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Ferse y sont leur séjour depuis environ quatre-vingts ans , & ils Vont embellie de pluíìeurs édifi-ces publics, mosquées, marchés, caravanceras , oumaisons destinées _ à loger les étrangers, Sc à serrerleurs marchandises. Quoique cette ville soit fortéloignée de la mer, & de§ grandes rivières, il s’yfait pourtant un très-grand commerce : les Indiens,les Tartares, les Turcs, les Juifs, les Arméniens ,
" les Géorgiens , les Européens François , Espagnols ,Italiens , Angìois Sc Holiandois, tous ces ditsérenspeuples trafiquent à Ispahan. Au reste , cette villen est point fortifiée, elle n a quïme íimple enceintede murailles, de même que les palais du Roi. Il ya un château flanqué de quelques vieilles tours, maisqui n’est d’aucune défense. Mat y. Il y a à Ispahanplusieurs Missionnaires Catholiques qui travaillent àla conversion^ des Payens , & a la réunion des Ar-méniens à l’Églite. Dans deux asyles qu’il y a dansIspahan , on foudre les meurtriers & les assassinsauíïi long temps qu’ïìs ont de quoi s’y entretenir ,mais on n’y souffre les larrons que pendant deuxou trois jours , à cause de Fhorreur extrême queles Persans ont pour le larcin. Maty. On croitqu’elle a été bâtie sor les ruines de Vancienne Hé-carompylos , ville de VAíìe , qui avoir cent portes.
Les Géographes du pays mettent Ispahan à qua-tre-vingt-íix deg. quarante min. de longitude , & àtrente-deux d. 40 m. de latitude. Messieurs de l’A-cadémie ne disterent point pour la latitude ou hau-teur du pôle , mais ils ne mettent Ispahan qu’àquatre-vingt-trois deg. trente min. de longitude.
On écrit quelquefois Hijpahan. Dans 1 Orient onl’appelle Spa’han , Spuhan , Sephaon ou Spahon ,comme prononcent les Persans , qui Vappellent aus-si Dar d Seltenet , c’eff à dire , ville ou siège duSultan ou du Roi. Voye \r sur cette ville Tavernier,Voyage de Perse L. IV. L’État présent de la Persepar un Missionnaire François nommé Samson _,Oléarius, Voyage de Perse & de Moscovie , L. V.La Description à’Ispahan par M. Kempfer dans sesÁmxmtatum Exoticarum , Politico-Phyfico-Medica-rum Fasciculi V.
GtT Cette ville a beaucoup souffert pendant le dernierliège de 1712, par la famine autant que par la guerre.Elle fut pillée , saccagée , son commerce ruine. DesArméniens de Zulfa ont écrit'qu’il étoit mort à Ispahan , durant ce liège, un milion quarante millepersonnes ; ce qui 11 est guère vraisemblable , enajourant même aux habitans les peuples du voisi-nage effrayés par les Agwans , peuples venus duCandahar , qui ont désolé la Perle pendant trenteans , & y ont cause l’étrange révolution qui a jettece Royaume floriílant dans un ab y me de mal-heurs.
A 2 " ISPARA. f m. Nom d’une divinité des Malabaresfur la côte de Coromandel. On représente ce Dieuavec trois yeux & huit mains ; il a une sonnettependue au cou , une demí-lune Sc des serpens sotle front.
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ISRAEL, f. m. Nom propre d’homme. Israël. C’est unsurnom que l’Ange donna à . Jacob après la luttemystique de ce Patriarche avec cet Ange , près dutorrent de Jacob , ainsi qu’il est rapporté dans la
.Genèse , XXXII. 24 > lS - Les ? lsa , ns ' c ’ est
le peuple qui delcendoit de Jacob , les Israélites.
Ce nom , comme il est dit a 1 endroit que Ionvient de citer , signifie celui qui a prévalu contreDieu , Sc vient de n*lO , Sara qui signifie principemejse , pnvalere , & debfrso El, Dieu. Un Ange con-tre qui il eut un combat plein de mystères , luidonna le nom d ’ Israël , d’où ses enfans sontappelés les Israélites. Bossuet.
Israel , est aussi un nom de peuple , Sc se dit dansle style de l’Écriture pour les Israélites, les dcfceií-dans <XIsraël , le peuple qui descendoit de Jacob.Car il ne se dit point en ce sens d’un particulier,c’est un nom collectif, qui signifie toute la Nation z
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dans les langues Orientales , c’est í’ulâge de don-ner aux peuples le nom du Patriarche, leur Chef,dont ils tirent leur origine. Israël , Israëlìta 3 Israë -liticus populus. Jacob dit à Éphraïm , Israel leta bénien vous. Saci , Gen. XLVIII. 20. Va Sc assembleles Anciens à’Israël Sc leur dit Lova k. E&od. IlL16. Vous irez, vous & les Anciens d ’Israël, vers leRoi d’Égypte. Saci , Ibid. 18. Ayant choisi, parmitout Israël des hommes braves & courageux, il lesétablit Princes du peuple , Exod. XVIII. 2y. Et vousBethléem , terre de Juda , vous n’êtes pas la moin-dre entre les principales villes de Juda ; puisque devous sortira le Chef, qui gouvernera Israël , monpeuple. Bouh. Matth. II. 6. Je vous dis, en véri-té , que je n’ai point trouvé une si grande foi dansIsraël même. Port-Royal , Match. VIII. 10.
Ce Messie , qui devoir sauver Israël. Bouhdal.'Exhort. T. II. p. 2 y4.
Telle fut toujours la signification de ce mot jus-qu’à la fin du règne de Salomon , Sc souvent en-core après -, mais souvent aussi depuis il a un sensmoirts étendu, & ne s J entend que des dix Tribusqui à 1 occasion de la dureté de Roboham , se sé-parèrent des deux Tribus de Juda & de Benjamin,& firent un peuple ou un état différent , qui eutses Rois particuliers. C’est en ce íens qu’il se prenddans les exemples qui suivent. Israël se sépara de lamaison de David , comme il l’est encore aujour-d’hui. Tous ceux <1 Israël ayant ouï dire que Jéro-boam étoit revenu, l’envoyérent quérir Sc le firentvenir dans une assemblée générale , où ils Rétabli-rent Roi sor tout Israël. Saci , III. L. des Rois ,XII. 19 , 20. C’est en ce sens qu’on appelle Roisà'Israël , par opposition aux Rois' de Juda , censqui régnèrent sor ces dix tribus , Sc Royaume dj'raël l’Etat que formèrent ces dix Tribus , & quipendant 2/0 ans eut ses Rois particuliers , depuisJéroboam jufqu’à Osée , qui fut le dernier Roi d’Psraël. La Chronologie des Rois de Juda Sc celle desRois à’Israël est marquée dans l’Écriture , & ne sontpas si difficiles à concilier qu’on fe l’imagine , bal-manafar détruisit le Royaume à'Israël la neuvièmeannée d’Ofée , Roi à'Israël , Sc la quatrième annéed’Ezéchias , Roi de Juda.
Cette division du peuple de Dieu en deux peu-ples & en deux Royaumes, l’un appelé Juda , SCl’autre Israël , est plus marquée depuis Jéroboamqu’auparavant ; elle paroít néanmoins plus ancien-ne , & l’on en trouve des vestiges dans le premier cha-pitre du livre des Juges ; mais alors Juda comprcnoir UTribu de Juda Sc celle de Siméon , Sc peut-êtiVaussi celle de Benjamin Sc de Dan ; Sc Israël toutes
les autres.
Au reste, depuis même que cette distinction SCla signification de ces mots est plus établie Sc pso smarquée, on ne laisse pas d’étendre encore le nofi 1d 'Israël à toute les douze Tribus en général, cornm eil paraît par quelques exemples déjà cités ci delsos,Sc par fendrait même où cette distinction coismence afe faire, III. L. des Rois , XII. v. t p. °J.il est dit que Roboam régna sor tous les enfans à'Isra equi habitoient dans les villes de Juda. .
O11 appel le aussi ce peuple enfans d’ Israël , s s 9à’Israël , peuple à’Israël , peuple des enfans dsaël , hommes ou gens à’Israël , maison à’ls ra£ ’Dans la Vulgate, Filii Israël, populus Israël > Js.pulus filiorum Israël , Viri Israël. Domus Jf ra£ 'Tout cela conformément au texte Hébreu. ...
On dit encore, Tribus à'Israël , Armée à’Ifs £ ..JCamp A' Israël , Terre òëIsraël , confins dlp a£C’est la Terre-Sainte , les confins de la Terre-S alslt 'Roi d Israël s’est dit depuis Saisi juíqu’à Jéroboam.'pour Roi de tout le peuple. Depuis Jéroboamn’est dit que des dix Tribus qui le séparèrent ^celle de Juda Sc de Benjamin , Sc firent unpart , qu’on appelle Royaume à'Israël. Terre ,sraël a aussi ces deux significations , Sc signifie q lî ^quefois tout le pays qu’occupoient les descendamJacob, toute la Terre promise, ou toute la yff