Band 
Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
Seite
233
JPEG-Download
 

J o c

JOANNINE. Voyez JEANNINE.

jOANNITE. f. M. Dans le cinquième íîècle on appelaJoannites, ceux qui soutinrent les intérêts cie S. JeanChrysoftôme , & qui furent toujours unis de com-munion avec lui, quoiqu il eût été envoyé en exilpar les artifices de 1 Impératrice Eudoxie , Sc mêmedéposé dans un Conciliabule par Théophile d’Alexan-drie, Sc depuis encore par un autre Conciliabule deConstantinople. Ils furent appelés Joannites par leursennemis. Dupin.

JOANNOPOLI. Foyei PÉRETSLAW.

J O B.

JOB. f. m. C’est le nom d’un Saint du vieux Testament,ptoposé ordinairement pour un exemple de fermetéde de patience. Jobus. Çe nom a produit ces phrasesen notre langue : Il est pauvre comme Job j il faudraitavoir une patience de Job pour souffrir ce valet. Lepeuple appelle une personne opiniâtre ôc querel-leuse , la femme à Job. Voyez sur Job Vois. de Idolol.L. //, c. j. ‘ .

Doué en biens _, tel fut Crésus tenu ,

Qui tout-à-coup un Job ejl devenu. Marot.

Ce mot se dit ausiî du Livre de l’Ecriture Saintequi contient l’histoire de Job • car on l’appclle le Li-vre de Job , ou simplement Job. Le Livre de Job estUn Livre Protocano nique, qui a toujours été reconnupour divin par les Juifs & les Chrétiens. Nous lisonsdans Job j XIX 3 2j, 26 , 2j 3 un témoignage mani-feste de la foi de la résurreéfion des corps; c’est-à-dire , dans le Livre de Job. S. Grégoire a fait des Ex-positions morales fur Job. D’excellens Commentaireslur Job , font ceux de Codurc, de Cordier, de Bobduc, de Pinéda, de Sanctius.

Jeu. Fontaine de l’Idumée. Isidore, cité par Orte-lius,dit qu’eíle change de couleur quatre fois lan,Sc qu’elle est successivement bourbeuse, de couleurde sang, verte & limpide.

JOBELIN. s. m. Terme populaire. Sot, manière decocu. C’est un Jobelin.

Jobelins. C’est ainsi qu’on appeloit par opposition àUranins, les beaux esprits qui estimoient plus le Son-net dè Job , fait par Benferade, que le Sonnet d’Ura-nie fait par Voiture. Ce qui donna lieu à cette pointe :

J O G 233

dit en cette phrase proverbiale, c’est un jocrsë, ense moquant d’un homme qui s'amuse aux menus foinsd u ménagé, qui est foible Sc qui se laisse gouverner.

J O D.

JOD. s. m. Terme de Grammaire Hébraïque. Jod. C’estla dixieme lettre de l’Alphabet Hébraïque. II a cetteforme, 1. Un jod Hébraïque, un jod Samaritain. Lejod prend la place du n , he , sur-tout dans les verbesqu on appelle Quiescentia laniedhe , c’est-à-dire, quiont un ,1, hé , pour dernière radicale. P. Souciet,Disert.p. 20 y. Trois jod poses en triangle, ou biendeux jod avec un kamets delïous, expriment en Chal-déen le nom propre de Dieu. Quelques-uns ont pré-tendu que cela marquoit la Trinité des personnes enDieu, dont les anciens Rabins avoient eu connois-sance. Communément on prononce jod comme si 1 ’/étoit consonne, & de même que dans Job ; mais cen’est pas la véritable prononciation. Car quoique lejod soit en effet consonne, il n’a pourtant pas le sonde notre j consonne, qui de vrai n’est point un ï,mais un g ; le jod ou j consonne Hébraïque, se pro-nonce à la manicre de ì’iota Grec, ou comme lesAllemands prononcent 1 ’i.

Jod. Terme de commerce. C’est en Angleterre lequart du quintal.

Jod est aussi une mesure des distances Sc longueurs dontont se sert dans le Royaume de Siam. Vingt cinq jodsfont le roé-neug ou lieue Siamoise d’environ deuxmille toises Françoises.

JODAME. f. f. Mere de Deucalion ; elle fut aimée deJupiter, qui la rendit mere de ce Prince.

JODELET. f. m. Qui fait rire par ses sottises. C’est lejodelet de la compagnie. Terme populaire.

J 0 DO. Ville du Japon, dans Vile de Niphon, lur laroute d’Oíacca à Méaco.

JODOCE. Voye £ Jocse.

JODOCAWA. Rivière du Japon , dans l’île de Ni-phon ; elle a son embouchure dans'le golfe d’Osacca.JODOIGNE ou JUDOIGNE. Lieu qu’on nomme enFlamand Geldernaken, en Latin Geldonia. C’est uneville du Tr-aoaut , près de Huigarden Sc d’Orp leGrand, Monastère bâti par Alpaïde, mere de CharlesMartel. De Valois , Notit. Gall.p. 224.

JOE.

Les femmes font Uranines ,Et les maris Jobelins.

JOBER, v. n. Le petit peuple se sert de ce mot, pourdire, mocquer, railler , il se jobe de nous.

JOBET. f. m. Nom d’homme, diminutif de Job. Jobus,Jobetus.

JOBITE. 1 . m. Sc f. Nom d’une Dynastie, qui a régnéen Egypte. Jobiu. L’an 567 de l’Egire, le RallieAdheb étant mort, Saladin le rendit maître du châ-teau du Caire , & établit en Egypte une nouvelleprincipauté des Aioubites ou Jobites : car c’est ainsique la postérité de Saladin a été nommée à caused’Aiub ou de Job son aïeul. D’Herbelot. Au reste ,d est mieux de dire Jobite qa’Aioubite; car quoiqueles Arabes disent Aiub , Job, de l’Hébreu tmur, Aiob ;n °us disons Job avec les Grecs & Latins, d’où parconséquent il faut former Jobite.

J O C.

JOCASTE. s £ Fi j le de Crcon, Roi de Thèbes, &femme de Laïus, fut mère d’Œdipc qu’elle épouí;lans le connoître.

OCELIN, ou JOSSELIN. Bourg ou petite ville dBretagne en France. Jocelinum , Josëlinum. Il est sula riviere d Oust, à sept ou huit lieues de Vannes, dcote du nord. long. i 4 . d. s V lat. 48. d. z".CONDITÉ. f. f. Vieux mot. Joie , allégresse, diLatin jucunditas.

OCRlSSn. f. ru. Terme injurieux & populaire, quiTome J r .

JOÉE. f. f. Vieux mot. Soufflet. Ce mot a été fait deJoé j qui a été dit pour Joué.

JOEL. f. m. Nom d’homme. Joël, is, au génitif. Joëlest dans la Vulgate & dans le texte Hébreu, le seconddes douze petits Prophètes , Sc le quatrième feule-ment dans la version Grecque. Comme c’est uneconstante tradition parmi les Juifs, que les Prophètes ,dont le teins n’est pas marqué dans leur prophétie ,font contemporains de celui qui les précede dans l’or-dre des Livres sacrés, ou du Canon des Juifs, il y ades Interprètes qui croient que Joël étoit contempo-rain d’Ozéc. D’autrcs, néanmoins, ont cru que Joëln’a écrit que fous Ézéchias, environ 700 ans avantJésus Christ. Leur raison est qu’il ne parle pointdes Tribus que Salmanasiir avoir déja transportées.Joël prophétise la captivité de Babylone, la descentedu S. Esprit & le jugement dernier. ^

Ce nom se dit aussi du Livre de la prophétie de ceProphète. Charles Étienne imprima Joël en 1557,avec le Commentaire Hébreu de R. D. Kinahhi, in-quart. Livelejus a fait des Annotations fur Joël.

JOESDI ou JOHESDI. Vieux mot. Jeudi.

JOESVOÉ, on prononce Joufwou. Ville de la Chine,Sc la huitième du département de Péking.

J O G.

JOGGERY. f. m. Terme de Relation. Sucre grossier oumélasse épaiste. S aecarum impurum. Bremond. 1732,p. 13.

JÔGHI ou JOGUE. f. m. Pénitent, Gentil, dans les

Ug