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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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«eux ou bancîits qui s’éleverent en France dans lêterritoire de Furnes , ou plutôt les habitons du terri-toire de Furnes, qui se mirent à piller Sc se rendirentredoutables. Iscngrin, dans les Auteurs du moyenâge, signifie un loup; on donna ce nom Flamand à

'Ceux du canton de Furnes., parce qu’ils pilloient lesbergeries comme des loups. Voye\ Guillaume leBreton, L. II. IX, & X. de sii Philippide, Sc Buze-lin, Galloflandr. L. I. c. 18.

ISENHEIM. Bourg de France dans la Haute Alsace. Ilest chef lieu d une des terres de Fancien domaine dela Maison d’Autriche, dont le Roi fit don au Cardi-nal Mazarin après le traité des Pyrénées.

ISÉO. Bourg, ou petite ville de PEtat des Vénitiens,en Italie. Iseum. Ce lieu est dans le Breílan, íur lebord méridional du lac Xlséo, auquel il donne sonnom. Maty.

Le lac d ’lséo , Ifeus lacus , est dans PÉtat de Ve-nise, sur les confins du Bressan & du Bergamasc. Iln’a pas beaucoup distendue d’orient en occident,mais il a environ cinq lieues du sud au nord. La ri-vière d’Oglio la traverse dans toute fa longueur, 8c lapetite ville d ’lséo , qui est fur ses bords, lui donne lenom. Maty.

I&ISEQUEBO. Nom d’une colonie Hollandoise d’A-mérique, dans la Guiane, Province de l’Amériqueméridionale.

ISER. Nom d’une rivière d'Allemagne. Isara. Elleprend sa source aux confins du Tirol, traverse le Du-ché de Bavière, baignant Munick, Freifing, Lands-hut Sc Dingelsing , Sc se décharge ensuite dans leDanube, entre Straubing Sc Palíàw. Viser est grossipar plusieurs rivières , dont les principales font laLoyola Sc l’Amber. Maty.

ISERE. Nom d’une rivière de France. Isara. Elle a íasource dans la Savoie aux Alpes Tarantaises. Elle ybaigne Mouriers Sc Monrmelíian, puis entrant dansle Dauphiné, elle paste à Grenoble, à Fontany, àTuilins, à Châteauneuf, à Vinay, à la Sône, à laBaume, à la Jònchère, à Romans, à Consulens , &se jette dans le Rhône, un peu au-dessus de Valence.Elle reçoit dans fa couríe entfaurres rivières, l’ArcliSc le Drac. Valois, Not. Gall.p. 2 jj. Il ne fautpoint dire, comme quelques-uns, Liséré, mais Isère ,ou Y Isère.

ISERLOHN. Petite ville ou bourg du cercle de West-phalie. Iserlonïa. Ce lieu est dans le Comté de laMark, íur la rivière de Baren, environ à sept lieuesde la ville d’Ham , vers le midi. Maty.

ÏSERNIA, ou SERGNA. Petite ville du Royaume deNaples. Esernio , JEserrùa. Elle est dans le Comté deMolisse, entre les montagnes, près de la rivière deVolturno. Cette ville a un Evêché suffragant de Ca-poue, mais elle décheoit beaucoup. Maty.

NEREE, ou ISEURE. Icìodorum Turonum. Ce bourgest dans la Domaine , fur les confins du Berri, fur lebord de la Creuse. Grégoire de Tours en parle. Sc1 appelle Icìodorum Sc Ifìodorenss pagus . Valois ,Norir. Gall. pag. 24g.

SET. Nom d’une Province de l’Empire Russien, enSibérie. Elle dépend du Gouvernement, général deTobolsk.

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ISHl. f. m. Nom que les peuples de l’íle Formose don-nen t assjDieu tout-puistànt. Jovet.

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s m. Prêtre de la Déesse Isis. Isacus. Leslaques portoient à la main une branche d’absynthemâtine au lieu d’olive. Dioscoride, L. V. C. 2y.

lne > f XXVII. C. 7. Ils prenoient auísi à la mainUn aípic qu’ils portoient autour du temple. Ils chan-taient deux fois le jour les louanges dlíìs , le matin àa première heure, c’est-à-dire, au lever du soleil,oríqu’ils ouvroient son temple, ce qu’ils appeloientuvertute. Ils ínluoient la Deefle, Sc appeloient cettecérémonie Salutation ou Exercice. Ensuite ils de-T orne V.

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mandoient 1 aumône tout le jour, Sc reveiloient à lahuitième heure ; ils adoroient debout la statue d’Isis,l’acommodoient Sc la œuvraient, puis ils fermoielitson temple. Telle étoit la vie & les fonctions des Ifia-ques. CesIflaques qui étoient les Galles dont nous avonsparlé en leur place, comme Isis étoit Cybéle, ne se cou-vraient les prés qué des écorces fines de l’arbre appeléPapyrus ,• c’est: pour cela que Prudence Sc d’aùtres ontdit qu’ils alloient nus piés. Il y a une statue antiquea Rome, qui represente un Iliaque avec une beíàce& une clochette à la main, soit qu’ils s’en servissenten demandant l’aumône, ou qu’elle leut fût d’usagedans leurs sacrifices, comme Lucien l’a dit. Les Isa-ques ne se révéraient que de robes de lin, parce qu’I-iìs avoir appris aux hommes à cultiver Sc à travaillerle lin. Ils ne mangeoient ni cochon, ni mouton, Scnesaloient jamais leurs viandes, pour être plus chas-tes. Ils mêloient beaucoup d’eau dans leur vin, & serasoient la tête. Ils portoient quelquefois la statued’Isis fur leurs épaules, Sc se servoient du sistre dansleurs cérémonies. Voyeq Diodore de Sicile, L. I.Pi utarque, de Isde & OJlride.

Table ìfiaque. C’est le nom qu’on a donné" à unmonument des plus considérables que l’antiquiténous» ait transmis , qui contient la figure Sc lesmystères d’isis , avec un grand nombre d’actes dela Religion des Egyptiens. Ce monument fut trou-vé au sac de Rome en ijij , Sc gravé^plusieurs foisdans toute fa grandeur , qui est de cinq pieds dchauteur fur trois de largeur. L’original fut perduen 1630 , en forte qu’il n en reste que des copies.La Table isiatique paraît toute symbolique & énig-matique : on y apperçoit une grande quantité de fi-gures rangées avec ordre, qui renferment sûrementquelque sens mystérieux ,• mais savoir si cela repré-sente quelque histoire d’isis Sc des dieux d’Égypte ,ou quelque système enveloppé de la Religion dupays , ou quelque instruction morale , ou plusieursde ces choies ensemble, c’est ce qu’on ne peut as-surer , ce semble , sans hasarder de s’y méprendre.Nous voyons dans cette table la figure de presquetous les dieux des Égyptiens, & nous les y recon-noissons par le secours des autres monumens. Uneautre chose qu’on y remarque aisément, c’est que ,comme dans un théâtre, on y voir plusieurs actionsdistinctes , où les mêmes personnes reviennent Cou-vent , Sc où elles se trouvent encore répétées dans lamême action. Plusieurs ont tenté d’expliquer cettemystérieuse table.' Pignorius est celui qui passe poury avoir mieux réussi, quoiqu’il ne parle ordinaire-ment qu’en doutant , Sc qu’il ne donne ce qu’ilavance que comme des conjectures. Le P. Kirker ,venu depuis, explique tout , Sc ne doute presquejamais ,• mais ses explications font souvent de nou-velles énigmes à deviner.

ISIDORE. í. m. Nom propre d’homme. Isdorus. Il ya Isdore de Péluse , Isdore de Cordoue , Ifidore deSéville. S. Isdore d’Antioche n’est pas le véritablenom du Saint qu’on honore fous ce nom. C’est unetrès-ancienne corruption de Syria Domini. Il y avoirdans les anciens manuscrits du Martyrologe de S.Jérôme au deuxième jour de Janvier , Antiochia Sy-ria Domini Episcopi ejusdem loci , c’est-à-dire , àAntioche de Syrie se fait la mémoire de S. Domne ,Evêque du même lieu. De Syria Domini on a faitplusieurs noms disserens quon donne a ce Saint.Quelques manuscrits du Martyrologe , dit de S. Jé-rôme , Sc Usuard, ont dit Isdon ; l’exemplaire deCorbie Siridoni ,- celui de Luc, Syridoni ; un de Ba-vière, Isdon ; celui d’Etternac, Isrid. C’est Holsténiusqui dans une lettre à Florentinius est auteur de cetteconjecture judicieuse. M. Châtelain l’adopte dans sonMartyrologe, T. I. p. 38. Sc 3p. Elle est confirméepar un manuscrit de la Bibliothèque de la ReineChristine de Suéde, contenant un abrégé du Mar-tyrologe de S. Jérôme , qui a servi autrefois à l’Ab-baye de Sainte Colombe, près de Sens, où on litclairement ces mots : Antiochia Syria , S. DominiEpiscopi ejusdem loci. M. Châtelain ajoute , à \a con-

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