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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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I s o

Participe. L’ancienne Rome étoit si grande , qu’il yavoit quarante huit mille maiíons isolées. Les co-lonnes isolées fònt celles qui ne touchent à aucuncorps dans leur pourtour , Sc qui ne font point join-tes à la muraille. Les batimens dltalie íont la plupart ijblés : ce qui cil plus commode, a caule desjours qu on prend de tous côtés, des illucs qu on asiir les rues , Sc qu’ils font plus à couvert des acci-dens du feu. On appelle autel isolé , un autel quin’est adoflé, ni contre un mur , ni contre un pillier.

E n Physique , isoler un corps , c’est l'empêcher decommuniquer avec certains autres corps. Ce motest fur-tour d’ufage , lorfqu’il s’agit d’Eieclricité.Isoler , le peut hasarder dans le figuré , pourvu qu’onTemploie comme íynorryme , ou avec quelque adou-.cistement. Refl. Le favori n’a point de fuite ; il estfans engagement, Sc fans liaison ; il peut être entouré de créatures, mais il n’y tient pas ; il est dé-taché de tout , & comme isolé. La Br. Les Prondeurs en le prêtant au Cardinal Mazarin , pour fedéraire du Prince de Condé , n’avoient cherché qu aY isoler , & qu’a lui enlever le seul secours qui La-voir dé j a sauvé. Mém.secr. de la Cour de Fr. |Cr L’Ab-bé Des Fontaines avoit le coup d’œil pénétrant ; maisil ne fe repréfentoit pas toujours 1 objet en entier ;il savoir saisir les défauts & les beautés ; mais il lesisoloit trop, Sc les rapports lui échappoient. Mem.de Trév.

Ah , que mon exur n éjl il de ces cœufs Isolés ,

Qui par aucun endroit ne tiennent à la terre !

Des-H.

ISOLéí, ée, pan. Dans la plupart des pays de FAsie ,chaque ramiiie est, pour ainsi dire, isolée. Montesq.

Un homme isolé , libre , indépendant , qui netient à rien , c est un être malheureux , pour quipersonne ne s’intéreife , parce qu’il ne s’intérelïepour personne. Vous êtes isolé de tout 3 Sc vouspouvez penser quinze jours durant à un bon mot,fans que personne vous trouble , & aller après tou-jours chaud de vin , le débiter par tout aux dépensde vos amis : vous n’avez que cela à faire. Mo-lière à son ami Chapelle. Vie de Molière.

Ce mot vient de l’Italien , & est dérivé & Isola ,Vie , à cause qu’une île est environnée d’eau de touscôtés , Sc qu’eile ne touche point au continent;l^OMÉRIE. f. f. Terme d’Algèbre. Manière de déli- jVue r une équation de fractions , qui font toujoursincommodes dans le calcul. Cela fe fait en rédui-sant en même dénomination toutes les fractions , Sce n multipliant chaque membre de l’équation par ledénominateur commun.

Ce mot vient de > égal', & de partie.

^ C’est un terme de f ancienne Algèbre. On dit au-J°urd’hui réduire les fractions au même dénomina-jteur , à la même dénomination.

Obi A. Petite ville de Catalogne dans la Viguerie deT Lérida.

gON 2a Foyel lisoNZO. <

OE. Terme de Marine. Les matelots fe fervent deCí r Mot entre eux pour s’exciter à hilfer quelque

estofe.

Ce mot vient du Flamand hys op , qui veulent•îSnnt : en haut.

EHIMl TRE. adj. Terme de Géométrie , qui feh des fìgu re s dont les circonférences font égales,i es dgures ïsopérimetres ont souvent leurs aires oueu, s capaci t é s très disterentes. Les figures font éga-es quand l eilrs àcs font égales, niais elles ne íontPas pour cela ïsopérimetres. Deux parallélogramesU1 ? a Çinq Sc six pour côtés , Sc Faune troisin . lont égaux ; car Taire de chacun est de trente ;

ais ils ne fout pas 'ïsopérimetres , le premier a^ingt deux de circuit, Sc le second vingt six. Si unrc e est ijoperimètre à une autre figure 3 son aire^toujours pi us grande.

4.0 e n t au ^ 1 l f°P ^métrique. Dans le 2 e . article du' v °s des Transi Phil. on établit une règle gé-

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nérale, pour résoudre les problèmes isopérìmétriquesde tous les ordres. Journal Ltr. .

Ce mot est Grec , & composé de ms, aqualis 3égal j de ---p, circum , alentour ; Sc de , metior 3je mesure.

ISOPSEPHE. adj. On appelle vers Isopsèphes , les versconstruits de manière que les lettres numérales dupremier distique, produílent le même nombre que cel-les du second. Les Grecs n’avoient point d au-tres chiffres que les lettres de leur alphabet. A si-gnisioit un, a deux, r trois , ainsi du reste, ils ap-peloient mots Isopsèphes , ceux dont les lettres cal-culées .produisent le même nombre ; il s avoient demême des vers qu ils appeloient isopsèphes pour lesmêmes raisons. Les anciens Grammairiens avoientdécouvert plusieurs vers Isopsèphes dans Homère ;mais c etoit le leul hasard qui les avoit produits. Uncertain Léonide s’avisa d’en faire exprès , Sc com-postait des Epigrammes dont les deux premiers versétoient Isopsèphes aux deux seconds. Quand lepi-gramme n’étoit composée que de deux vers , Scqu’on ne pouvoir par conséquent opposer distique àdistique ; pour lors on opposait vers a vers ; c’est ceque M. Huet remarque dans F épigramme du dou-zième chapitre du sixième Livre de F Anthologie „commençant par ces mots : E:î h?: s , qui n est

composée que de deux vers , Sc dont chacun d’cuxforme le nombre de 4111. Ce mot vient de uet *aqualis , & > calculus.

ISOPYRON. f. m. C’est le nom que Diofcoride donneà une plante que plusieurs croient êtres Ancolie.

Ce mot vient d ’égal 3 semblable ; Sc de -l-Q-,froment. Voye\ Ancolie.

ISORA-MUNE. si f. Arbre qui croît au Malabar. Lesuc de íà racine palle pour excellent dans Feupyê-me Sc dans les maladies de la poitrine , même enapplication extérieure : il palle pour bienfaisant dansles éruptions cutanées & dans les maux d’aventure.

ISORROPIQUE. f. f. C’est la même chose que Stati-que , & Statique est plus usité , ou le seul usité ennotre langue. Voye\ Statique.

ISORROPOSTATÌQUE. si f. Terme de Mathémati-que. Partie de la Statique qui traite de Légalité , del’équation des poids. Isortopofiatìca. Paul Guldinde S. Gai divise la Statique en huit parties , dontF Isorropofiaùque est la troisième. Voye ^ Statique.

ISOSCELE, adj. Terme de Géométrie. Voye j Iso-cèle.

ISOU. Ville des Indes dans l’île d’Amboine, dont elleest la Capitale.

I S P.

ISPAGNAC. Petite ville de France , au gouvernementde Languedoc , dans le Gévaudan , Diocèse deMende.

ISPAHAN , HISPAHAN , ASPACHAN , SPAHAN.Nom d’une des plus grandes villes du monde. Aspahamum 3 Ispahamum 3 liispahanum. Elle est Capi-tale de la Perse, Sc située dans la province d’Iérack ,aux confins de celles de Fars Sc de Chusistan. Lasituation de cette ville est allez belle. Elle est au mi-lieu d une plaine , Sc elle est environnée de touscôtés j à trois lieues de distance , d’un cercle de mon-tagnes qui s’élevent doucement en forme d’amphi-théitre. Elle n’a que la petite rivière de Senderut ,dont les eaux fourniilent des fontaines presque àtoutes les maisons de la ville , arrosent les jardinsdu Roi , Sc vont achever de fe consumer dans la cam-pagne voisine. Les maisons d Ispahan font bien bâ-ties , Sc elles ont presque toutes leurs couverturesen plate-forme , & en été on s’y promène , on ymange , Sc on y couche même pour prendre lefrais. Il y a trois grands fauxbourgs : celui de Zulfaou Julfa , est habité par les Arméniens ; les Géor-giens occupent presque tout celui d’Hafenabart. Etcelui de Kibrabath ou de Tabriíàbath , est remplide Payens. Ces fauxbourgs avec la ville font un cir-cuit de douze grandes lieues de France , qu’on apeine de faire dans un four de chemin. Les Rois de