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, ^ ^ une petite s renversée au deffus, en cette forte ?
INTERROGAT, f. m. Terme de Palais. Question ,demande, qu’on fait en Justice., & dont on attendïeponíe. Interrogatio. On lui a tait cent interrogatsíur lesquels il n est point préparé. Il a répondu à untel interrogat , que ce tait ne regardoit point le pro-ces, Sc qu il n’etoit pas obligé d’y répondre. On dit'communément a un homme qui fatigue par desquestions continuelles, qu’on n’a que taire de tousses interrogats.
ÏNTEHRuGATEUR. f. m. Terme odieux dont on sesert pour désigner ces importuns qui font des ques-tions continuelles. Interrogator. Il faut éviter la com-pagnie de cet homme-là ; car c’est un interrogateurperpétuel. Il ne se dit qu en riant.
11 se prend austì quelquefois en bonne part pourcelui qui interroge , propose des questions. Le 13Mai 1715. le Chevalier Bignon , neveu de l’AbbéBignon , Intendant de Paris, fit dans la Bibliothèquedu Roi, un Exercice fur 1 Histoire , fur la Chrono-logie. Il eut pour interrogateurs , M. de Lagny , de
I Académie des Sciences ; Mrs Burette 3 Hardion, &Sallier, de 1 Académie des Belles - Lettres •, l’AbbéAlari de l’Académie Françoise; M. Secousse de celledes Belles-Lettres ; Sc Mrs de Bore , Danchet, Sc Boi-vin , de 1 Académie des Belles-Lettres & de l’Acadé-mie Françoise.... Merc. de Juin 1725.
Ce mot se trouve dans Nicot Sc dans Cotgrave.
INTERROGATIF , IVE. adj. Terme qui marque uneinterrogation. Interrogans. Quoi ? Comment ? Quest-ce ? font des particules interrogatives. Que dítes-vous? Que faites-vous ? font des phrases interrogati-ves , c est-à dire quelles marquent une question dela part de celui qui parle. Quand la troisième person-ne au verbe interrogatif finit en a ou en e , 011 in-sère un t entre deux petites barres : Parla- 1- il hierà vous 5 aime -1 ~ il ?
INTERROGATION, f. f. Demande que l’on fait àquelqu’un fur une chose dont on veut être éclairci.Interrogatio. Il y a des impertinens qui fatiguent parle nombre à!interrogations qu’ils font à ceux qúi veu-lent bien les écouter. Il fxut répondre aux interroga-tions qu on nous fait-
Interrogation, est auíli une figure de Rhétorique.C’est une espèce d’apostrophe que celui qui parle sese fait à lui même , ou aux autres. On ne peut nierque ces fortes de figures ne donnent beaucoup plusde mouvement, d’action Sc de force au discours.
II n’y a rien qui imite mieux la paillon que cettemanière vive Sc violente de se foire des interroga-tions , & de se répondre sur le champ à soi-même.Bon.. On le peut remarquer dans ces vers de Ra-cine :
Hé bien 3 Titus , que viens-tu faire ?
Berenice t attend , où vas-tu 3 téméraire?
Tes adieux fiont-ils prêts ? T’es tu bien consulté?
Ton cœur te promet-il <ffe^ de cruauté?
Car enfin au combat qui pour toi fie prépare ,
C’est peu d’être constant, il faut être barbare »
INTERROGAT OIRE. f. m. Acte judiciaire qui con-tient les demandes que fait un Juge ou un Com-mi tkire délégué pour interroger une partie fur cer-tains foies, & les réponses qui y sont faites par lapartie, pour tirer de' la bouche de celui qui est in-terrogé PéclairciíTement de la vérité, Sc servir de{ireuve dans la cause. Qusflio.
ífT On disting ue deux sortes d ’interrogatoires ; ceux quile ont en matière civile, qui se nomment interro-gatoires fur faits Sc articles ; Sc ceux qui se font enmanere cnminelle, qui Rappellent interrogatoires surfaits resultans de l’information. Dans ce sens c’est latneme c oe que procçs-verhal contenant les ques-tions du Juge & les réponses de la partie ou de1 accule. On a lu Ion interrogatoire.
^^Interrogatoire signifie austl la ciuestion ouefoitle Juge fur des faits civils ou criminels, Sc les ré-ponses que fait celui qui est interrogé. Se 'couper dansTome H.
1NT 1 ry
son interrogatoire. En matière civile on dit prêterl ’interrogatoire fur faits & articles ; en matière cri-minelle , subir Y interrogatoire. Cette partie a prêtéinterrogatoire sur les faits & articles qui lui ont étécommuniqués. Ce criminel s est coupé dans le secondinterrogatoire qu’il a subi. Le dernier inrerrogataireíe prete sur la sellette, ou en présence du Consul.Le Chancelier Foyer voulut par E'Ordonnance dé1539 > q ue tout homme sûr tenu de répondre par sabouche, & après serment prêté subir Y interrogatoirefur les faits qui lui seroient signifiés par fa partie ad-verse. Auparavant nul 11’étoit tenu de sc condamnerpar sa bouche, & même dans la f sommation des Mo-nitoires on ajoutoit cette clause, demptâ pprte <i con-filio.
A 2 " INTERROGATOIRE, Enquête , & Information nc si-gnifient pas la même chose. Dans Y enquête Sc dansY information , ce íont les témoins qui font interrogesSc qui répondent. Dans Y interrogatoire 3 c’est la partiemême.
INTERROGER, v. a. Faire une demande à quelqu’un.Interrogare. Un Catéchiste, un Examinateur inter-roge un enfant, un Récipiendaire, fur les points defo croyance, fur la doctrine, pour connoïrre ia capa-cité. Un Juge interroge un accusé après avoir pris fer-ment de lui fur des faits dont il veut être éclairci. 'On interroge les courriers, les voyageurs, pour la-voir des nouvelles , pour savoir ce qu’ils ont vu denouveau , d’extraordinaire. §stF ll est évident quequestionner conviendroit mieux dans cette dernièrephrase.
fCT Interroger , demander, questionner, synonymes-.On interroge , on demande 3 on questionne pour sa-voir. Mais interroger suppose de 1 autorité. Question-ner suppose de la curioíité. Demander paroit avoirquelque chose de plus civil Sc de plus respectueux..Le Juge interroge un criminel. Un espion questionneles gens. On demande l’ordre au Général. Syn. Fr.
fe?On voir, par ces exemples, qu ’interroger Sc ques-tionner 3 font seuls un sens; mais qu’il fout un cas àdemander, c’est-àdire, que pour foire un sens par-fait, il fout exprimer la chose quon demande.
Interroger , se dit auíli des Orateurs, qui, par Une fi-gure de Rhétorique, sont des questions à leurs par-ties , Sc souvent à des choses inanimées dont ils n’at-tendent point de réponse. Voye\ Interrogation.
Interroger , se dir figurément pour examiner. Inter-roges le bon sens Sc voyez ce qu’il vous dira. Inter -rogeons fur cela notre Foi ; interrogeons l’Èvangile Scn’en croyons point la corruption de notre cœur. Ilne fout qu interroger la conscience Sc foire attentionà ce qu’elle nous crie.
Interrogeant nos goûts, consultant nos humeurs 3La mollesse a changé les règles de nos mœurs.
Rec. de Vers.
Interroge , Éè. part. C’est par ce mot que commen-cent tous les articles d’uu interrogatoire criminel.Interrogé 3 s’il a foit, &c.
fCF INTER ROI. f. m. Inter Rex. Titre qu’on donneen Pologne au Primat du Royaume , c’est-à-dire,à l’Archevêque de Gnesne, pendant que le trône estvacant. C’est lui qui est chargé de notifier 1 a vacancedu trône aux Cours Étrangères , de convoquer kdiète pour sélection du Roi, d exposer a k dicte as-semblée la qualité & le mérite des Candidats, &c;Sc après que les Nonces ont procede a sélection, ilrecueille les suffrages, monte à cheval, demande partrois fois si tout le monde est content, 8e alors ilproclame le Roi. Voye\ encore Entre-Roi Sc In-tèr-Rex.
INTERROMPRE- v. a. Interrumpere 3 interpellare ,Vinterromps , ] interrompois , ) interrompis 3 j ai inter-rompu 3 )’interromps ai , que f interrompe , que j inter'■>rompisse 3 ou \’interromprais. Couper la parole a quel-qu’un au milieu d’uu discours, l’empecher de conti-nuer. Les Avocats ont k mauvaise coutume de s’//r-terrompre. On peut interrompre ipic partie quand elle