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íureté publique , à i’obíervaûon de la police, Éieun'est plus puissant fur l’eíprit des femmes que 1 intactde leur beauté & de leurs appas. S. Évr.
Intérêt , seditaulîi de la part qu’on prend en quel-que ebose , & au bien ou mal de quelqu un ; de laprotection qu’on lui donne. J? prenas part , jeprends intérêt à tout ce qui vous touche. J aï nusdans mes intérêts tous les honnêtes gens. Ce Princea pris Y intérêt , la protection de les allies. Ce pa-rent entre bien dans tous les intérêts de fa famille.
De /'intérêt du cid pourquoi vous chargc^-vous ?Pour punir le coupable a t il besoin de nous? Mol.
Qui doit prendre avos jours plus d’intérêt que moi ?
Rac.
Intérêt , signifie quelquefois en Morale , Passion.Un Juge, un médiateur , doivent être fans intérêt,fans pailion. Il y a des intérêts d’amour , de haine ,de vengeance.
On dit d’une pièce de théâtre qui attache , qui in-térelie le ípectateur par les situations & par les fen-timens , qu’il y a beaucoup d 'intérêt, ll y a despièces bien versifiées qui tombent par le défaut d’in-férer. Acad. Fr.
CCP Interet , fe dit quelquefois absolument de cequi concerne la feule utilité. On dit qu un hommeest au-destus de 1 intérêt ; que Yinteret est la pierrede touche de l’amitié ; qu’un honnête homme nessu sien par jntérêt.
Intérêt , lignifie auffi l’accroissement du fort princi-pal , qui fe fast par la somme que paye le débiteurpour P usage de la somme engagée ; ou la sommequ on paye chaque année à celui dont on a pris de1 argent, pour le dédommager du profit, ou du re-venu qu’il en auroit tiré , s il l’avoit mis en fondsd’héritages; ou dans le négoce. F anus , ufurœ pecu- _niarbz. Les intérêts ne íont licites que quand on les ;paye au taux du Roi fixé par l’Ordonnance. Les jintérêts en Normandie ont été autrefois fixés au de- jnier 14. Les anciennes rentes étoient au denier 16, !on les a réduites au denier 18 en 16 3 4 , & depuis au )denier 20 , c’est-à-dire, à cinq pour cent chaque ]année. On ne peut stipuler les intérêts d’un argentprêté par un simple billet, ou obligation. Les intérêtsusuraires doivent être imputés fur le principal. Onadjuge les intérêts en Justice du jour de la demande,depuis qu’on est en demeure de payer. Un tuteur estcomptable à ses mineurs des intérêts d intérêts ,• horsce cas les intérêts ne portent jamais d 'intérêts.
CL? Les fruits que ^produit l’argent , font appelés in-térêts , quand il n’y a point d’aliénation du fonds ; ouarérages, quand le fonds est aliéné; ce qui fe fait parun contrat de constitution.
tÉ? Les intérêts qui proviennent d’une cause qui n’endoit point produire, font usuraires , ôc par confe-
K quent défendus parmi nous.
Le mot d 'usure dans le droit Romain a le mêmesens que le mot òlintérêt chez nous. Mais en Francenous ne prenons le mot d’ufure que dans un sensodieux. Voye\ Usure. ,
Intérêts lunaires. O11 nomme ainsi dans les Échel-les du Levant, les intérêts usuraires que les Juiîsexigent des Nations Chrétiennes qui ont besoinde leur argent, soit pour leur commerce, soit pourP a yer les avanies que les Officiers Turcs de ces Échel-les ne leur font que trop souvent. On les appelleLunaires , parce qu’ils se payent à tant pour cent parLune, & q ue j £S mc fi s des Turcs ne font pas solai-res comme ceux des Chrétiens, ce qui en augmenteencore 1 imérct de plus d’un tiers.
Tmterets Civils. § 3 “On appelle ainsi les. sommes quiíorìt adjugees a la partie civile, qui a poursuivi lavengeance de la mort d’un de ses proches pourtenir lieu de dédommagement de la perte qu’il afaite. Si la femme Sc les enfans poursuivent con-jointement , on leur adjuge également les intérêtscivils. Foy. Brodeau. Quand une partie a transigépour les intérêts civils , on ne lui en adjuge point.
Tome F.
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G-n peut demander Yïntértt civil même après Vingtans que le crime a été commis , quoìqu’il le prescrivepar cet espace de temps. YJ intérêt civil ne peut êtredemandé après que le procès est jugé , & l’arrét exé-cute , si on ne l a pas demandé pendant le cours duprocès. L es intérêts civils fe prennent fur le bien decelui qui est condamné préférablement à l’amende quiestdûeau Roi.
On appelle auffi intérêts civils , ceux qui tiennentlieu de dédommagement d’un tort, ou d’une in-jure qui nous a été injustement faite. O11 adjuge desintérêts civils à ceux qui ont íoufiert quelque dom-mage dans leurs biens par la faute ou la malice desautres, qui ont reçu quelque injure, qu’on empêched’exercer leur charge , qui font emprisonnés fanscause légitime.
On dit proverbialement que Vintérêt nous aveugle ;que chacun est aveugle dans ses intérêts; pour direque notre amour-propre nous Batte, ne nous lait pasconncîtrc nos défauts, le foible de notre cause. C’estce que Térence exprime admirablement bien.
Dû vestram fidem !
Itan comparatam esse hominum naturam omnium ,
Aliena ut melius videant & dijudicent
Quàmsua ? an eo fit , quia in re nofira aut gaudio
Sumus pr&pediti nimio , aut agritudine ?
Hic mihi nunc quanto plus fiapit , quam egomet mihi ?
| Intérêt , en termes de Banque &c de Commerce ,se prend auffi pour ce qu’on appelle ordinairementaction. C’est une des parties intégrantes du fondscapital d’une Compagnie de commerce. Un tel a unintérêt considérable dans telle aífaitc , dans telle en-treprise, dans telle manufacture. Cependant quandles fonds íe font par actions, on dit plutôt actionqu ’intérêt 3 & actionnaire plutôt qu’intéreiïe.
IN LERJECTION. í. f. Interjeclio. Terme de Gram-maire. C’est une des parties qui composent le dis-cours & d'ordinaire une particule e^ti exprime lespallions. Ah ! que cela est beau ! Hélas ! le pauvrehomme! O la belle fuíée 1 Ce font des interjectionsqui n'ont aucun régime. Il y eu a de joie , de douleur,de tristefle, de compassion, d’exhortation, de colère,d’admiration, &c. Les interjections ne signifient rienhors de nous ; ce font feulement des voix plus natu-relles qu’artificielles qui marquent les mouvemens denotre ame. Les Grecs consondoient les interjectionsavec les adverbes, & les Hébreux les confondentavec les prépositions & les adverbes , & appellenttout cela du mot général de particule.
Interjection d’appel, est faction par laquelle on dé-clare qu’on est appellant de quelque sentence.
INTERJETTER. v. a. Appellare supremum judicem :provocare ad superius tribunal. Terme de Palais quine le dit qu’c’n cette phrase : Interjetter un appel,pour dire appeler d’une sentence. On a anticipé untel sur l’appel par lui interjette.
Ihterjetté, ée. part.
INTÉRIEUR, EURE, adj. Terme relatif & opposé àextérieur. Qui ne paroît point au-dehors. Interior ,internus , intimus. D’un globe creusé, la surface inte-ri cure s’appelle concave , & l’extérieure convexe. Lapatrie intérieure d’un bâtiment doit être plus ornee,plus riche que la face extérieure. Les Médecins neconnoiílcnt les maladies intérieures que par les signesextérieurs. Il y a des sens intérieurs auffi bien que desextérieurs. . . . . ,
INTERIEUR, fe dit figurément en choies spirituelles, en
parlant de famé & de la conscience. Un homme debien ne demande à Dieu que la paix intérieure de soname. Rien ne cauíe tant d’illulion dans la vie inté-rieure , que le choix indiscret des livres. Fén. La vertua pour elle f estime des hommes Sc le calme intérieurque produit finnocence. S. Évr. Je réprime jusqssàmes désirs intérieurs. O11 dit un homme intérieur ,
. pour dire un dévot recueilli Sc détaché des chosessensibles; f homme spirituel qui est oppose à f hommecharnel. Bouh. Se faire une solitude intérieure. Fléch.
D d i j