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du lieu avoit donné son nom ; de Jucundus , agréa-ble , de même qu’à Jouay.
JOACHIM, s. m. Nom d'homme. Joachim. Joachi-mus. Il faut prononcer la premiere syllabe , d’unson nasal Sc obtus , comme la première du mot in-juste , & le c h comme dans chien , cheval , isc. & nonpas comme un k , quoiqudn le salle dans les au-tres noms Hébreux , comme Jéchonias , Achias ,Ochojias , Achìmélech , &c. que nous prononçonsjékonias , Akias , Okofias , Akimélech. NicépiioreCallixte , hist. Eccl. L. I, c. 7 , Sc S. Jean.Damai-cène , Orthod. fid. c. // , disent que le père de lasainte Vierge s appeloit Joachim. Il y a trois Électeursde Brandebourg qui ont porté le nom de Joachim.Joachim Duc de Poméranie. II y a auísi des Joa-chims dans la nlaison á’AnUalt, Joachim de Calabre,
. Abbé de TOrdre de Liteaux, a fleuri au commen-cement du XIII e . siècle. Voyei Joachimite. Joa-, chim du Bellay vécut sous Henri III , Sc se lit de laréputation par son génie pour la Poëíìe.
Quelques-uns écrivent auílì par uq ch le nom deJoaJám , Roi de Juda, que Pharaon Nécao mit àla place de Jolias son père. C’est une ignorance dela langue originale Sc de Pérymologie de ce nom ,quil faut écrire Lc prononcer par un k.JOACHIMITE. s. m. & f. Prononcez chi , comme ki ,ou qui , Sc non pas comme Joachim. Nom de lette.Disciple de l’Abbé Joachim. Joachimita. L’AbbéJoachim , Calabrois , Abbé de Flore, Ordre deLiteaux, mort en 1201 , passa pour un Prophètependant fa vie, & laiíía beaucoup de livres après famort j des Commentaires íur Isaïe , sur Jérémie,sur l'Apocalypse j une concorde de sancien & dunouveau Testament, un livre île la Trinité contrele Maître des Sentences, Sc beaucoup de prétenduesProphéties. Tout cela étoit plein Terreurs ; & f Au-teur fut condamné en 1215 au Concile de Latran.Cependant bien des gens ne laissèrent pas de conti-nuer ses erreurs, Sc peut être même y en ajoutèrentde nouvelles. Du nom de cet Abbé 011 les appelleJoachimites. Ils se répandirent en France , Sc leConcile d’Arles les condamna en r 260 , ou 1261.Ce Concile dit que mettant pour fondement de leursextravagances certains Ternaires , ils établiilbientdans leur Concordance une doctrine pernicieuse;que sous prétexte d’honorer le S. Esprit , ils dimi-nuoient Pester de la rédemption , &c le bornoientà un certain espace de temps. Ils diloient que lePère avoit opéré depuis le commencement dumonde jusqu’à Payénement du Fils, que c’est cequ’il dit en S. Jean , v. 17, que P opération du Filsavoir duré jusqu a leur temps pendant 1260 ans , qira-près cela le S. Esprit devoir opérer aussi à son tour ;Sc que c’est ce que signifioient les 1260 jours mar-qués dans l’Apocalypse, & les mille ans après lesquelsSatan fera déchaîné , Apocal. XI 7 , XII 6 ,XX3,7, comme íì.dans le cours du siècle présentle Saint Esprit devoir être envoyé plus glorieuse-ment que quand il se répandit sur les Apôtres.
Les Joachimites divisoient tout ce qui regardaitles hommes, les temps , la doctrine, la manière devivre en trois ordres, ou états , selon les trois per-sonnes de la Sainte Trinité; ainsi chacune de ces troispersonnes comprenoit trois états qui dévoient sesuccéder, ou s’étoient déja succédé les uns aux au-tres ; ce qui saisoit qu’ils nommoient ces divisionsTernaires. Le premier Ternaire étoit celui des hom-mes ; il comprenoit trois états, ou ordres d’hommes.Le premier état étoit celui des gens mariés , qui avoitduré , disoient-ils , du temps du Père éternel, ’c est-à dire fous l'ancienTestament. Le second, celui desClercs , qui a régné par le Fil S du temps de la grâce.Le troisième , celui des Moines qui devoir regnerdu temps de la plus grande grâce par le S. Esprit.Le second Ternaire étoit celui de la doctrine, qssilsdivisoient aussi en trois ; l’ancien testament qu’ilsattribuoient au Père : le nouveau , qu’ils attribuoientau Fils ; Sc l’Évangile éternel, qu’ils attribuoient auS. Esprit. Dans le Ternaire des temps ils donnoient
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au Père tout celui qui s’étoit écoulé depuis le com-mencement du monde jusqu’à Jésus Christ , tempsauquel, disoient-ils ,régnoit l’esprit de la loi Mosaïque.Ils donnoient au Fils les 1260 ans depuis J. C. jus-qu’à eux, pendant lesquels avoit régné l’esprit degrâce. Enfin , le troisième qui devoir íuivre, & qu’ilsnommoient le temps de la plus grande grâce, Sc dela vérité découverte , étoit pour le S. Esprit. U11autre Ternaire coníìstoit dans la manière de vivre.Dans le premier temps, fous le Père, les hommesont vécu selon la chair & l’esprit ; dans le troisiè-me , qui devoir durer juíqu’à ia fin du monde , ilsvivront selon l’esprit. Les Joachimites prétendoientque dans le troisième temps les Sacremens Sc toutesles figures , tous les signes dévoient cester, & quela vérité paroîtroit à découvert. Tout ceci est tirédu Concile d’Arles , qui ajoute qu’on appeloit cettedoctrine l’Évangile du S. Esprit, & que le S. siègel’avoit deja condamné , & que la source de cetteerreur étoit la Concorde , Sc les autres Livres del’Abbé Joachim. Dans le Propylaum Mail , p. 216,les Bollandistes ont fait une dissertation fur le temps& les Auteurs des Prophéties attribuées à l’abbé Joa-chim & à S. Malachie. L’Auteur est un Schismati-que , partisan de l’Antipape Clément VII sous Ur-bain VI. Ils conjecturent que ce pourroit être An-selme , Évêque de Marsico.
JOACHIMS-STALL, (c’est-à-dire la vallée de S. Joa-chim). Ville & vallée de Bohême dans le cercled’Elnbogen : on y découvrit de riches mines d’ar-gent, au commencement du seizième siècle.
JOAILLERIE, s. f. Quelques-uns écrivent jouaìllerie •Marchandise de bijoux & de pierreries ; commeaussi Fart de les tailler, & de les mettre en œuvre.Gemmati operis ars , vel officina. jfJ' Le mot dejoaillerie est un terme collectif qui comprend toutesles pierreries , taillées ou brutes , montées ou non ,& toutes fortes de bijoux précieux.
JOAILLIER , IÉRE. f. m. «Sc si Quelques-uns écriventJouaillier. Qui fait le commerce de joaillerie. Gem-mati operis artifex , aut venditor, Sc dans la balleLatinité jocolarìus. Les Orfèvres font MarchandsJoailliers. C’est Louis de Berquen qui a appris auxJoailliers Part de tailler les pierreries avec la poudrede diamant en 1476, Sc auparavant on les portoitbruts, à ce qu’a écrit Robert de Berquen Joaillier 3son petit fils. Les Joailliers ne peuvent tenir bouti-que qu’ils ne soient examinés fur la touche, pour la-voir toucher ce qu’ils vendront ou recevront ; Sc cetexamen se doit faire en la Cour des monnoies.
SAN-JOAN DE PESQUARA. Bourg de la Provincede Tralosmontes, en Portugal. Fanum S. J o annis dcPiscaria. Il est à cinq lieues de Lamégo du côté du le-vant , fur le Douro, qui commence en cet endroit àporter bateau. Maty.
JOANNÉE ou JOUANNEE. f. si On appelle ainsi enTouraine les feux de la S. Jean. De Joannata,forme de Joannes , Sc qui a été dit premièrementdes feux de la S. Jean, Sc ensuite de tous les autresfeux de joie. MÉnàge , Dicl. Étym.
JOANNICE. si m. Nom d’homme. Joannicus. C’estla meme chose que Jean. Jean, ou Joannice , qui s equalifioit Empereur des Bulgares, Sc se donnoit l eSmêmes titres que l’Empereur des Grecs, Sc avec I ememe faste, pour affermir la nouvelle domination,désira recevoir la couronne de la part du Pape Inno-cent III c n 119Í), Sc réunit à l’Eglise Romaine s orlpeuple qui en étoit séparé depuis long-tems, comm eles Grecs. Le Pape félicita Joannice fur l’ireureux ÍUC"cès de ses armes Sc son inclination pour l’Églife Ro-maine, & lui envoya des Nonces Sc des Légats.
Ce nom est formé de Joannes , avec une terminai"son Bulgare.
JOANNINA. Foyer JANNA.
JOANNINE. si si Qui se dit dans l’Église de Reif* 1 *’d’une Sentence arbitrale rendue par le Cardinal Je» 11de Beauvais en 1572, entre l’Archevêque de ReH lSSc Con Chapitre, au sujet des droits Sc privilèges del’Eglise de Reims. Joannina, Joannina sententia.
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