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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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zéz IRI

cellus adonné à N. S. Jésus-Christ , & qu il a prisd'Iiaie , qui, IX. 6. dic que le nom de Meilie fera ad-mirable,, Conseiller, Dieu fort, pere du siécle futur , Prince de paix : Princeps Pacis dans la Vulgate.

Irénarque. f. m. Nom d'un Officier de Guerre dans1’EmpireGrec. Irenarcha. P rase cl us pacis. La fonctionde P Irénarque étoit d’avoir foin de maintenir la paix ,le repos , la tranquillité, la sûreté dans les Provinces,& fa charge revenoit à celle de nos Prévôts des Maré-chaussées. Dans le code de Justinien , Liv. X. tit. 7/,il est dit que les Irenarqu.es font envoyés dans lesProvinces pour y maintenir la tranquillité & la paix ,ce qu’ils faifoient , en puniíïant les crimes , & enfailànr observer les loix. Il y avoir encore un au-tre Irénarque dans les villes , pour y procurer Sc yconserver la concorde entre les bourgeois, Sc y étein-dre les dissensions. On Tappcloit autrefois Préfet de laville. Foyers le code , L. FII. Sc les notes de Gode-froy. C'étoit les Dédirions , qui fous i’autorité desGouverneurs , fuioient faire sélection des Irénar-ques. Les Empereurs Théodoíe & Honorius suppri-mèrent les charges à’Irénarques , parce qu’abuíantde leur pouvoir ils troubloient les peuples, au lieud’y maintenir Tordre. Justinien les rétablir. Foyeqles Macri - , le Dictionnaire de Calvin , Godefroycité, & les notes du Pere Hallois , Jésuite, fur leXII e . Chapitre de la vie de S. Polycarpe .- Illujlr.Ecclef. Orient, script. Vit* & docum. T. I. p. fSy ,Brillonius , de verbor. signifie. L. IX. Les Irénarquesétoient soumis aux Gouverneurs des Provinces. Voye^la loi : Divus Hadrianus ,jj. de Cuflod. & exhibit.reor. Uoye^ encore , L. d. de eufiod. reor. I. ultima , §.Irenarcha, ff. de Muner. & honor. Il est parlé de T Iré-narque de Pamphilie dans la vie de S. Nestor, & deT Irénarque de Palestine dans celle de 5 . Porphyre deGaze.

Ce mot veut dire Prince de Paix ; il vient du Grec. ce mot est compose de deux. autres , ,

qui veut dire paix , Sc qui signifie Prince ,

& qui vient d’ sx », commandement , charge , of-fice. Ruffin , Hift. Eccl. L. IF. c. 1 /. & JoannesChrifiophorsonus appellent Y Irénarque en Latin P re-jectus Pacis. S. Augustin use auffi de périphrase , Ep.x yj>. de Tancienne édition. Ad quos tuenda publica pa-cis vigilantia pertinet. Il est pourtant mieux , commea remarqué le P. Hallois, de retenir le nom d 'Irénar-que , puisque c’est le nom d office. Il est mieux auffide dire Irenarcha , qu ’Irenarchus selon le Grec , parceque c’est Tufage. Foye-q encore VOnomafiicon deRofweid.

IRÈNE. f. f. Nom propre de femme. Irene. Sainte Irèneayant été exposée dans un lieu infâme , elle y futpréservée de toute sorte de violence par une pro-vidence singulière de Dieu , elle fut ensuite mar-tyrisée.

Ce nom est Grec, dp m , dans cette langue , veutòlircpaix.

IRÉNÉE, f. m. Nom propre d’homme. Iremus. S. Iré-née , Evêque de Lyon , vivoit fur la fin du iecondsiécle. Le Comte Irénée étoit fauteur du Nestor ia-nisine.

Ce nom est Grec , & veut dire pacifique.

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IRI. Foye Rupela. > -

IRIA. Nom d une ville d’Efpagne. Iria. Quelques-unsla prennent pour Elpadron c est > aujourd’huiune'petite ville de Galice, à six lieues de la mer du-côré- du levant, & à quatre au. midi de Compostelle.Iria . étoit autrefois Évêché. Ce siège a été depuisrraníporté à Compostelle.

Il yoa eu auffi trois -Iria en Italie , Tuile en Pié-mont > qu’on nomme aujourd’huì. Sartyrana ■ Tautreen Ligurie , on Rappelle maintenant Sarivia ; Sc latroisième en Lombardie. -Léandre croie que c’estVoghéra. ■ ' ,

IRlÉ , ée, adj. Vieux mot. Irrite , courroucé. On adit auffi Iror; pour dire , colère, & Irïément. adv.

.Dire.une chose iriémentgjpsmï , la dire en colère.

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SAINT IRIER DE LA PERCHE. Nom de lieu, Sc d’unMonastère fondé par saint Irier. Atanus , fanum Sanc-ti Aredii. II est dans le Limousin. Ce Monastère ayantété ruiné , a été sécularisé , Sc à la place des Mornesqu’il y avoir , on y a mis trente-deux chanoines ,avec un Abbé Sc un Doyen. Valois, Not. Gall.p. 4«;.Saint Irier. Foyc[ Saint Hyrica.

IRINGION. f. m. Nom d’une espece de Chardon ,Iringium.

IRIO , on IRIS. Nom d’une grande rivière de T Asiemineure. On la nomme autrement Casalmach. IrisCafalmachus.

Elle a sa source dans TAntitaurus, aux confins deTAladuh , Sc de TAnadole , près de Savastia. L’/riopaíle à Torar Sc à Amasie , Sc fe décharge dans lamer Noire , à TOrient de Laly.

IRIPA. si f. Grand arbre qui croît aux environs de Re-polyn , Sc dans d’autres contrées du Malabar. Sesfeuilles font cathartiques. On prépare de fes feuillesbouillies dans de Turme de vache , avec une addi-tion de miel , une potion , qui passe pour guérir lagale, la lèpre, Sc les autres maladies de la peau. Ra y ,Hifi. Plant. Malus indica, pomo cucubitijormi , moro-pyreno.

$£T IRIS, MÉTÉORE. Quelques-uns font ce mot fémi-nin : d’autres le font masculin avec T Académie ; & ilparoît que c’est Tusiige le plus général. Arc-en ciel,qui íe fait par la réstexion de la lumière dans unenuée pluvieuse. Iris. Y’Iris fe fait par réstexion desrayons du Soleil avec deux réfractions de fuitedans une même goutte de pluie : ce qui a étéremarqué pat Jean Fleifcher de Breílaw , dès Tan1 S 7 1 , N par Antoine de Dominis , Italien, en 1 6 11 ,en quoi ils ont prévenu Defcartes , qui a expliquéTarc-en ciel intérieur par deux réfractions , & uneréflexion , & Tcxtérieur par deux réfractions, & deuxréstexions fur une même goutte d’eau. On peut voirdeux ou trois iris, quand il y a des nuées de différenteélévation. Deux personnes qui font éloignées Tunede Tautre , ne voient pas le même iris , parce qu’ilchange selon la situation de Tœil , qui le regarde,selon les angles par lesquels la lumière est réfléchie.Y’Iris fut montré à Noé en signe de paix après ledéluge. Il fe fait auffi des Iris dans des prismes, ouverres triangulaires, dans des fioles pleines d’eau ,dans des jets de fontaines. On voit même des irisrenversés, dont les causes font fort bien expliquéesdans la Dioptrique & les Météores de Defcartes. LePere Pardies fait mention d’un pareil iris dansune lettre , dont Textrait fe trouve dans le Journaldes Savans du 7 Février 1667. Aristote, dans soulivre du monde, fait mention d’un iris perpendicu-laire ; mais ce phénomène ne peut être que ce qu’onappelle des verges , ou de longs barons de la cou-leur de Tarc-en ciel en confusion , Sc d’une teinturechangeante. Cependant la République des Lettres dnmois de Septembre 1684 , art. FII. parle d’un F lSperpendiculaire. Entre les deux Tropiques on vostdes iris de lune , dont les couleurs font fort vives.Foye-q Aristote Sc Defcartes dans leurs traités desMétéores. M. de la Chambre dans son traité de T T

r is ' á c ‘ .4

Iris , en termes d’Anatomie, fe dit d’un cercle qui e y

autour de 1 a prunelle de Tœil , Sc qui est de dist c "rentes couleurs, tantôt noir, tantôt bleu, tantôt v err 'C’est un rillu fie fibres disposées en rond , qui v ' lC snent de la tunique qu’on appelle Uvée ou choroiF-Y’Iris est un cercle membraneux posé fur le devantde Tœil. On Ta ainsi nommé , à cauíe des diskrentes couleurs , qui dans Thomme paroisse 111

fa surface au travers de la cornée transparente. Gecercle forme dans son centre un trou , auquel oua donné le nom de--Prunelle , apparemment P ai T cCqu’il paroît de couleur noire. Méry. Acad. des o c -1 7 °4- Mém. pag. 2.6 t . C’est une espece de zo 11ou d’anneau circulaire, assez large, dont le mih e ^qui est vide , est la prunelle par où les rayonstrent dans Tœil. Quand Tœil est expose a une g l ' al1de lumière , k prunelle fe rétrécit sensiblement ■>