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Indes. Pœnitens Indus , Afceta Indus , Jogh'ms. Aune lieue de Tichérapaly, s’élevc une colline fur la-quelle les Gentils ont construit un temple dont ils ontconfié la garde à un célèbre Joglù. Les dehors de favie austère lui ontaílocié un grand nombre d autres
Joghis qui vivent íous fa conduite. Ce font de
vrais brigans qui portent la désolation dans tous lesvillages , 8c qui s’enrichissent des extorsions 8c dupillage qu’ils font fur le peuple. Lett. cur. et édikRec. IX, p. 281. On dit que les Jogues ne fe ma-rient point , qu’ils ne possèdent rien en propre,qu’ils vivent d’aumônes 8c qu’ils pratiquent de gran-des austérités. Ils voyagent 8c parcourent tomes lesIndes en pèlerins & en prêchant. Ils ont un chef quiles envoie. Quand ils ont gardé la continence pen-dant un certain te ms, ils, fe regardent comme impec-cables , fe croient tout permis 8c fe plongent dans lesplus honteuses débauches. Les Jogues íont Payens &soumis à un Général qu’ils changent tous les ans dansleurs assemblées. Ils courent presque toujours depays en pays fans porter le plus souvent aucun habit.Ils ne vivent que d’aumônes 8c font profession depasser , fort souvent, plusieurs jours de fuite fursmanger, 8c fans boire. On croit qu’ils font de la sectedes anciens Gymnofophistes. Les Joghis font une efpce de pénitens qui s’occupent principalement aux Indesà faire despélcrinages dans les lieux les plus consacréspar la dévotion du peuple. P. Catrou , Jésuite.
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JOHANSBERG ou JOHANSBOURG. Ville de Po-logne , dans la Sudavie, canton de la Prusse Du-cale , fur la rivière de Pyfch, aísez près du lac deSpirding.
JOHNSTOWN ( SAINT) bourg de l’Ultonie, en Ir-lande. Fanum S. Joannis. Il est dans le Comté deDonnégal, fur la rivière de Foyle, un peu au-dessusde Londonderry.
JOHNSTOWN ou BALLANALIE. ( SAINT ) Nomd un autre bourg de la Lagénie, en Irlande. FanumS. Joannis. U est dans le Comté de Longfort, furla rivière de Camlin, un peu au delíus de la villede Longfort.
JOHNSTOWN. (SAINT. ) Foye . ? Perth.JOHNSTPOINT. ( SAINT ) c’est à-dire , le Cap de S.Jean. Caput ou Promontarìum S. Joannis , ancien-nement Isamnium Promontorium. Cap. de l’Ultonie,en Irlande. U est dans le Comté de Downe , fortprès de la ville de ce nom. Maty.
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JOIANT, ANTE. adj. m. Vieux mot. Joyeux. Lctus ,gaudens. Et il en tu rnult liez 8c joïant. Villehard.n. 2 p 4. D’autres lisent j oyant.
Charles en fut lie & joyans,
Et li Archevêque oians. Philippes Mouskes.
JOIE. f. f. Emotion de l’ame, mouvement vif, 8cagréable que l’ame restent dans la postèffion d’unbien réel ou imaginaire. Gaudium. La joie est peintefur son visage. Le larmes de joie viennent d’un ex-cès de tendresse. On pâme de joie , ainsi que de tris-tesse. Corn. Foye\ pâmer. Les gens sérieux, &qui ne descendent jamais de leur gravité, font fortincommodes à ceux qui veulent se livrer à la joie.Bell. Rien ne fait mieux sentir la joie que le plaisirde la dire. S. Évr. Je pensai expirer de toutes lesdifférentes joies qui s’aísemblèrent alors tout à lafois dans mon cœur. H. S. de M.
Faire enrager le monde , eji ma plus grande joie. Mol.
Je sens une joie bien differente de cette joie d’i-vresse & de passion , de cette joie molle & folâ-tre , dont mes sens ont été empoisonnés ; mais unejoie de raison, toujours pure, toujours égale , Sc qui
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ravit l’ame fans la troubler Fén. La joie intérieuredes âmes dévotes vient d une assurance secrète qu’ellespensent avoir d’être agréables à Dieu. S. Évr. Lajoie fuit loin de moi, 8c refuse d’entrer dans moncœur. L’intérêt des Courtisans fait cette joie superfi-cielle, ou cette tristesse apparente qui paroît fur leurvisage. Nie. Les ailes de la vie, 8c la prospérité ,font que les Princes ont de la joie de reste pourrire de tout. La Br. Il ne faut pas que la joie d’unrepas relsemble à la fureur, ni que le libertinageprenne la place de la liberté. M. Scud. Il y a desgens qui ont un fonds de mauvaise humeur capa-ble d’empoilonner toutes les joies du monde. Bell.Une joie forcée ne réjouit personne. Idem.
Enfin je me dérobe à la joie importuneDe tant d’amis nouveaux que me fait la fortune.
Racine,
S'il ejl vrai que la joie efi mère des amours.
Des-Houl.
Ce mot vient du Latin jocus ; ou de joi , quien langue Celtique ou Bas-Breton signifie joie,où on dit aussi jocus ; pour dire, joyeux. Ménage lefait venir du Latin gaudia. On trouve gioca dans laballe Latinité, pour lignifier joie.
II ne faut pas confondre les mots joie , contente-ment, satisfaction 8c plaisirs qui ont chacun leursnuances particulières. Le contentement regarde pro-prement l’intérieur du cœur. La joie regarde parti-culièrement la démonstration extérieure : c’est uneexpression du cœur qui agite quelquefois l’efprit. LaJatisfaclion regarde plus les passions. Le plaisir re-garde principalement le goût. Foye £ ces mots. Syn.Fr.
Joie 8c gaieté, synonymes. La joie est dans lecœur , la gaieté est dans les manières. L’une consistedans un doux sentiment de l’ame , l’autre dans uneagréable situation d’efprit. La gaieté tient plus au tem-pérament , à l’humeur. Elle éclate toujours dans lesyeux & fur le visage. La joie affecte souvent l’ameassez vivement, sans paroître au-dehors. Il arrivesouvent que la postèffion d’un bien, dont l’espérancenous avoir causé beaucoup de joie , nous procurebeaucoup de chagrin.
La joie publique se témoigne par des cris , desfestins , des décharges de canon, des feux d’artifices j8c généralement par tous les lignes de joie qui fontéclatans. |fT On fait des feux de joie dans les ré-jouissances publiques, pour la naissance d’un Prin-ce , pour la prise d’une ville , 8cc. Ignes fefiivi.
Joie humaine, dans les livres spirituels, signifie joiemondaine, prophane , qui ne convient pas à l’étatd’un Chrétien. Cette expression a plus de grâce aupluriel. Jésus-Christ a condamné les joies humai-nes , 8c a donné la malédiction à ceux qui rient.Abbé de la Trape.
On dit dans le style familier, Qu’une personneest bien en ]oie ; qu’elle a le cœur en joie ; qu’elseest à la joie de son cœur, quand il arrive quelquenouvelle, quelque fortune qui la ravit de joie , quila sait rreilàillir de joie. On appelle maligne joie ,une joie secrette qu’on a du mal qui arrive à au-trui, 8c qu’on n’ose témoigner au dehors ; & faussejoie ou courte joie , quand on se réjouit d’une nou-velle qui peu après fe trouve fauste. On appelscrabat-joie un homme rébarbatif, ou quelques acci-dens fâcheux qui viennent troubler la joie de ceuxqui font en humeur de sc réjouir. De tous les pi-' 11 'sirs qui durent peu, on dit que ce font des joie sde mariage.
Montjoie. Voyez à son ordre.
On dit proverbialement de celui qui n’est pas d undivertissement dont il entend le bruit, qu’il entendles joies de Paradis, mais qu’il n’y peut pas entrenOn appelle aussi les quinze joies de mariage , scnombrement des incommodités du mariage dont ona fait un volume exprès. Les payíàns sc saluent p-*