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ímtimidé , ^e. par:.
INTIMITÉ, s. f. Liaison intime. On dit que deuxpersonnes vivent ensemble dans une grande intimité,éfíf Concevons-nous surdon de famé avec le corps ,dont toute la nature nous prouve f intimité. Mém.de Trév. Ce mot lignifie encore, Fond , intérieur.•M. Hales t de la Société Royale de Londres, faitvoir , avec la dernière évidence , que tous les corps ,même les plus solides , contiennent de l’air, non-ículement dans -leurs pores , mais dans Y intimitémérne de leurs parties constitutives , ensorte quecet air sait une portion de leur substance... Mcrc.d!Avril 1735. Intimité est en Italique : il semble fait•exprès pour l’exemple allégué. Si tous les motsnouveaux relíembloient à celui-là , ce seroit unevéritable richesse pour la Langue Françoise.•ÏNTINCTION. s. f. Terme de Liturgie. Mélangequi se frit à la messe entre ia consécration & lacommunion , d’une petite partie de shostie con-sacrée avec le sang de Jésus-Christ. Le canon de la-messe l’appelle commixtio.
Ce mot d ’intinclion vient, selon quelques - uns,de ces paroles de l’Évangiie que dit Jésus-Christ.Qui intingit mecum manum suam in paropfide. &c.IN flTULATION. í. f. Inscription qui sert de titre.Inscriptio. Vin titillation d’un livre. fCF Ce mot n’estpas François. On dit le titre d'un livre.INTITULÉ, f. m. Titre qu on met à un acte, &c. Ilparoît par l 'intitulé de facte. Il n’a guère d'uíagequ en style de Pratique. L 'intitulé de finventairc ,fCf’ c'est-à-dire , les qualités des parties comparantes,le préambule qui précédé la description des esters.INTITULER. V. a. Mettre un titre à un livre , à undiscours , à un acte judiciaire.- Inscribere. Dans lesPrivilèges d’imprimer des livres , on marque com-ment ils font intitulés. Un tel ouvrage est intitulé dunom d’un tel Auteur. Montagne traite de toute autre.matière que celle dont il a intitulé ses Chapitres.Intitulé , ée. part.
INTOLÉRABLE, adj. m. & f. Qui ne se peut tolé-rer. Intolerabilis. La goutte caule un douleur irito -lérable. Insupportable va mieux avec douleur. Cethomme se rend intolérable a tout le monde. La mau-vaise humeur de cette femme est intolérable. Ceuxqui se sont tués eux mêmes regardoient leurs mauxcomm z intolérables ; autrement ils n’auroient pointpris ces résolutions désespérées. Nie.INTOLÉRABLEMENT. adv. N’est pas François.ífS INTOLÉRANCE, f. f. Intolerantia. Mot nou-veau , mais qui íe trouve souvent dans les livres desThéologiens. C’est le contraire de la tolérance. Voy.ce mot. ÌJintolérance Ecclésiastique consiste à regar-der comme fauste toute autre religion que celle quel’on professe. ÌJintolérance civile consiste à ne you-loir ni tolérer, ni supporter, ni admettre à la com-munion des prières, ni à la participation des sacre-mens , ceux qui professent une autre religion que lanotre.
INTOLÉRANT, s. m. Iqtolérans. C’est l’opposéde tolérant. Voye^ ce mot. Celui qui ne veut nitolérer, ni supporter ceux qui professent un autrereligion que la sienne. C’est le nom que íes Tolé-rans donnent à ceux qui font profession de quelquecommunion Chrétienne , & par dessus tous auxCatholiques, qu’ils regardent comme les plus intolé-rans de toutes les sociétés Chrétiennes ; parce qu’ef-fectivement les Catholiques gardent mieux que personne le précepte de Jésus Christ, qui. nous ordonnede traiter comme Rayon & comme Publicain celuiqui n'écoute point l’Église. En ce sens il n’y a mê-me , à proprement parler , que les Catholiquesdont les principes sont intolérans , parce qu’il n’y aqu’eux qui ont les vrais principes.ÏNTOLÉRANTISME. í. m. Doctrine , sentimentde ceux qui ne veulent souffrir aucune autre Religionque la leur. Nous nous faisons honneur de \intolé-rance que les Prorestans nous reprochent. La véritéest une, & ne sautoir rien souffrir qui lui sort con-traire.
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gCF INTONNATION.. s. s. Intonatio. Manière d’en-tonnerun chant, de le commencer, & faction dsdonner le ton fur lequel il doit erre chanté. Man-quer à ì’intonnation. Vintonnation de ce pseaume estdu premier ton.
UCF On dit encore qu’un Musicien a Vintonnation juste ,lorsqu’il exécute avec précision les intervalles de iaMusique.
INTRADOS, s. m. Terme ^ d’Architecture. C’est lapartie intérieure d’une voûte , ou la partie courbedu dedans d’un vouffoir. On fappelle aussi Douelleintérieure.
Quelques - uns écrivent intradose. L’Auteur duTraité de la construction des chemins propose cet-te difficulté à résoudre, quelle doit être la portéede s vouítoires depuis leur intradojfe , à toute fortede grandeur d’archc, 6c d’arceau , à l’endroit dela clef? Journ. des Sav.
M. Gautier, dans son ouvrage fur l’épaisseur desculées des ponts , &c. dit intradose & extradasse ,6 c il fait ce mot du genre féminin. Ce n’est pasfustige.
INTRADUISIBLE, adj. Qu’on ne peut traduire. Cemot, exposé d’abord à la censure du DictionnaireNéologique, a été employé avec succès par f Au-teur des Lettres Philosophiques, au commencementde la XXII e Lettre. Il y a , dit il , un Poème An-gloìs qui s’appelle Hudibras. Le sujet est la GuerreCivile , & la Secte des Puritains tournée en ridi-cule. C’est Don Quichotte , c’est notre Satyre Mc-nippée , fondus ensemble , c’est de tous les livresque j’ai jamais lus, celui où j’ai trouvé le plus d’eí-prit : mais c’est le plus intraduisible _
§ 3 ’ On trouve intraduisible , dans les Mém. de Trév.mais avec un correctif. Quoique cette descriptionsoit, pour ainsi dire, intraduclible. Intraduisible estplus usité.
INTRAITABLE, adj. m. & f. Intraclabilis .Hommed’un esprit farouche & sauvage, d’un. caractère dur ,d’une humeur inflexible , avec lequel on ne peut nitraiter , ni agir , ni converíer. L’orgueil , la fiertéde ce favori, font rendu intraitable. Les Poètes fontd’ordinaires intraitables fur leurs Vers. Boi. Genusirritabile vatutn. Horat. Les gens qui se piquentd’un éminent savoir, son t intraitables 'de ce côté là ;ils croient que tout le mérite est renfermé en leurpersonne. Bell. Les Allemands ont naturellementl’esprit dur & intraitable. Fleciî.
ÎNTRANSITIF , IVE. adj. L’Auteur de la Grammairegénérale Sc raisonnée appelle verbes intranfitiss, ceuxdont faction ne passe point hors de celui qui agit,comme aller, partir , monter, descendre , arriver,retourner.... & il dit que quelques uns de ces ver-bes , éì’mtranfitifs deviennent transtifs Sc propre -ment actifs, loriqu’on y joint quelque mot qu’ilsdoivent régir. . . Dans le premier cas ils prennent leverbe auxiliaire être , Il est ahc , il est parti, il estmonté , C’c. Sc dans le second ils prennent le verbeauxliaire avoir , & le participe étant gérondif, nechange plus de genre ni de nombre. Ainsi l’on doitdire, Cette femme a monté la montagne , Sc nonpas, est monte ou est montée, ou a montée.
INT-R ANSMUABLE, INTRANSMUTABLE. adj.de t. g. Qu’on ne peut transmuer. Les métaux sontinconvertibles , intransmuàbles , impérissables. Plu-
che. Voye\ Transmuer.
INTRANT- s. m. Terme de f Université de Paris.C’est celui qui est choisi par fa Nation pour nom-mer le Recteur. Il y a quatre. Intrans , parce qu’ily a quatre Nations dans f Université ; Sc lorqu’il estquestion de faire un Recteur, chaque Nation nommeson Intrant. Ensuite ces Intrans se retirent en par-ticulier pour faire le Recteur ; Sc loríqu’il y a par-tage de voix, le R.ecteurqui est encore en charge,pourvu qu’il ne s’agisse pas de lui-même, fait pen-cher la balance du côté qu’il lui plaît.
Dans f Université d’Angers & ailleurs, on appelleIntrans ceux qui représentent le corps de l’Univcr-site j & qui composent ses assemblées comiqunes,