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JOU. s. m. C’étoit le véritable nom de Jupiter, dontJovis est le génitif. Les Celtes appeloient ce DieuJ ou, c’est a-dìre, le jeune, pour marquer que Dieu11e vieillit jamais. Le mont Jou , dans les Alpes, queles Latins appeloient Mons Jovis , lui étoit consacré,8c prouve que c’étoit le nom de Jupiter. Le jour dela semaine qui portoir ion nom , dies Jovis , Jeudi,le prononce encore dans toutes les Provinces meri-dionales de la France, Di-jou. Enfin c’est fous ce nomde jou que le souverain des dieux étoit autrefois connu8c honoré dans les Gaules.
fKFJOUAIL. Terme de Marine. Fyei Jas.
IP* JOUAILLER, v. n. Jouer à petit jeu, & feule-ment pour s’amuíèr. Il est du style familier.
JOUAILLERIE. Foye\ Joaillerie.
JOUALLIER, ERE. Foye\ Joallier.
JOVANOT j OTTE. adj. m. & f. Vieux mot. Jeunet,jeunette. Un Prince comparoir une de ses Maîtresse àLoi seau de Paradis, où il y a, plus de plumes que dechair, la taxant par là d’être maigre. Aussi, dit Bran-tôme, étoit-elle trop jovanotte pour être gralle , n’yayant ordinairement que celles qui deviennent âgéesqui prennent de Tembonpoint. Dames Galantes ,tom. t. p. m. 2 48. 24p.
JOUAR.A. Petite île déferre. Gyarus , ou Gyaros. Elleest dans l'Archipel, entre celle, d'Andry, de Ténos,& de Zéa. Maty.
JOUARRE. Nom d’un village avec Abbaye. Jotrum.Il est dans la Brie, Province de France, fur le petitMorin , à demi - heue de la Marne , & de la Ferréfous Jouarre. Maty.
Il y a à Jouarre une fameuse Abbaye de Bénédic-tines fondée vers Tan 630. par Adon, frère de S.Ouen; c’est pour cela que Jouarre est appelle juarreles Nonnains , en Latin, Jotrum Nonnarum. Ontrouve auílì en Latin J odorum, & J odarium. D’abordon a dit en François Juerre, 8c ensuite Jouarre. Va-lois. Not. Gall.p. 2s4- Voyez sur cette Abbaye 1 ’HiJl.de l’ Église de M eaux , T. I. p. 3 3. 8c suiv.
JOUAN. Bourg de France. Jocondiacum. Il est dans laTouraine près de Tours, furie bord duCher. Valois.Not. Gall. p. 2p3.
JOUBARBE, ou JQNBARDE. f. f. Plante qui poussedes feuilles oblongues , pointues, graíies , charnues,toujours vertes, disposées en rond. Il s’éleve de leurmilieu une tige à la hauteur d’environ un pied, ouplus haute , droite, allez grosse , garnie de feuillessemblables à celles d’en-bas-, mais plus étroites &plus pointues. Ses fleurs font portées à l’extrémitéde la tige , qui est divis ée en quelques branches cour-tes & fans feuilles. Ghaque feuille est composée deplusieurs pétales fort étroits, & de couleur purpu-rine. A ces Heurs succèdent des fruits formés parplusieurs petites graines ramassées en manière de tê-te , & remplies de semences fort menues. Cette plan-te , que l’on nomme grande joubarbe, Sedum majusvulgare C. B. pour la distinguer de plusieurs autresespèces de joubarbe qui font plus petites, est rafraî-chilîante. Il y a une espèce de joubarbe qui s’élevefort haut & qui pou fié des tiges & des branchesen manière d’arbre. Ses Heurs font jaunes, csest celle-ci qu’on nommoit Sedum arborescens, J. B. Cetteplante croît fur les muraihcs 8c fur les toits des mai-sons. Elle est fort rafraîchissante, propre pour lesinflammations, pour adoucir les douleurs de la brû-lure , de la goutte , des cancers.
On la nomme en Latin Sedum majus vulgare. C.Bauh. Pin. 283. Aedum vient de sedere, parce quela plupart des espèces de joubarbe font comme alli-se s fur les toits & fur les murailles, ou elles crois-sent, ou bien de sedare , appaser , parce que lajoubarbe empêche les inflammations. On la nommeauílì sempervivum à cause qu’elle conserve sa verdurecn hiver, auílì bien qu'en été. Autrefois on l’appe-loir jov’s barba , ou jovis herba, d’où est venu le mode joubarbe.
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Petite Joubarbe, f. f. Fermicularìs. Petite plantedont les tiges font à peu près de la longueur de lamain, dures , ligneuses 8c rougeâtres. Ses feuillesfont longuettes , rondes, charnues ou succulentes ,ayant la rigure d’un petit ver, ce qui fait qu’elle s ap-pelle en Latin Fermicularìs. Ses fleurs nailíent en lessommités comme en bouquets, blanches, compo-sées chacune de cinq feuilles disposées en rose. Lors-que cette Heur est paílée, il lui íuccède un petit fruitcompose de plusieurs graines ramassées en tête, 8cremplies de plusieurs semences fort menues. Sa ra-cine est menue & fibrée. Cette plante croît fur lesmurailles. Son goût est 'assez insipide. Elle contientbeaucoup d’huile 8c de flegme , & peu de sel. Elleentre dans la composition de l’onguent Populeum.Elle est humectante, rafraîchissante, résolutive, con-solidante j propre pour les maladies de la peau ,pour les inflammations, pour les hémorrhoïdes ,écrasée 8c appliquée extérieurement. Lémeri.
JOUE. í. f. Partie du visage qui s’étend des deux côtésdu nez jusqu’aux oreilles, & depuis les tempes juí-qu’au menton. Mala, gêna. Les Médecins divisentla joue en deux parties, 8 c appelle la pomme , oule pommeau , la s upérieure qui est un peu élevée enbossette, entre le nez & í’oreille au-deífous des yeux ,& qui est le liège de la pudeur, parce qu’elle rou-git : ils appellent Bouffe, 8c en Latin bucca , la par-tie inférieure qui est plus lâche, qu’ofi enfle devent quand on veut : c’est la joue proprement dite.
Du Gange dérive ce mot de geujìs, mot de labasse Latinité. Les Picards disent encore aujourd’huij eues. Les femmes se fardent les joues avec du rou-ge. La pudeur lui a mis un beau vermillon fur les.joues. Il vient souvent des fluxions fur les joues. Cou-vrir la joue. Donner fur la joue, c’est donner unsoufflet : l’Évangile en ce cas conseille de tendre Pau-tre joue pour en recevoir un second.
Ce mot vient du Latin gêna, qui selon Isidore,vient du Grec yíw , qui signifie , la barbe, parceque les joues sont les parties du visage où vient hbarbe. Les Grecs appellent le menton yí»v; pour lamême raison.
On dit, coucher en joue , pour dire, viser à quel -que but pour y atteindre avec une arme à feu qu’onapproche de sa joue. O11 dit auílì au figuré, coucheren joue quelque chose, quand on la considère bienattentivement, qu’on la delire , & qu’on fait sesefforts pour l’obtenir. Cette expression , au figuré, n’estque du style familier.
|K? Oii dit auílì les joues d’un cheval. Ce cheval atrop de joues.
jfF On sc sert de ce mot dans les arts, pour désignerles parties de certaines machines placées fur les cô-tés , correspondantes l’une à l’autre.
|sT Dans T Artillerie On appelle joues les deux côtésde l’épaulement dune batterie, coupés selon son épais-seur , pour pratiquer l’embrasure.
Joues de Peson. Terme de Balancier. Ce sent des ma-nières de petites plaques, qui sont de part & d’au-tre fur les broches du peson.
JOUE. Terme de Marine. Joue de vaisseau. Foye £
JOTTE.
JOUE. Jocundiacum. Bourg de France en Touraine,dans l’Electorat de Tours.
JOUEE. í. f. En terme de Maçonnerie , se dit des côtesou de l’epaifleur du mur dans l’ouverture ou dansla baie dune porte, dune fenêtre, dune lucarne,par où on tire du jour ; il fe dit auísi de f aisanceavec laquelle jouent les portes, les fenêtres 1 , 8c quel-ques machines. Latera. Cette porte 11’a pas allez dejouée ou de jeu , de facilité pour s’ouvrir. Jouéesd’abat-jour , ce sont les côtés rampans d’un abat-jour suivant leur talus, ou glacis. On dit aussi joueesde soupirail, pour signifier la même chose. Jouetd’une lucarne, jouée d’uns languette. _ .
Ce mot de jouée vient de jouer, quand il sigmfie avoir du mouvement : car la jouée des portes ,des fenêtres, est l’endroit où elles jouent, où else sont leur mouvement. M. Félibien dérive ce mot de