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câblée de mille plaies , car en fàiî: de Religion ,les plus proches lont les plus grandes ennemies.LFIII. Lettre Persanne. L’Aateuc des Règlespour l’intelligence des Saintes Écritures , prétend• qu’il ne faut pas , comme l’on r fait la plupart desanciens Interprètes , différer le rappel des Juifsjusqu’à la fin des siècles; ni le limiter à quelquesannées avant le dernier jugement. Fnyesla. XI" Vé-rité fur le retour des Juifs,ïfët Ce mot , pris dans un sens figuré , a passé dansquelques phrases de la langue. On dit familièrement,j’aimerois autant être entre les mains des Juifs , pourdire de gens durs Sc impitoyables. ■ Riche commeun Juif, fort riche. En parlant d’un Marchand quivend trop cher , ou qui prête a uíure , on dit, c essun Juif, un vrai, un franc Juif. On le dit de mêmede tout homme qui montre une grande aviditépour i’argenr. On appelle aussi le Juif errant, unphantôme qu’on croit avoir vu, d’un Juif qui court lemonde fans se reposer, en punition de ce que l’on ditqu’il empêcha Jésus Christ de se reposer loríqu’ilétoit fatigué de porter fa croix-, & par allusion on ledit des hommes qui courent toujours, qu’on ne trou-ve jamais chez eux.
JUíFVE. Les Balles de la Juifve, ou Baxas de Judia.Syrtis Judt&. Ce íont les écueils de l’Océan Ethio-pien. Ils font le long de la côte de ì’ïle de Madagas-car , vis-à-vis de la ville de Mozambique, en Zangue-bar, & ils ont environ cinquante lieues détendue du
nord au sud. Mat y.
&TJUIFVERIE. f. f. Foye ? Juiyerie.
JUILLET, f. m. Le septième mois de l’année. JuliusLa canicule commence en Juillet, quand le íoleil en-tre dans le ligne du Lion, au 23 de Juillet. On ap-pelle vulgairement, Sc avec raison, le mois de Juillet,le mois des fruits rouges, parce que jusqu’au 1 j ou20 de ce mois, on continue d’en avoir abondam-ment de toutes les sortes. La Quint.
Ce mois étoit fous la proteòtion de Jupiter. Il estpersonnifié dans Ausone, sous la figure d’un hommetout nu, qui montre ses membres hâlés par le soleil.II a les cheveux roux, liés de tiges & d épis. II tientdans un panier des mûres, fruit qui vient fous le signedu Cancer.
On dit proverbialement, en Juillet faucille aupoignet, parce qifon commence à couper les blésdans le mois de Juillet
Ce mot vient du Latin Julius , surnom de C. César,Dictateur. Marc Antoine, dans ion Consulat, ordon-na que ce mois, qui s’appeioit auparavant Quintilis ,portât le nom de Julius , parce que c’étoìt celui de fanaistànce de Jules César. Òn Lappeloit Quintilis,parce qu’il étoit d’abord le cinquième mois de Tan-née , qui ne commençoit qu’au mois de Mars dans lepremier Calendrier des Romains établi assez grossiè-rement par Romulus. Par une semblable raison, lemois d’Août s’appeioit Sextilis , parce qu’il étoit lesixième, Sc les mois de Septembre, Octobre, No-vembre Sc Décembre , ont retenu le nom de leurpremier rang.
Quœ sequitur, numero turba notata suo. Ovid. Fast.
JUILLY - LE - CHÂTEL. Baronie dans le Diocèse deLangres, Bailliage de Troyes.
JUIN. f. m. Le sixième mois de Tannée où le soleil en-tre dans le signe du Cancer, où est le solstice d’été.Junius. Les plus longs jours de Tannée dans tout l’hé-misphère septentrional, sont le 21,2a, 23 de Juin.
Mercure étoit la Divinité tutélairedecemois. Voicicomme Aulone le personnifie. Juin va tout nud, dit il.Sc nous montre du doigt une horloge solaire, poursignifier que le soleil commence en ce mois à descen-dre. Il porte une torche ardente & flamboyante,pour marquer les chaleurs de la saison qui donne lamaturité aux fruits. Derrière lui est une faucille. Celaveut dire qú’on commence en ce mois à se disposeraux Moissons. On voir aussi une corbeille pleine
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des fruits du printems qui viennent dans les payschauds.
Alexandre, fur la représentation qui lui fut faireque les Rois de Macédoine ne meuroient jamais leursarmées en campagne au mois de Juin, .répondit qu’iln y avoir qu’à appeler désormais le mois dc Juin , lesecond mois de Mai.
Ce mot vient du Latin Junius, que quelques-nnitirent à Junone. Ovide, dans le V 6 des Fastes, faitdire à cette Décile :
Junius à nostro numine nomen habet.
D’autres aiment mieux le tirer à junioribus , des 'jeunes gens , comme le mois de Mai étoit pour lesvieillards. Ovid. Fast.
Junius est Juvenum, qui fuit ante fenum ,
JUlNE. Nom d’une petite rivière de France. Junna .Elle a fa source dans la forêt d’Orléans , traverse leCannois, Sc ayant reçu l’Yonne, ou la rivière d’É-tampes, elle va le décharger dans la Seine à Corbeil.Maty. La Juine passe à Etampes où elle reçoit leEoet; de-là à Morigny, à Champigny, aUonnes, àVer-le-Petit, à Saint Vrain où elle íe grossit d’unepetite rivière qui vient de Marches & dc la Ferté-Alais ; elle descend ensuite à Villeroi, à VilTabbé, àS. Just, Sc enfin à ; Ellone où elle change de nom, Scs’appclle la rivière d’Estone, Exona, ou Axona , SCpeu après elle se jette dans la Seine à Corbeil, commeon Ta dit. Valois , Not. Gall.p. 2jp.
JUJUBE. í. f. C’est le fruit d’un arbre qu’on appelle ju-jubier. Zifiphum. Voyez Jujubier.
JUJUBIER. 1. m. Arbre qui porte les jujubes. Zifi-phus. Cet arbre n’est guère moins grand qu’un pru-nier , mais il est tortu , couvert d’une écorce rude ,raboteuse, crevaííce. Ses rameaux font durs, garnisd’épines fortes. Ses feuilles íont oblongues , un peudures, fe terminant en pointe obtuse , de belle cou-leur verte luisante , légèrement dentelées en leursbords. Ses fleurs sortent d’entre les feuilles attachéesà des pédicules courts ; chacune d élies est ordinaire-
ment à cinq feuilles disposées en roíe autour d unerosette qui est placée au milieu du calice, de coulentherbeuse ou pâle. Quand ces Heurs íont passées, hleur succède des fruits verts au commencement, maisils rougissent en mûrissant: ils font gros comme de-prunes médiocres, oblongs ou ovales, rouges en de-hors, jaunâtres en dedans, charnus, tendres, d’ussgoût doux & vineux, ayant la peau astez dure. B srenferment un noyau oíleux. Le jujubier croît dar.Sles pays chauds ; il est fort commun en Provence, SCil y en a aussi aux îles d’Yéres. Les jujubes so« cpectorales & apéritives. Elles adoucissent lacreté deshumeurs Sc excitent le crachat, On cueille les jup'bes en automne, & 011 en fait des liasses & poignées,qui, étant un peu léchées au soleil, sont penduesplancher. Pline dit que fur la fin de l’Empire d’Amguste, Sextus Papinius apporta le premier à Ross'les jujubes de Syrie & les trustes d’Afrique. E11 Latssifstphus. Dod. Pempt. 807.
il y a un jujubier blanc. Les Persans appelR*?Tagek , c’est-à dire, petite couronne, uneeípècolot & de jujubier blanc, auquel ils donnent encoretitre d’Apadditakth , d’où nous avons formé le ss 31corrompu <L Âpldarac. Le fruit de cet arbrepropre à faire des grains de chapelet, est appelé P*les italiens Albero de Pater nostri , & il semble ss- ^les Persans qui fe servent aussibien que les autres ss 1íulmansd’une espèce de chapelet, aient donne a c 'arbre le nom de Tare k à ce sujet.
A LA JUIVE. Sorte d’adv. A la manière des Juifs. ^dir vivre a la juive, pour le regard des mœurs, c r njudaïque, pour le regard des cérémonies. Bouh.
JUIVERIE. f. £ Quartier d’une ville où demeurenJuifs. Dans la basse Latinité on appelle çe lieu J uJucUaria, Juderia , Judaica, Juddìsmus,