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façon de caution à deux personnes qui ne s’eliten-dent pas.
Interprète fe dit encore de celui qui fût connoître, qui fixe Sc détermine le sens d’un Auteur,d’un discours. L’Eglise est la seule interprète infailli-ble des livres saints. Les Apôtres croient les inter-prètes de la parole de Dieu.
tfCT Ce mot s applique de même à celui qui est chargéde déclarer de faire connoïtre les volontés de quel-qu’un. Le Chancelier est l ‘interprète du Roi, Lestlui qui déclare, qui fait connoitre les volontés. LesMinistres d’État íont les dépositaires Sc les interprè-tes des volontés du Prince. Les Prophètes font les in-terprètes des volontés de Dieu.
ffc? On le dit encore des Physiciens qui nous dévoi-lent les mystères de la nature, des Prêtres du Paganifme qui annonçoient ou prétendoient annoncerla volonté des dieux ; des disterens devins qui prétendoienr tirer des présages de différentes choses. LesPhysiciens font les interprètes de la nature, ils découvrent le secret de les opérations. Les Prêtrespayens, 8c ceux qui rendoient les oracles, fe van-toient d’être les interprètes des dieux, des destinées.Les interprètes des songes , des présages, du vol desoiseaux , & tous les autres qui le font mêlés de di-vination , ont pris la même qualité.
On dit dans le discours firmi lier à celui qui jugedes pensées, des paroles , ou des actions d autrui ,qui fe mêle de les expliquer à là fantaisie : Vous êtesun bon ou mauvais interprète de mes sentimens.Rien n’est plus gênant dans la conversation que cessubtils interprètes des pensées d’autrui, qui donnentà toutes choses un sens mystérieux. Bal. Je ne pré-tends point m’ériger en interprète téméraire des secretsde l’Etat. Ross.
Interprète, fe dit en Morale de quelques signes quidécouvrent les pallions , les secrets mouvemens deLame. Les yeux font les interprètes des désirs d’uncœur amoureux 8c discret. Les soupirs font les in-terprètes d une grande douleur. Cette affaire parletoute feule, elle n'a pas besoin d 'interprète. Lavoix 8c la langue ont été données à l’homme pourêtre les interprètes de ses pensées. La Cham. Ejfertanimi motus interprete linguâ. Hor. Le peuple prendles événemens pour les interprètes de la volonté duciel. Fl. La parole est l ’interprète de l’esprit 8c ducœur. Bell..
INTERPRÉTER.v. a.Expliquer, faire entendxe.Interpre-tari. ActT Il est quelquefois synonyme de traduire. LesSeptante ont interprété l’Ancien sestament.CerAmbaffadeur fit un discours qui fut interprété en François.Plus ordinairement il signifie expliquer ce qui estobscur, difficile à entendre. J. C. fut trouvé à douzeans dans le Temple qui interpre toit les Écritures. Illes interpréta auíîî aux Pèlerins d’Emmaiis. S. Luc ,chap. 24. Joseph interpréta le songe de Pharaon.Daniel interpréta le songe de Nabuchodonosor, 8cmême lui déclara ce qu’il avoir songé. Daniel, chap.2. Il avoit interprété cela d’une grande famine qui devolt arriver. Abl. sctT Autrefois on se bornoit dansles Ecoles à interpréter Aristote, le maître des Sentences, S. Thomas.
AZ" Les Protestans prétendent que c’est à la raison àinterpréter l’Écriture, & à en chercher le véritablesens. Les Catholiques soutiennent au contraire quecette interprétation n’appartient qu’à l’Eglile. La raison peut bien chercher le sens de l’Ecriture dans leschoses fur lesquelles cette Interprète établi de Dieun’aencore rien prononcé; mais dès qu’il a parlé, liraison doit se taire, Sr se soumettre à ses interprerations ; parce que c’est Dieu lui même qui parle parcet Interprète. Les Protestans eux mêmes n abandonnent point à la raison 1 interprétation de l’Écriture.Quelques uns disent que c’est l’Égíise primitive qnrest l’interprète de l’Ecriture , & d’autres que c’est lcS. Esprit qui l 'interprète à chacun au fond du cœurC’est ce que Bochart appelle -, Sc
qu’on nomme communément l’Efprit particulierdes Calvinistes , si bien réfuté par nos Controversis-
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tes, que M. Péliífon dit que les Calvinistes en ontëu honte cux-mëmes.
•En termes à Pratique , ©ft dit interpréter un ar-rêt , químd ûn l’êxplique par un second arrêt. LaCour en interpretant Farrêt d’un tel jaur, a ordonnéque, ót.
Interpréter , se dit aulfi pour , Prendre une chose ,Une action , un discours, en bonne ou mauvaise part.Accipere in bonam , in malam pdrtem. Je ne saiscomment cette conduite fera interprétée à la Cour.Cela peut 'être -diversement interprété. -Ses ennemisY interprètent tout autrement. Ikteïprétêr favorable-ment une Bulle. Pasc. Lés ge'nsde mauvaise humeurinterpretent mal tout ce qu’on leur dir. Bell.
Interpre te , ée. part.
INTERREGNE, f. m. Temps pendant lequel un Royau-me est íans Roi. Interregnum. Dans les Royaumes hé-réditaires il n’y a point A’interrègne , ou du moinsils font rares. Après k mort dé Childeric, il y eutun interrègne de quatre ou cinq mois. Après celle deThierri IL il y eue un interrègne qui dura cinq ousix ans. Cordemoi. Dans les Royaumes électifs c’estle temps qui s écoule depuis la mort du Roi jusqu’à1 élection de son successeur. Les interrègnes sont su-jets aux troubles 8 c aux factions. En Allemagne lesEmpereur ont perdu k plus grande partie de leursdomaines pendant les interrègnes. §ctF Ce mot estauíìì employé dans des cas où les États font gouver-nés par d’autres que par des Rois, pour désigner letemps pendant lequel ils íont fans Chef. Lorsque lesRomains ne convenoient pas pour sélection d’unConsul, il y avoit un interrègne. Du temps des JugesdTíra'élil y eut de longs interrègnes. A Venise l’in-terrègne est fort court après la mort du Doge.
IN LERREX. f. m. Ce nom est purement Latin , maisil faut bien s’en servir dans notre langue , puisquenous ne Lavons point interprété , ni habillé à laFrançoiíe, & que nous n en avons point qui lui ré-ponde. fíCF Celui même d’Entre-roi ne rend point1 interrex des Romains, attendu la différence de nosGouvernemens avec celui de Rome. Voye-g Inter-Roi 8 c Entre-Roi.
C’est un Magistrat qui gouvernoit pendant un in-terrègne , ou dans l’dpace 'qu’il y a entre la mort duRoi dans un Etat Monarchique, 8 c sélection, ou laprise de polfeiiion de Ion luccdkur. Interrex. CetteMagistrature étoit établie dans i'ancicnne Rome , 8 cpresque austi ancienne que L ville même. A la mortde Romulus , il y eut u.i interrègne d’un an, pen-dant lequel les bén-iteurs furent Interrex tour atour,chacun cinq jours. Après l écablilcment des Consuls& de la République , qu A qu’il n’y eût point deRois, on garda le noua 8 c îa fonction d interrex :Car lorsque les Magistrats ét-..ient abfens , 8 c qu’ilsne pouvoient tenir les Cou ires, ou qu il y avoir eudu défaut dans leur ele_cion , 8 c qu’ils avoient ab-diqué , li on ne vouloir point créer de Dictateur,on fastoir un interrex ,-donc 1 a fonction & Fautori téne durok que cinq jours, après lesquels on en fu-ioit un autre. L ’ Interrex étoit dépositaire de toute1 autorité Royale , ou Consulaire , & il en faifoit tou-tes ses fonctions. U affembloit le Sénat. Il tenoit lesComices, ou assemblées du peuple s il avoit foin quesélection des Magistrats se lit dans les régies, &c.Ce n’étoit point k coutume que le premier Interrextint les Comices j du moins on n’en trouve pointd’exemple dans 1 histoire Romaine. 11 n’y avoit queles Patrices qui cuisent droit d’élire 1 ’ Interrex. Ondifoit déclarer 1 ’Interréx , plutôt qu’élire. Le mot con-sacré étoit proiere Interregèm , & non pas creare >ou eligere , ou defignàre. La charge d’Interrex tom-ba avec- la République , quand lès Empereurs se ren-dirent maîtres de tour.
IN FERROGAN F. -adj. Terme de Grammaire d’-usegeen cette phrase seuie.' Point interrogant ou interroga-tif. C’est une pondaiition - qui sert-à marquer
endroits -où l’Auteur parle en'interrogeant, s aiìn quele Lecteur varie , Sc élève alors un peu fa voix If 1 'terragans. Un -point interrogant se marque d’un poift»