i
parce que fes fibres font si fort alongees, & par
. CL __ /' ' _i-M'it-c .-.T» _ L
parce que fes fibres font lì fort alongees, & parconséquent iì rétrécies, que les esprits qui íont né-cessaires pour leur contraction n’y peuvent pointentrer : d où vient que les personnes qui retiennenttrop long temps leur urine , ont ensuite beaucoupde peine à la rendre, & bien íouvent il faut avoirrecours au catheter ou à la fonde pour la fairesortir.
Ce mot est grec , & composé du verbe ìayfi ,sarrrete , 8c urine .
I S E.
ÎSEL, ISELSTEIM. Vnye £ Issel, Isseetein.ISÉLASTIQUE. f. m. M. de Saci, dans fa Traduc-tion de la première lettre , que nous citerons dansl’article suivant, a cru que ce nom fe donnoit à ceuxqui préíïdoient aux jeux Isélastiques. Car où Plinedit , Ego contra scribo Iselasticorum nomme , il tra-duit : Au contraire je sais de L’avis de ceux qui prési-dent a ces combats. Mais le texte de Pline ne parentpas avoir ce sens , puifqu’il continue ainsi, Itaqueeorum vehementer addubitem, an jitpotius id tempus,quo ««/«,■*» . intuendum. On ne lait a quoi rapportercet eorum , fi l’on joint nomine avec Iselasticorum.J aime mieux suivre la correction que Samuel Petitfait à ce texte dans son Commentaire fur les loixAttiques, p. Ó2. II veut qu’on liíe, Ego cùm tran-scribo , IJelaflìcorum , nomine itaque eorum vehe-menter addubitem , & le reste. Deforte que la pen-sée de Pline soit celle ci. Mais en décrivant leurrequête pour vous l’envoyer, &c y trouvant le motIsdaftìque , ce mot me fait douter fi ce n’est pasplutôt au temps qu’ils font leur entrée qu’on doitavoir égard. Il n’est pas sûr pourtant, 8c Pline nedonne point à entendre qu’il transcrivit la requêtedes Athlètes Isélasliques , il n’est point nécessairenon plus de le íuppofcr avec Samuel Petit, pourtrouver du sens à la lettre en question. J’aime doncmieux, en suivant la correction de ce savant hom-me , dire que Pline ne parle là que de fa lettre ;8c qu’il dit à Trajan , Mais en écrivant Isélafii-■ques , leur nom même me fait beaucoup douter lìce n’est pas plutôt au temps qu’ils font leur entrée ,qu’on doit avoir égard ; enforte que ce soit en écri-vant la lettre à Trajan, & y mettant le nom d ’lsé-laslique, que cette réflexion lui vint. J’ai conjecturéencore qssau lieu de ces mots càm transcribo , Plineavoir peut être mis , Ego cùm ad te scribo , oucùm tibi scribo Iselaslicorum : mais quoi qu’il ensoit, Isélaftiques fe dit là des jeux , 8c par consé-quent ne fignifioit point ceux qui président à ces jeux.
E élégant Traducteur n’avoit pas connoillance de ceque Petit a écrit fur cette lettre , il en eût fait mention ,au moins dans une note.
Isélastxque. adj. m. 8c ï. Nom d’une espèce de com-bats ou de jeux. Iselasticus , a , Iselasticum certa-men. Agon'Iselasticus. Sous l’Empire Romain, dansles villes Greques ou d’Asie soumises aux Empe-reurs on appeloir jeux Isélastiques, ceux d’où celuiquifortoitvainqueur , étoit conduit dans fa ville, &y entroit comme en triomphe. M. de Saci ajoutequ’il y entroit par une brèche , couronné 8c montéfut un cheval blanc. Je ne trouve point ces circons-tances ailleurs. Les Athlètes Isélastiques avoient degrands privilèges que les Empereurs leur avoient ac-cordés à l’exemple d’Auguste & des Athéniens, quien donnoient auslì à ceux qui vainquaient dans lesjeux Olympiques, les Pythiens, les Isthmiens, géné-ralement à tous le's Hiéroniques ou Vainqueurs dansles combats sacrés. Ils étoient couronnés fur lechamp après leur victoire;, on leur affignoit des pen-sions, ou on leur fournilîbit leurs alimens, & on lesintroduifoit en triomphe dans leur patrie. Trajanavoit établi quelqu’une de ces récompenses, Pline,Liv. X. Lettre CXIX 3 le consulte sur cela. Les Athlè-tes , Seigneur, prétendent que le prix que vous avezétabli pour les vainqueurs dans les combats Istélafli-ques, leur est dû dès le jour qu’ils ont reçu leur cou- j
I S E
ronne ; qu’il importe peu quel jour ils font leur en-trée solennelle i qu’il ne faut regarder que de queljour ils ont vaincu, 8c de quel jour par conséquentils ont pu la faire. Au contraire je luis de l’avis dc,ceux qui président à ces combats, & je crois (nonpourtant lans douter bien fort ) qu’il ne faut compterque du tems qu’ils ont fait leur entrée. Ces Athlètesdemandent encore leur rétribution pour le combatque vous avez rendu depuis Istélaflique , quoiqu’.1 nele fût pas au temps qu’ils ont remporté la victoire. Ilsdisent pour raison que de même qu’on ne leur donnerien pour ces combats qui ont ceíié d’être Isélastiquesdepuis qu’ils ont vaincu, auílì est il juste de leur don-ner pour ceux qui le font devenus. Je me trouve en-core fort embarrassé sur cela, & je doute fort que1 on doive faire remonter les prix avant leur établilíe-ment, & les donner à ceux à qui ils n’avoient pointete proposés quand ils ont vaincu. Je vous suppliedonc, Seigneur, de résoudre mes doutes, ou plutôtde vouloir bien interpréter vous-même vos grâces.Saci. Trajan répond dans la lettre suivante : La ré-compense allìgnée au vainqueur dans les combats Isé-1 astique s, ne me paroit due que du jour qu'il a laitson entrée dans la ville. Les rétributions pour lescombats, qui, avant que je les enfle rendus Isélafti-ques j ne l’étoient point , ne peuvent remonter autems où elles n’étoient point établies. Et les change-mens survenus, soit dans les combats qui ont com-mencé à être Isélastiques , loir dans ceux qui ont ceflede 1’être , ne décident rien en faveur des Athlètes.Car quoique la nature de ces combats change, on neleur fait point rendre.ee qu’ils ont une fois reçu. Id.On voit par ces lettres que les mêmes combats n’c-toient pas toujours Isélastiques , on voit encore quel-les étoient les récompenses établies au moins par Tra-jan. Car ce que M. de Saci appelle d’un nom géné-ral rétributions, Pline 8c Trajan le nomment plusparticulièrement obsonia ,c’est-à dire, alimens. Voyezfur les jeux Isélastiques , Samuel Petit, dans son Com-mentaire sur les Loix Attiques, L. i. Tit. I, p. 61& 62.
fCL ISELSTEIN. Petite Ville des Pays Bas, lut l’Issel,à une lieue 8c demie d’Utrecht, ainsi nommée de larivière qui l’arrofe.
I5ENACH. Eoye% Eisenach.
ISENBOURG. Nom d’un gros Bourg avec un bon châ-teau. Isenburgum. Il est dans le Comté du bas Isen-bourg, en Wétéravie, fur la rivière de Seyn, à troislieues de la ville de Coblents , du côté du Nord.Maty.
Le bas Isenbourg. Nom de contrée. ComitatusIfenburgensts inferior. Ce pays qui est proprement leComté d ’Isenbourg 3 est dans la Wétéravie , le long dela rivière de Seyn, entre les États de Treves & deCologne, 8c les Comtés de Wied 8c de Seyn. CeComté est de petite étendue & n’a rien de considéra-ble que le bourg qui lui donne le nom. Il appartenoitautrefois aux Comtes d 'Isenbourg. 11 est maintenantà ceux de Runkel & Wied. Maty.
Le Comte du haut Isenbourg 3 qui est proprementle Comte de Budingen. Comitatus Ifenburgensts supe-rior 3 ou Budìngenfis , petit État de la Wétéravie, enAllemagne. II est entre le Landgraviat de Hesse,l’Abbaye de Fulde 8c les Comtés de Hanaw 8c dcSolms. Il peut avoir huit lieues de long & trois de■large. La petite ville de Budingen, fur la Senne, enest le lieu principal. Ce Comté appartient à la mai-son d ’ljenbourg , qui est divisée en deux branches,faîne fait fa résidence à Offenbach fur le Mein, 8c lecadet a Bierstein aux confins de Fulde. Maty.
ISENDlCK. Nom d’un bourg fortifié des Pays-bas.Ifendicum. Il est dans la Flandre Hollandoife, prèsde Biervlid, entre l’Éclufe & le Sas de Gand. Maty.
’SENGHIEN. Nom d’un bourg des Pays bas. Isenge-nium. Il a titre de Comté, & il est situé dans la Flan-dre , à deux lieues de Courtrai du côté du nord.Maty.
ISENGRIN. f. m. Nom de faction. Isengrìnus. On ap-pela Ifengrin , fous Philippe Auguste, certains sac-