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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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jUGERE. £ m. Nom d’une ancienne mesure de terre.Juger is j Jugerum , i. C’est la quantité de terrequ une paire de bœufs peut labourer en un jour. C’estenviron un demì-arpent. Horace parle dun homme,qui avoir mille jugères de fonds de terre. S. Felixprit à loyer un'jardin contenant trois jugères , c està-dire _, environ un arpent Sc demi ; il le cultivoit de.ses mains. Fleuri.

JUGERIE. f. f. Vieux mot qui fe trouve dans quel-ques coutumes , il signifie jurifdiclion d’un Juge.Dans la baise Latinité jugeria. On le prend aullìpour le ressort, le territoire cFune ville. On trôuvece mot dans FÉdit de Charles VIII. de Fan 1493,art. 7 y, de Louis XII. de Fan 1499 , art. 49, & 64,de Charles VI. de Fan 1413 , art. 163 3 Sc 290 ,&c.

JUGEUR. f. m. Esc un nom qu’on a donné dans1 institution du Parlement aux Conseillers quin’avoient foin que de juger. Judex , œjiimator. LesRapporteurs étoient des Conseillers qui ne fuioientque rapporter. Ce mot n’est plus en usage. Par l’Or-donnance de Philippe le Long de Fan 1319 , il estporté que dans les deux Chambres des Enquêtes,il y aura huit Clercs , & huit Lais Jugeurs , Sc 3 2Rapporteurs. Par FOrdonnance de Philippe de Va-lois de Fannée 1344 , s’est évanouie la diftérencedes Jugeurs Sc Rapporteurs. Pasq.

JUGIOLINE. f. f. Plante. Voyej Sésame

JlJ GN 3 NE. Vieux adj. Qui est à jeun. Qui n’a pointmange. Jejunus , a. Adonc requîmes que Fon nousmit a terre ; mais on ne le voulut pas faire , & di-loient les Sarrasins que ce scroit honte aux Ami-raux de nous laistèr sortir de leurs prisons tous

■^GGON. Petite ville de France en Bretagne , dansl’É-veché de S. Brie u ., à cinq lieues de la mer.

fCR JUGULAIRE, adj. de t. g. Terme d'Anatomie. Quiappartient à la gorge , en Latin Jugulum , Jugularis.Veines jugulaires. C’est un nom que les Anato-mistes donnent à quelques veines du cou qui vontsc terminer à la souclavière. Jugularis. Il y en adeux de chaque côté ; l’une externe, qui reçoit lesang de la face , Sc des parties externes de la tête ;Sc l’autre interne , qui reporte le sang du cerveau.

Jugulaire, est aussi un nom subst. sein. La saignéede la jugulaire sc faitàl’une des veines de ce nom.Dionis.

J u gulaire , sc dit auffi de quelques glandes du cou." Y a dans les espaces des muscles qui occupent lecou , plusieurs petites glandes que Fon appelle jugu-laires j à cansc qu’elles accompagnent les vailléauxdu même nom. Elles font de différentes figures, lesu ”es pl us groíscs , les autres moins. Elles font atta-c hees les unes aux autres par des membranes Sc desv aisseaux, & leur substance est semblable à celle desmaxillaires. On en trouve juíqu’au nombre de qua-torze. Elles separent de la lymphe , qui retourne parms vaisseaux , tous ces muscles lymphatiques. C’est^bstruction de ces glandes , qui cause les écrouelles.

tONIS.

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UsîEL. Nom d’homme. Il y a eu un Archevêque demis de ce nom au treizième siècle.

JUHORski , JUHORA , ou JUGORIE. Nom d uneP r ovin ce q U i a titre de Duché. Jukra Jugra. Noscartes l a pl ace nt le long de la mer de Moscovie,entre l es provinces de Condiski & de Petzora. Onj, ,c elle est habitée par des Tartares fort sauvages.

n y a q ue às villages, dont le principal porte le™ de sc province. Maty.

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^ JUIBUS, ou JÉBUSES. f. f. pi. Prêtresses de l’îleorinofa. Parmi les autres nations des Indes le scr-ice des dieux sc fait par les hommes : ici ce fontes femmes qui font le service public. On les nora-Juibus. Leur culte consiste en des invocations** des sacrifices. Elles sacrifient des pourceaux, &

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en consacrent une partie avec du riz, du pinang,Sc beaucoup de breuvage. Quand la consécration estfaite , une ou deux Prêtrestès sc levent , font ungrand sermon , Sc au milieu de leurs invocations &de leurs conjurations, on les entend crier & hurler,horriblement en faisant des grimaces, des contor-sions & des figures austi bizarres qu’indécentes. Elles"entrent enfin dans une espèce de frénésie, Sc sc lais-sent tomber comme si elles étoient en extase. A lasuite de ces transports, pendant lesquels elles pré-tendent que leurs dieux leur ont apparu , elles toncle récit de leur prétendues visions j prédisent Favenir ,la bonne ou la mauvaise fortune , la pluie ou lebeau temps.

ft?Une des fonctions de ces Prêtresses est encore dechasser les diables, dont le peuple croit que le paysest infecté. Pour cette opération elles font des crisaffreux : elles portent des labres nus dans les mains,Sc poursuivent les diables juíqu’à ce qu’elles lesaient contraints de sc jetter dans l’eau, ou de s’en-fuir d’un autre côté.

IVICA j IVICE , ou IVIQUE. f. f. Voy. Yvice.

JUIF , IVE. f. Sc adj. On prononce F/dans le mot deJuif: autrefois on l’écrivoit dans le féminin Juifve ,mais on ne doit point la faire sentir dans la pronon-ciation. Une femme Juive , de la nation Juive. Nomd’un peuple descendu du Patriarche Jacob. Judms.Le peuple Juif porte auffi le nom de peuple de Dieu ;parce que pendant une longue suite des siècles, ila été le seul peuple qui connût le vrai Dieu, Sc quil’adorât purement. Les Juifs gémirent plus de deuxcens ans fous Fesclavage des Egyptiens ; Moise lescn retira, Sc les conduisit pendant quarante ans ,parmi les déserts de F Arabie Pétrée , où Dieu luidonna fa loi , Sc les nourrit d’une Mannequ’illeur faifoir tomber du ciel tous les matins. Jolaé lesmit en poílelsion du pays de Chanaan , que Dieuavoir promis à leurs pères ; mais ayant souvent of-fensé Dieu par leurs idolâtries , il permit que lesBabyloniens détruisissent les Royaumes d’Israël Scde Juda, Sc qu’ils transportassent dans les terres deleur Empire les Juifs Sc les israélites. Cependant,soixante Sc dix ans après , il leur procura, selon sespromesses, la liberté de retourner dans leur patrie.Il y en retourna en effet un grand nombre , sous laconduite de Zorobabel, de Néhémie Sc d’Esdras.Ils rebâtirent Jérusalem, leur ville capitale, Sc lefameux temple de Salomon ; il rétablirent leurÉtat, Sc ils sc divisèrent au sujet de la Religion ,en plusieurs sectes , dont les principales furent lesPharisiens, les Saducéens Sc les Esséniens. Ils atten-doient tous le Messie que Dieu leur avoit promis ;mais quand il parut ils le méconnurent, Sc le cru-cifièrent. Depuis ce temps-là ils ont toujours portéles marques de la malédiction divine. Les Romains 3sous Vefpasien, Sc Tite son fils, en firent périr unprodigieux nombre , Sc ruinèrent leur temple Scleurs villes. Ils sc soulevèrent ensuite contre lesRomains par les inspirations de Flmposteurffiarcho-chebaSj qui sc disoit être leur Messie : Mais l’Em-pereur Adrien en fit un horrible carnage ; Sc depuisce temps-là ils sont dispersés en Europe, en Afri-que , Sc principalement en Asie , méprises Sc haispar-tout, & obstinés en leur haine contre Jesus-Christ. Ils sont divisés en deux principales sectes:les Karaïtes , qui ne reçoivent pour réglé de leurReligion que la loi écrite de Moise ; Sc les Rabba-nistesj qui ajoutent à cette loi les traditions duTalmud.

Juif , ive. adj. sc trouve pour signifier ce qui appar-tient aux Juifs. Judaicus , a 3 um. Une superstitionJuive. Babin. Cons. d’Ang. C’est une faute, il fal-loir dire Superstition Judaïque. Juif ne doit pointsc prendre ainsi.

Juif. s Sectateur de la religion Judaïque. Cette reli-gion est un vieux tronc, qui a produit deux bran-ches qui ont couvert toute la terre , je veux dire leMahométisme & le Christianisme : ou plutôt c’estune mère qui a engendré deux filles, qui Font ac-