Band 
Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
Seite
307
JPEG-Download
 

I V o

trcs dans les deux faux Edouards qu’elle protégea,i couln 'e Junon en sisscitoit à Hercule.

Ju^ONALES. s. f. pi. Terme de Mythologie. Fêtes en1 honneur de la déelïe Junon. On diíoit auflì Ju-nonies. Junonalia. Voye £ la description de ces FêtesQans Tite Live, deca. 7. L. VIL

JL'NOLIEN. Surnom donné à Janus, parce que c’estfoi qui introduisit en Italie le culte de Junon, d’oùH rut aussi appelé fils de cette déesse.

JUiSJONlES. f. f. pi. Fêtes de Junon à Rome.

JUNSALAM. Port d’Alie , au Royaume de Siamc’est un alìle pour tous les vaiileaux qui allant à lacôte de Coromandel, font surpris d’un ouragan.

RJNSTAIN. Bourg de la baffe-Carinthie , en Alle-magne. Juenna. Il est aux confins de la Carniole ,à trois lieues de Volckmar , du côté du midi.Mat y.

■lUN l E, ou JUNTA. f. f. Aííemblée } Conseil , So-ciété de plulieurs personnes pour quelque adminis-tration. Concilium , Collegium , Juncta. Ce termeest en usage en patiant des aftaires d’Efpagne & dePortugal. M. de la Neuville dans Í011 histoire géné-tale de Portugal dit Junta. On dit communémentJunte , ou Jonte. A la mort de Charles II , Roid’Espagne , le Royaume fut gouverné par une junte ,pendant P absence de Philippe V. Ce ternie Juntalignifie une assemblée de gens habiles* Sc de probi-té. De la Neuville , T. I. p. 56, Il y. a en Por-tugal trois Juntes considérables. La Junta du com-merce j la Junta des trois États, & la Junta du tá-oac. Lit Junta du commerce doit son établissemeiîtau Roi Jean IV. qui lui donna le titre de Convoipour le Brésil. Le Roi Alsonse VI. unit la Juntadu commerce à la Couronne, Sc créa un'Président& des Conseillers. (Lest le Conseil de Mariné. LëRoi Jean IV. aílembla les États Généraux pour créerle tribunal de la Junta des trois ÉtatS. Le Roi Pier-re II. a créé en i 6 yy , la Junta da tabac. Elleest composée d’un Président & de six Conseillers'.Voye% M. de la Neuville à l’eiidróit cité.

Le Parallèle du Cardinal Ximenès & du Cardi-nal de Richelieu a été plusieurs fois imprimé; enFrance , en Espagne Sc en Hollande. La Jonte lafait traduire en Espagnol. Cette, nation fut charmée,qu’un Historien François eût donné la préférence, àleur premier Ministre. M. F Abbé Richard , Paral-lèle du Card. de RìMieljeu , & du Card. Ala^aiin jau comm. dé T Avi$$pìpò%<gu-. 'au Lecteur curieux.'--

ir_. . ■ V'

Vous remarquerez :xjme cedans tous les exemplaires. Rade Vayrac , n est ni un Tribunal , it fmais un certain nombre de. personnel. ,d’Espagne admet dans Iqs délibérations chTnement quand il lui Aà V. & qu il tév.oqqe 1 - démême. Merc. de Nov. i 7X4.

IVO 307

eburnea. Dioscoride écrit qu’en faisant cuire P ivoireavec la racine de mandragore l'espace de six heu-res , elle s''amollit ensorte que l’on en peut tairetout ce que l’on veut. L ’ivoire de sîle de CeylanSc de l’ìle d’Achem a cela de particulier, qu’il nejaunit point, comme celui de la Terre-ferme , Sc desIndes occidentales , ce qui le rend plus cher quel’autre. Dieppe est peut-être la ville du monde où

l’on travaille le mieux P

ivoire ; on y fait en ce gen-

te des ouvrages d’une propreté & d’une délicateslesurprenante. Defcript. Géograp. & Histor. de laHaute-Normandie , Tome I. p. 12p.

On appelle noir d’ivoire , de Pivoire que l’on brû-le , Sc que l’on retire ejj feuille quand il est de-venu noir. Ebjft .adujlum. On le broie à Peau , Sc011 en jsait de/-pc|its pains plats, ou des trochifquesdont les Peintres servent. Ce noir, que l’on ap-pelle autrement Wdir de velours , doit être bienbroyé , tend?p ' & friable pour être de la bonnequalité. “

Ivoire de Moscovìê. On nomme ainsi une sorte d’i-voire qui se trouve assez avant dans terre dans quel-ques endroits de lamÉjàrtarie Moscovite , particuliè-ment le long de la Lena & de la Jenicia, deuxgrands .jfleuves qui arrosent cette vaste partie desÉtats Ru Czaiv; Voye^ dans le Dictionnaire de Com*mefccJesdiver? fentimens au sujet de cet Ivoire.fpF Les Sibériens emploient cet ivoire fossile aux; mêmes;: usages que Y ivoire ordinaire , dont il n’est' distingué que* par quelques variétés, qu’ont dû occa-sionnel les .sucs de la terre.

Je demande aux Naturalistes d’où peut venir cettegrande -quantité de dents d’Eléphant qu’on trou-ve dans lès entrailles de la terre , non - seulementen Sibérie ; mais encore dans plusieurs autres pays »où il n’y a point , ôc où il n’y a jamais eu d’Elé-; ' phans, qu’gn ne trouve que dans les pays chauds.Dire que ces animaux y ont été conduits par despeuples qui y portoient la guerre , ou que ces pays’ ont eísuyç uh bouleversement général , qui en achangé la température , Sc a englouti tous les ani-maux , c’est supposer des faits peu croyables. L’his-toire se tairoit-elle sur des événemens de cette na-ture ?

Ivoire j se dit figurément 8 c poétiquement de ce quiest dur Sc blanc. Des dents d’ivoire , Dentes ebur-nei , candidi. Un sein d’ivoire. Son corps est un•grand temple d ’ivoire. Voit.

;ne se; trquvs pà 'IVQWE. Nom d’un bourg du Cliablais, en Savoye.

.dÌt Xvs . ti n r .1 «- t ... 1 : -

ària. Il est fur le lac de Genève , à six lieues deJt ville de ce nom , vers le levant.

IVOIRIER, f. m. Qui travaille en ivoire. Qui vend desouvrage d’ivoire. On fit venir plusieurs marchandsivoiriers , Sc la matinée fe palla à faire des emplet-. , , xes„Merc. d’Aoút 172(1. p. / 91,4.

Les Juntes étoient • rssic société de Libraires è.oiG J.UONIGRAD, ou XUONIGRAD. Nom d’un bourg

V a* - A4a Hr a-fc \ï £S lio ' al «a I l.’ J .a...- sí ' t 1 /1 . * _ I . . / ... » ax .-ì si 4-, r* H ct 1 aï Lí t~\ l aï a/, p ^

Imprimeurs , à Veniseq on t les. Editions qi■ appelle les Éditions d esi Juntes , sont- belles &$•rimées. V •- /,

RNUaS. f. £ Terme de Mytholetzie. Nom que ic^f-' jejens Latins donnoient au dieu Pan. J anus.Sappeloit Junus , parce qu’il se faufilent , qu’nlo it pêle-mêle avec tous les animaux. Voyc{ Hp r qriian , qui cite Dempster fur Rosin , - Ant. Ro/iTË II. C. 20.

I V O.

ÎVOGAZIMA, c’est-à-dire, île de soufre. Ile du Ja-

lVOTR^ anS Province à Saxuma.

OIRE. £ m> Q U elques-uns écrivent Yvoire. Quel-ques Auteurs ont fait .ce mot féminin. Aujourd’huii jáge le fait masculin. Dent ou plutôt défense deéléphant , en sonne de longue corne , qui naîtes deux côtés de fa trompe. Cette dent ou cettçe hjiíe ne Rappelle ivoire , que quand elle est de-ta ehée de la mâchoire de l’éléphant pour être miseC Rœuvre. Ebur, Elephas. Les Tabletiers, les Sculp-teurs emploient , polissent l’ivuire. Un cornet d’i-v °ir&. Cornu eburneum , une boète d 'ivoire , pi.xisTome V.

de la Ctoacie , situé aux confins de la Bosnie , Sc- Éde la Dalmatie. Juontgrada. On prend communé-jL^sent ce lieu pour l’ancienne ville de la Liburnie j,fcîomméc AJìJia Sc AJsisìa. Maty.

J y ay. Nom d’un ancien château , situé dans Je ter-? ritpíre de Trêves en Allemagne. REticus 1 appelleR Epoijsmm , la Notice de l’Empire Epusum , Gregoi-

ii ;re de Tours Epojìum cajlrum , dans quelques exem-plaires d’Xticus , on trouve EpeiJJius vicus , ScËpoiJJì.o vicus. Sigeberr dans sà Chronique dit Evo-fium , Sc Anselme Abbé de Gemblours Ivqfìum ,d’où quelques uns ont fait par corruption Ivodia ;mais- mal. Lambertas Schafnaburgenjìs fe trompeaussi quand il l’appelle Civois pour Ivois. Ivoy estfur le Chier.

D’Epusum , on a fait Eposum , Epojìum , Evojìum ,Ivojìum , Ivois , Ivoy. Le p se change aisément enu , témoin œuvre , àìopéra , Vandeuvre , de Vmdo-pera , ouvrir , d’aperire • avril , d ’aprilis ; couvrir ,' > de cooperire ; recouvrer , de recuperare , &c. Valois,Not. Gai L p. 12 p. - Maty , Sc après lui M. Cor-neille j écrivent ce nom pat un y. Je n’y vois pasde raison;

Qq st