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tins dans 1 c texte , 8c les versions de la Bible , d’oùcec usage nous est venu. Car quand il est dit d’unnomme dont il est parlé dans l’ancien testament,nous diíons Jonas, 8c non pas Jona. Jonas, 1 und;s douzes petits Prophètes , prophétisa íous Ama-iias Roi de Juda , ëc Joas Roi d’Israël. Voyc\ leIV L. des Rois , XIV 23. Jonas étoit de la villede Gethcépher, ( ou plutôt Geth Hhépher ) dans latribu de Zabulom II iaut qu il ait commencé au plu ■tard à paroítre dans les premières années de Jéro-boam II environ 830 ans avant J. C. puisqu’il pré-dit les heureux succès de son régné. Ainsi il doit passerpour le plus ancien de tous les Prophètes, dont nousayons les écrits. Sa Prophétie néanmoins n’est pla-cee qu après celle d’Osée 8c des trois Prophètes sui-vans, parce que Phistoire qu il a écrite n est arri-vée qu environ Tan 770 avant J. C. Il est le seul desProphetes que Dieu ait envoyé aux Gentils. Saci ,ìábcra , Rivet , Drujìus. Comme Jonas fut troisjours & trois nuits dans le ventre de la baleine , ainsiie Fils de i’Homme fera trois jours 8c trois nuitsdans le cœur de la terre. Port-R, Les Ninivites selèveront au jugement avec cette nation, 8c la con-damneront : car dès que Jonas prêcha, ils firent pé-nitence. Bouh.
Au contraire , quand il s’agit des hommes dontil n est parlé que dans le nouveau Testament, fus-sent ils de l’ancien , il faut dire Jona , 8c non pas Jo-nas. Par exemple, Qui fut fils de Joseph, qui futFils de Jona, qui fut rils d’Éliakim. Port-R. en S.Luc , III 30. Simon fils de Jona. Louv. en S.Match . XVI /7. Et de même des Rabbins. R. Jona,ce Médecin de Cordoue , plus fameux encore parion habileté dans la Grammaire Hébraïque , vivoitvers lan 112,1 , & compoíâ une Grammaire Hé-braïque que l’on appelle riDp'H'VJ , sepher harikma ,8c un Dictionnaire qui porte le nom de cne-iiMO 3 se-pher scoaschim , Livre des Racines. A ben Ezra 8cDavid Kimhhi , bons connoisseurs, louent souventle Grammairien R. Jona. Il est vrai qu’en S. Mat-thieu, XVI, /7 , en S. Jean I. 41, les traduc-tions de Genève 8c de Mons traduisent Jean, aulieu de Jona ; mais c’est qu’ils suivent le texte Grecoù il y a I ma ,, & qu’ils prennent ce mot pour unabrégé de Jéhohhanan , qui signifie Jean ; mais mal,à mon sens : l’abrégé de Jéhohhanan seroit Johha-nan , ou tout au plus Johhan, 8c jamais , com-me il est dans le Grec. D’ailleurs, quelles preuvesa-t-on de cette abréviation ì Dans ces temps-là ondisoit Jéhohhanan tout au long , comme il paroîtpar le nom des deux S. Jean , Joannes j car Joannesest Jéhohhanan avec la terminaison Greque -?r , &quiconque pensera le contraire ne saura point , ousaura bien superficiellement les langues. Si l’on avoitfait une abréviation , elle se seroit faite dans l’uíageordinaire, comme elle se trouve dans tous les nomsmodernes , ou du langage moderne, tels que ce-lui de S. Jcan-Baptiste 8c de S. Jean l’Évangéliste ,de même que dans celui du prétendu Jean , père deS. Pierre. Car Passage ne fait pas dans un nomcommun une abréviation pour un homme seul. Jene puis donc douter que le l’mà, du Grec ne soitUne faute , 8c qu’il ne faille ôter le dernier ».
L’Édition que j’ai de la Traduction de Louvain metJona en un endroit, 8c Jonas à l’autre ; mais c’est unefaute d’impreísion ; les éditions de Plantin & les au-tres bonnes mettent Jona à tous les deux endroits.
Le P. Bouhours, en S. Luc III 30 , dit Jona , 8cen S. Match. XVI, 17,8c en S. Jean 1 , 41 , aappelle le père de S. Pierre, Jonas. On ne volt pointla fanon de cette distérence ; & c’est certainementune faute contre les principes du P. Bouhours, quiVouloir qu on s en tint à Passage. Or que Passage aitfait la distinction que nous avons dire entre les per-lonnes qui ont porté ce nom, c’est un fait qui sevérifié aiíémenren confrontant dans nos Traducteurs,Match. XII, 39,4° > 4 s■ XVI, 4 , Luc. XI, 29 ,30 , 3 2 , où il est parlé du Prophète Jonas , avecMatch. XVI , /7. Luc. 111 , .30 Jean /, 3.2 , où
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il est parlé d’un des Ancêtres de N. S. dont on netrouve rien dans l’ancien Testament, & du père deS. Pierre, dont il ne peut y avoir mention que dansle Nouveau. Jacques d’Étaples , ou la Bible d’Anvers ,les Lovaniítes , René Benoît Véron , Frizon, le P.Amelot , M. Simon ont fait la distinction que jedisy ce qui montre que c’est Passage, 8c qu il le fal-loit suivre. Il faut cependant convenir que la fautedu P. Bouhours est une erreur savante, si l’on peutainsi parler : car il n a mis Jonas que parce qu’il a vuque Jonas,8c Jona croient le même nom, comme nousPavons remarqué d’abord. Voyant donc que le motJonas étoit en usage , il a cru qu’il falloir toujourss’en servir. Outre cela, peut-être avoir il remarquéque le P. Montreuil , dans son excellente Vie deJésus, & le P. Brignon P. III, c. 8 , appellentS. Pierre fils de Jonas , 8c non pas de Jona. Châtillondit aulfi toujours Jonas , 8c jamais Jona. Mais aprèstout,ces autorités ne prévalent pas à tous nos autresTraducteurs , depuis les premiers jusqu’aux derniers 38c si l’on dit quelquefois Jonas , il ne s’ensuit pasqu’on le dise toujours. C’est ainsi que Passage veutque l’on dise quelquefois Juda, 8c quelquefois Ju-das, quoique ce soit toujours le même mot, ainsique je le remarquerai à sa place. Olivetan écrittoujours Jonah , pour marquer les lettres Hébraï-ques dont ce nom est composé. Cela seroit bondans une Dilíèrtation d’érudition. Dans une version del’Écriture , il ne faut pas l’imiter. Quant aux Chré-tiens qui ont porté ce nom, il faut écrire Jonas , &prononcer l’s , comme quand on parle du Pro-phète : car c’est en effet le nom de ce Prophètequ’on leur a donné, 8c c’est Passage. Jonas , Irlan-dois, Abbé de Bobir, vivoit vers le commence-ment & le milieu du septième siècle. Jonas, Moinede Fontenelles, a écrit la vie de Saint Wlfran , Ar-chevêque de Sens. Jonas , Evêque d’Orléans.
Jonas , se dit aullî pour le Livre de Jonas. Acosta afait un Commentaire ; 8c Grynatus, des Prélectionsfur Jonas. Jonas n’a que quatre Chapitres.
Ce mot vient de •DP , Jonah, qui signifie co-lombe.
JONATHAN, ou JONATHAS. f. m. Nom d’hom-me. Jonathan, anis ; Jonathas , a. Quoiqu’au fond8c dans la langue originale ces deux noms soient lamême chose , 8c que le second ne soit qu’une cor-ruption du premier, l’uíage cependant y a mis dela distinction dans notre langue, comme en Latin :car en Grec on lit toujours Jonathan, comme enHébreu. La distérence qu’il y a dans notre langue,c’est que nous appelons Jonathas , i°. Le fils deSaùl , ami de David. La tìèche de Jonathas n’estjamais retournée en arrière. Elle a toujours été teinted u sang des morts, &c. Saci. 2 des Rois 1 , 22.Saisi & Jonathas , ces Princes si dignes d’être ai-més, Id. 23. Votre mort me perce de douleur, Jo-nathas mon frété , le plus beau des Princes, &c.Id. 2,6. Ainsi c’est une faute contre Passage de direavec Olivetan , & la Bible de Genève, Chasteil-lon , 8c les Des-Marets , Parc de Jonathan jamaisne retourna en arrière. Olivetan. Saisi 8c Jona-than amis 8c plaisans en leur vie. Chasteillon.Jonathan mon frère , je fuis en angoisse pour la-mour de toi. Des-Mar.
2 0 . Il faut dire auisi Jonathas quand on parledu frère de Judas Machabee , qui lui succéda auSouverain Pontificat, dc dans la conduite des armées.Jonathas 8c Simon emporterent le corps de Judasleur frère , & l’enterrèrent dans le sépulchre deleur père, dans la ville de Modin. Saci , I. desMachab. IX, 19. Jonathas reçut alors le comman-dement, 8c prit la place de Judas son frère. Id. 31.On dit de même Jonathas , fils de Joïdas II, Sou-verain Pontife, alla au-devant d’Alexandre quand ilpassa par Jérusalem. Et Jonathas fils d’Anne, quel’Empereur Vitellius fit souverain Pontife à la placede Caïphe. Ce !>»nt les Grecs qui depuis leur éta-blissement dans l'Orient, avoient lait Jonathas deJonathan.