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f:ff roni s“ on chanta ìc Te Deum.INTIAQUaCQUI. f. m. Nom d’une Idole des Bar-bares du Pérou. Inúaquaquus. Ce mot signifie dansla langue du Pérou Soleil frere. VIntiaquacquí étoitune des trois statues du Soleil, que les Pérouans ado-roient , Sc auxquelles ils saisissent autrefois des sacri-fices le four de fore , qui commençoit leur année. Lesdeux autres croient Apointi Sc Churiunti. Voye £Liníchotanus, lift. Ind. Occident.
£Lï INTIENGA. st m. Petit animal quadrupede d’Afrique, particulièrement du Royaume de Congo. Lapeau en est si belle, ornée de couleurs si brillantes& si vives j qu’il n est permis qu’au Roi, aux Prin-ces de la famille Royale, Sc aux Grands que le Roiveut distinguer, d’en porter des fourrures. Cet ani-mai a cela de particulier qu’il vit toujours fur lesarbres , Sc meurt aussitôt qu’il est à terre.INTIMATION, st f. Signification ou déclaration qu’onfait à quelqu’un par un acte judiciaire. Denuntiatio.On a fait l ’intimation de la vente des meubles d’untel à un tel jour. On a fait de suffisantes intimationsu tous les opposans de se trouver à l’assemblée descréanciers pour la vente d’une terre. Suivant l’ancienstyle, encore usité en quelques Provinces , les ex-ploits d’affignation siniílòient par cette formule , ointimation _, qui veut dire avec intimation , avec dé-claration qu’on fait du dessein qu’on a de poursui-vre incessamment Tassasse, & d’obtenir ses avantages.
Ce mot vient du Latin intimatio , du verbe inti-mare ■ qui signifie , Faire entrer une chose fort avant,aire connoître, déclarer quelque chose d’une ma-^ cre st u ’on n’en puisse point prétendre cause d’igno-
Intimation , se dit plus ordinairement de l’exploit quelait donner un appelant à celui qui a obtenu sentencea son profit, pour la voir réformer par un Juge supé-rieur. Les intimations en la Cour se font d’ordinaireen venu d’un relief d’appel de Chancellerie. Quandl’assignation se donne par l’autre partie, on l’appelleanticipation.
On appelle folle intimation j celle d’un Juge qu’ona pris à partie en son propre Sc privé nom , quandil n’y a pas lieu, Sc quand il n’a point prévariquéen fa charge. En général quand on intime fur unappel quelqu’un qui n’a pas été partie dans la sen-tence. On condamne toujours aux dépens de la folleintimation.
L’Ordonnance de i 66 j. tit. 6. art. 4. ordonne queles folles intimations feront vuidées par un ancienAvocat j dont les parties ou les Procureurs convien-dront.
Intimation d’un Concile. Voye-p_ Intimer. -
INTIME, adj. m. .& f. Ami particulier, & à qui Tondecouvre son cœur, & ses affaires , plus confidem-tnent qu’à tout autre. Intimus. Enée Sc Achates ,Orestes Sc Pilades , étoient des amis intimes. Je fuisjoint d’une intime amitié, d’une amitié très étroite,avec cet homme là ffoT Dans ce sens on dit quelque-fois substantivement, mais dans le style familier feu-lement , c’est mon intime , son intime.
C-?* Intime , est quelquefois un titre. Conseiller in-time de TEmpereur.
Intime, en termes de Théologie, est relatifà l’intérieur.Çe but de la Théologie Mystique est de former unionimmédiate & intime de l’ame dévote avec Dieu. Ju. S.François a expliqué les opérations les plus intimes dela vie contemplative. Boss.
ihf o en s intime , en Métaphysique. Sensus intimus.sentiment intérieur, ou conscience , termes syno-nymes , qui désignent la manière dont on connoîtles choies qui ne font point distinguées de soi. C’estainsi que nous connoissons notre arae, ses pensées ,la douleur, le plaisir , en un mot tout cc qui se pasteau-dedans de nous mêmes.
IN i IME ÉE. st ou adj. employé substantivement. Sedit proprement de ceux, ou celles qui sont assignésdevant un Juge supérieur pour voir juger Rappel d’unesentence rendue à leur profit. Défendeur en cause d’ap-pel. L’appelant Sc intimé sont les deux parties prin- I
cipales en cause d'appel. Anciennement on ajour-noit directement les Juges en la Cour, pour venirsoutenir leurs sentences à leurs périls & fortunes ;Sc on faisoit simplement signifier Rappel à la partie :ce qu’on appeloit proprement intimation , quin’étoitautre chose qu’une dénonciation d’appel ; Sc on ajour-noit aussi bien les Juges Royaux, que les Juges guê-tres & pédanées.
|ÌCr On n ajourne plus les Juges pour soutenir le bienjugé. On ajourne seulement celui qui a obtenu gainde cause en première instance ; Sc l’on a continué dedonner le nom à’intime a celui qui est ajourné ainsien cause d’appel.
INTIMEMENT, adv. Avec une affection très-étroite.Intime. Ces deux personnes font unies xrés-intime-ment. Il n’y a rien de plus intimement uni à Jesus-Christ que les Prêtres, ils le produisent, ils s’ennourilíent. Eli: cri. Nous pouvons avoir nos ideesintimement unies à notre esprit. Roc». S’il n’y apas moyen , selon le sentiment des Saints, de con-verser intimement avec Dieu & avec les hommes ;il est encore bien moins possible d’ouvrir son cœuravec utilité à Dieu Sc aux hommes tout eníemble.Ab. de La Trape.
INTIMER, v. a. Signifier & déclarer à quelqu’un lejour d’une assemblée, ou d’un acte judiciaire. De-nuncìare. Les Lettres de Chancellerie porteur com-mission à un sergent d’intimer un certain Sc com-pétent jour, pour voir dire ou faire telle chose. O11intime les oppolans à la vente des meubles , desfonds , à certain jour pour y assister Sc enchérir.On les intime , pour assister à une délibération decréanciers j assemblée de parens , Sec. Le Pape , dèsle lendemain qu’il eur fait donner part aux Ministresdes Princes de la résolution qu’il avoit prisé.... fit
1 intimer un Consistoire. Ab. Regn.
Onssit en ce sens, intimer un Synode, un Con-cile, Indicere , pour dire , marquer le jour & le lieuoù se doit tenir le Synode, l’affemblée, afin quetous les intéressés s’y trouvent.
Ce mot vient du Latin Intimare , qu’on trouvesouvent en la lignification de faire connoître , signi-fier. Mén.
Intimer , signifie plus particulièrement, Assigner unepartie qui a gagné íâ cause, pour voir faire réformerla sentence par un Juge supérieur. Ce n’est pas aíïezd’interjetter appel d’une sentence, il faut releverRappel, Sc faire intimer la partie , la faire assignerpour cela. Intimer , assigner pour procéder surun appel.
On appelle intimer un Juge en son propre 8 cprivé nom, quand on Taccuse d’avoir prévariqué ensa charge , ffo? quand on proteste de répéter contrelui toutes pertes, dommages & intérêts qu’il auracausés. Autrefois on intimoit les juges fur toutes lesappellations, & il falloir qu’ils vinssent à la Courpour soutenir leur sentence.
On dit figurément dans le discours ordinaire,Pourquoi m y intime^-*'ous en mon nom ? pour dire ,Pouquoi vous en prenez vous à moi ì je n’ai pointété Fauteur de cette affaire.
Intimé , ée. part.
INTIMIDATION, st f. Action par laquelle on me-nace, on fait peur à quelqu’un. Terroris injeclio.Intimidation est plus énergique , Sc dit plus quemenace , mais il n’est pas François.
INTIMIDER, v. a. Faire naître dans Tame dequelqu’un un mouvement vif Sc subit de crainte parl image d’un danger reel ou simule. Terrorem injiccrre. L’arrivée des nouvelles troupes a intimidé les en-nemis. Les esprits foihles font aisés à intimider. Ona intimidé les témoins qui ont été ouïs en cetce in-formation. Il n’y a que Rhorreur des supplices quipuisse intimider les malfaicteurs. Intimider la popula-ce.- Ablanc. Il tâche à'intimider les conjurés. Vaug.
Implacable pudeur , régné fur mes dejlrs ,
Intimide ma voix , mes yeux & mes soupirs .
La Svze.