit de la rue Bourg-l’Abbé dans la rue Saint-Denis. Le petit peuple appelle ces deux rues, du grandIluleu 8c du petit Huleu. On leur donna ce nom ,pareeque comme elles étoient toutes deux pleines demauvais lieux, 8c que les honnêtes gens évitoientd’y passer; des qu’on voyoit un homme entrer dansl’une ou dans l’autre, il etoit aisé de deviner ce qu’ily alloit faire, & on disoit aux enfans, hue-le 3 c’est-à-dire , crie aptes lui ,• car huer est un vieux motFrançois, qui signifie crier, d’où nous appelons lehibou chat-huanty cestà-dire, chat criant , à cardequ’il a la tête semblable à celle d’un chat, 8c qu’ila un très-vilain cri. F^LESIjina.

M. Piganiol de la Force, dans la seconde éditionde sa description de la France, T. //, p a rt. 1 3 a parléde ces deux rues remarquables par leur nom ; 8c quoi-qu’il observe après M. de Valois, que c’est par cor-ruption que le peuple les appelle Huleu au-lieu deHue le 3 il les nomme Hurleur , page 740 de la se-conde partie du même tome.

HULIN, ou MONT-HULIN. Place de France, en Pi-cardie, dans le Boulonnois, au-dessus du bourg deDèvre, à la source d’un petit ruisseau qui baigne cebourg, & se perd dans la Liane, à trois lieues deBoulogne en allant vers Aire.

HLLIN. Petite ville de Bohême, dans la Moravie, af-iez près de la ville de Cremfir.

HUM

HULL. Ville du Comté d’Yorck, en Angleterre. H ul-lum 3 anciennement Petuaria. Elle est à ì’embouchurede la rivière d’Hull, dans l’Humber. Cette ville, quiest forte, & qui a un bel arsenal & un bon port, tutla première du Royaume qui ferma ses portes au RoiCharles I, l’an 1642. Ce Roi l’aflìégea , 8c fut obligéd’en lever le siège, & ce fut là le commencement dela funeste guerre qu’il eut avec le Parlement d’An-gleterre. Maty.

HULOT. f. m. Terme de Marine. C’est l’ouverturc oùest mis le moulinet ou virolet de la barre nomméemanivelle. Vincloria fibula , armilla. Hulot se dit auífides ouvertures qui font faites dans le panneau de lafoíîe aux cables.

HULOTTE, f. f. (L 3 h s’afpire.) Quelques-uns disentHULOT. f. m. mais mal. Espèce de hibou ou de grosoiseau nocturne. Ulula. On l’appelle auflî huette. Voy-Huette.

Hulotte signifie auflî une tanière de lapin. MÉn. Cu-niculi cubile , fovea.

HULST. Petite ville des Provinces-Unies. Hulfia ,Hulf~tum. Elle est dans la Flandre Hollandoiíe, environ àquatre lieues de Gand & d’Anvers. Hulst est allerbien fortifiée, & elle a une Juridiction assez éten-due, qu’on appelle YOfncc d’Hulst. Maty. Long.2ld. 3$ m. lat. si d. r 6 m.

HULVAN, ou HOLVAN. Ville d’Asie, dans l’Assyri*ou Chaldée, dans les montagnes qui séparent l’Ira-que Babylonienne de l’Iraque Persienne. Les Musul-mans croient que le Prophète Elie, qui, félon eux,vit encore, fait ía demeure dans une montagne présde cette ville.

HUM.

HUMAGO. V. Umago.

fCTHUMAIN, AINE. adj. Humanus. Qui, est de l’hom-me, qui appartient à l’homme en général. Le genrehumain. Le corps humain. Les choses humaines. Lespallions humaines. La raison humaine. La conditionhumaine. Des intérêts humains. Des motifs humains•La fragilité humaine.

f YT On dit qu’un homme n'a pas figure humaine 3 poufdire qu’il est mal fait, ou qu’il est extrêmement dé-figuré par la maladie. Ac. Fr.

Humain lignifie quelquefois CC qui est naturel 3 8c il estopposé à surnaturel , divin. Ces consolations n’oncrien d 'humain 3 elles font toutes pures, toutes sain-tes, toutes intérieures 8c toutes célestes; elles fontdes épanchemens 8c des effusions de l’Esprit-SainG&c. L’Ab. de la Trafe.

On dit en Théologie, Jésus-Christ a pris la na-ture humaine 3 il s’est chargé des infirmités humaines•Christus affumpfit naturam humanam. On y distinguola foi divine davec la foi humaine. Voyez For. Ondit aullì qu’on ne peut être sauvé par les moyens hu-mains 3 par les voies humaines , c’est-àdire, fans I 3grâce. C’est une illusion 8c une adressé de í’amour-propre, qui appelle sentimens humains } les désirs qu?la raison 8c la Religion condamnent. Port -R. 0 equ’on nomme sentimens humains 3 ce font des sent J*mens conformes à la cupidité des hommes ou à leurraison corrompue. Id. Les avantages humains font defaux biens qui nuisent infiniment pour le salut. Ni c>c’est-à-dire, des avantages mondains. Peut-on ap-puyer un grand dessein íur les débris inévitables deschoses humaines? Boss. c’est-à-dire, des choses dumonde. Je me fuis arraché aux douceurs de la gloirehumaine 3 pour donner à mon esprit une nourritureplus solide. Boss.

En morale on distingfse dans l’homme des acteshumains 8c des actes de l’homme. Les actes humainsfont les actions qui se font avec connoissànce &

berté. Les actes de l’homme font les actions qu “ fait

fans attention, fans délibération, fans liberte; ce fontdes actions indélibérées. Donner l’aumône aux pau-vres par amour pour Dieu, pour remplir lc préceptede l’aumône, est un acte humain. Quand on chan-celle, quand oh penche trop d’un côté, que le col psest emporté de ce côté-là, avec danger de tomber,étendre, comme on le fait fans réflexion, la, jambe