Band 
Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
Seite
263
JPEG-Download
 

IRI

e’est-à-dirc , que Viris se resserre-. A une lumièremoyenne , l’ouverture de la prunelle ou l’exteníionde Viris est moyenne. Font. ib. Hifl. p. 13. Quandla prunelle se dilate , les fibres de Viris s’accourcií-sent. Quand elle se resserre , ces fibres s’alongent.Me n y , ib. Si l’iris avoir des fibres circulaires Scconcentriques à la prunelle , on concevroit que cesfibres seroient autant de petits muscles, qui en íegonstant Sc en se contrariant , accourciroient lescercles qu’ils formeroient, Sc en diminueroient l’cfpace , & par conséquent l’ouverture de la prunelle ;Viris n’a point de fibres circulaires , elles fonttoutes tirées de la conférence vers le centre. Font.ib. La prunelle se dilate dans sombre , & se resserreexposée aux rayons de la lumière. Or , comme onne remarque point de fibres circulaires dans Virispour rétrécir la prunelle , il y a lieu de croire queia dilatation dépend uniquement du reilort des fi-bres droites de l iris , qui toutes vont se terminer àla conférence interne de ce cercle. Idem. ib.

Iris , s. f. Divinité fabuleuse des Anciens , que les Poe" -tes ont feint être messagère de Junon. Son prin-cipal emploi étoit de couper le cheveu fatal des fem -mes Agonisantes , comme Mercure étoit chargé dcfaire sortir du corps les âmes des hommes prêts àexpirer. Virgile dit qssclle fut envoyée pour couperquelques cheveux à Didon, pour laite un sacrificeà Proserpine , afin qsseile mourût plus facilement.Iris étoit sœur des Harpies , fille de ThaumanteSc d’Électre. Voye £ fur Viris , prise dans le pre-mier Sc dernier íens , Voíììus de Idol. L. III. C.

13- Sc 14.

C’est aussi un nom que les Poètes donnent sou-vent à leurs maîtresses, réelles , ou chimériques.

Irai-je de sang froid > & sans être amoureux ,

Pour un Iris en Vair faire le langoureux ?

Ce mot vient de , parler , annoncer. Cette éty-

mologie convient à l ins , météore , & à l’iris di-vinité de la fable , celle ci est la messagère de Ju-non , Sc l’autre un phénomène qui annonce la pluie.

Iris. f. f. C’est selon Hésiode, l’une des trois Harpies,íœur d’Aëilo Sc d’Ocypéte.

Iris. Terme de Fleuriste. Les Fleuristes le font mas-culin , Sc il paroît que quand on parle de certe fleur ,il iaut les imiter. Plante , qui a été ainsi appelée ,parce que les couleurs de les sieurs resièmblent àpeu près à celles de l’arc en-ciel que les Latins ont ap-pelé iris. On appelle autrement cette plante Flambe.

Il y a plusieurs fortes d’iris , car il y en a de com-muns , de Perse, de simples Sc de doubles. Le sim-ple au haut de la tige étend ses feuilles j dont lesunes font renversées , & les autres fe tiennent droi-tes. Il ne porte qu’une fleur ou deux , Sc changede couleur & de figure , en quoi il n’est pas sta-ble. Le double a les feuilles du milieu petites Sc re-doublées. Il change aussi de couleur Sc de figure.

II y a des iris d’Angleterre, de Florence, de Por-tugal , de Sufe , &c. La racine de Viris de Florenceest fort odoriférante ; si on en fait tremper dans duvin tandis qu’il bout , ou dans la bière , cela luidonne un goût Sc une odeur agréable. Quand elleest broyée , on la mêle avec de la poudre qssonappelle poudre d'iris. Voye\ Flambe. La variété desc ouleurs qui fe rencontrent aux Iris est grande, elleProvient en partie des divers climats où ils font éle-3 Sc c’est de là que font venus tant d’efpèces diffé-rentes, Sc qui ont pris disterens noms : ou de ceux quies ont élevées les premiers de graine , ou des pays d’où| Mont venus. L’iris aime à avoir médiocrement le fo-.fsi » une terre à potager, trois doigts de profondeur,autant de distance.

RI / S DE l’Abbé. Il a les mentons , les langues & les^endards d’un haut pourpre ; il est tardif à fleurir,^ ue croît guère haut ; quand il pafle hors de laterre - le foureau de ses feuilles est verd, marqueté

I R I

263

d’un

pourpre, ou rouge pourpre , à la maniéré de

la plante nommée Serpentaire!

Rls Agate. Il a les mentons Sc les langues d’un jaune

doré mêlé de tête d’ombre, les étendards gris, pana-chés de violet.

Iris d’Afrique. Il a les mentons jaunes mêlés de bleu *les langues de bleu clair , les étendards violets.

Iris d Alep. Celui-ci a les mentons jaunes , les languesSc les étendards blancs , soupe de lait , mêlé de jaune.Iris d Amboise. Celui là a les mentons jaunes ; les lan-gues jaunes Sc bleues , les étendards d’un gris delin pâle.

Iris des Anciens. Il a les mentons blancs , bordés debleu pale, les langues Sc les étendards bleus ; il esttrès odoriférant, Sc tardif à fleurir.

Iris d’Andalousie. Voye\ ci-dellous Iris de Por-tugal.

Iris d’Arabie. Il a les mentons d’un jaune doré, leslangues de feuille - morte enfumée , les étendardsviolets.

Iris d’Arménie. Il a les mentons jaunes , Sc feuille-morte, les langues d’uli jaune pâle mêlé de feuille-morte , les étendards violets.

Iris d’Auvergne. II a les mentons jaunes Sc mêlés debleu , les langues de pur bleu , les étendards fontviolets , panachés de bleu Sc de feuille-morte.

Iris Blaisois. Il a les mentons de jaune Sc d’aurore ,les langues jaunes , mêlées de bleu , ses étendardsgris de lin rayés d’aurore en long par le milieu.

Iris du Bois. Il a les mentons jaune pâle , les langues& les étendards blancs , tirant au bleu pale-, il de-meure noir , du reste il relïèmble à Viris de Castille.Iris des Bretons. Il a les mentons Sc les langues jau-nes , Sc les étendards d Tin blanc terni.

Iris de Brie. Il a les mentons jaunes , les langues blan-ches , aux extrémités jaunes, les étendards font blancs ,panachés de bleu.

Irìs de Boulogne. Il a les mentons , les langues Sc lesétendards d’un blanc lulphuré.

Iris Bulbeux. Les iris bulbeux portent ordinairementnèuf feuilles en chaque fleur, les extrémités des troisfeuilles, qui s’inclinent & penchent vers la terre ,fe nomment mentons ; les trois qui font jointes àcelles-ci, Sc dont l’extrémité se relève en-haut , íenomment langues ; Sc les trois supérieures qui s’élé-vent au dessus des autres pour former la fleur, fenomment étendards , ou voiles. Il faut remarquerque tout iris bulbeux aux feuilles étroites , porteune marque jaune assez large , & au milieu de cha-que menton ce qu’on nomme écusson jaune ■ il estcommun à tous les iris.

Iris de Calabre. Celui-là porte fa feuille toute jaune.Iris Cameloté. Celui ci a les mentons jaunes Sc feuille-morte , les langues de couleur de tristamine, les éten-dards , couleur gorge ramier , Sc feuille-morte , c’estF iris de Morin, lorfqu’il se panache, soit par vieil-lesse ou autrement , ainsi que les tulipes de simplecouleur , qui le panachent avec le temps.

Iris de Candie. Il a les mentons d’un verd d’olivejaunâtre , les langues auísi de la même couleur , en-tremêlé de bleu-pâle , les étendards font gris-de lin.Iris de Castille. Il a les mentons jaunes, les languesSc les étendards couleur de soupe de lait , qui est unblanc impur.

Iris de la Chine. Il est panaché de bleu ; il demeurenoir , ne s’élevant de terre, que de Ta hauteur d’undemi pié, ou environ. ,

Iris de Crète. Il est tout blanc, s eleve en haut, Scfait fa fleur allez ample.

Iris Damassé. Il fleurit en bleu panache de violet, c’estViris de Portugal quand il fe panache.

Iris d’ÉGYPTE. Il a les mentons Sc les langues bleus,les étendards violets.

Iris de Florence. Il est tout blanc , comme Viris deCrète ; mais celui-ci ne croît pas si haut, Sc fa fleucn’est pas si ample.

Iris de Floride. 11 a les mentons d’un bleu mêlé, le$étendards violets mêlés-de gris de-lin.

Iris de la Frontière. Il a les mentons bleus Sc jau-nes , les étendards violets.

Iris des Feuillans. Il a les mentons de couleur defeuille-morte, les langues tristamine, les étendards