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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Il y a encore en Berry Ivoy, bourg situé sur lapetite Sandre au delsus de la Chapelle d’Angilion.

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JUPAN , ou JUPAIN. si m. Titre d’honneur autre-fois en Servie. Terme de dignité. Jupanus. Le se-cond fils des Rois de Servie portoit autrefois le ti-tre de Jupain , & on le nommoit Grand Jupain deServie. Magnus Jupannus Servis,. L’Auteur de lavie de saint Sabas cite des lettres d’Étienne , GrandJupain de Servie ; & parmi les lettres d’InnocentIII. la 167 e . est adrelïee au Grand Jupain de Servie.Jean Tomeus, Auteur de la vie de saint Sabas , ôcEvêque de Saraio , dit que- ce fut Siméon , second•Roi de Servie , qui établir la coutume de donner cetitre au second fils du Roi de Servie. Il étoit filsd’Étienne , pn faveur de qui l’Empereur Frédéricallant en Palestine, érigea la Servie en Royaume ,ainsi l’institution de ce titre est du XIII e . siècle. Foyeqdans Bollandus , A cl a Sancl. Jan. T. I.p. p8o. n. 3.

JUPE. f- f- Habillement de femme qui prend de-puis ífA' la ceinture, ôc descend jusqu’auxpiés. Suppa-rum inferius ; veflis muliebris pars imfima. Les ju-pes de defius font plus longues : celles de destousfont plus courtes. On fait des jupes de toutes sor-tes d’étosses. On appelle jupe volante, une jupe lé-gére pour Tété , de taffetas , de gaze , &c. On dit le-ver une jupe chez le marchand. On dit auílì lever ,trouller ía jupe.

Ce mot vient de l’Allemand juppe , qui signifiepourpoint de paysan , d’où l’on a lait jupon , ou deL Arabe guibba, d’où les Espagnols ont fait aljuba,qui signifie la même chose. Ménage. Du Cangedit que les Auteurs de la basse Latinité ont dit ju-pa, ôc jupellum , pour dire , jupe ôc jupon. LesPicards disent austï jupel. Jupa étoit autrefois un ha-bit qui descendoit juiqu’à terre, comme aujourd’huiles jupes des femmes.

Dans quelques constitutions d’Ordres Religieux ,il est parlé des jupes , c’eíl, dans ces endroits, unhabit traînant différent de la tunique, du froc , duscapulaire ôc du manteau.

JUPILE, ou JOPIL. Jopila , Jopilum , Jupila , J ob uvilla j ou Jovii villa. Ce lieu étoit dans le Diocèsede Liège, sur le bord de la Meule , vis-a-vis d Hers-tal. Valois, Not. Gall. p. 253.

JUPIN. f. m. Terme burlesque. Nom que l’on donneà Jupiter en badinant, ôc dans le style burlesque ,au lieu de celui de Jupiter. Jupiter , Jovis.

Les grenouilles se lassant

De l 3 Etat démocratique.

Par leurs clameurs firent tant

Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique. La F.

Jupin. si m. Vieux mot. Débauché, paillard, qui fré-quente les mauvais lieux. Ne me fera corrival cebeau Jupin, ôc ja ne faussera son pain en ma sou-pe , quand ensemble ferions à table. Considérezses gestes ôc beaux faits. Ç’a été le plus fort ruffien,ôc plus infâme. Cor ( Je dy ) bordelier, qui onc-ques fut paillard, toujours fumant comme un ver-rat.... Rabelais , liv. 3 - c - I2 \ Au heu que nousfoulions voir tant de fripons, friponniers , jupins ,galoches, marmitons, ôc autres fortes de gens mal-faiíans, courir le pavé , hanter les bordeaux, tirerla laine , & quereller les Rôtisseurs de Petit Pont ,vous ne voyez plus personne de telles gens par lesCollèges. Sat. Mén. 1.1. p. jç.

JUPITER, f f- Terme de Mythologie. Nom d’undieu de l’Antiquité payenne. Jupiter , Jovis. Les an-ciens Latins appelaient Jupiter le premier de leursdieux. Dieu souverain du Ci :l & de la terre , ôccomme ils disent souvent , le père des dieux ôc leRoi des hommes. Jupiter etoit fils de Saturneôc d’Opis, ou de Rhée , & frère jumeau de Ju-non, qu’il épousa. Il fut caché après fa naissance,sleve par les Curetes dans un antre du mont Ida ,

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ôc nourri du lait de la chèvre Amalthée, qu’il pla-ça ensuite parmi les Astres. On déroba ainsi sa naií-sance à son père Saturne, qui, en vertu dune con-vention faite entre lui & son frère Titan , dévoroirtous les enfans mâles qui lui naiífoient. Dans la fui-te il challa son père du Ciel, ôc partagea l’empiredu monde avec ses frères. Il eut pour lui le ciel &la terre. Neptune la mer & les eaux , Pluton les En-fers. Les Titans , Géans terribles , enfans de Titanôc de la Terre , entreprirent de détrôner Jupiter ,comme il avoir détrôné Saturne son père ; mais ilsfurent vaincus. Claudien a décrit cette guerre dansfa Gigantomachie.

Jupiter , avoir un si grand nombre de surnoms qu’ilest impossible de les raporter tous. On trouve fur lesmédaillés Jupiter Confécrateur , Jupiter Gardien ,Jupiter Défenseur , Jupiter fulminant ,fulgerator , &fulgurator ; Jupiter Invincible , Jupiter Triompha-teur , Jupiter Olympien , Jupiter Auteur de la paix ,Pacifer 3 Jupiter Combattant, Propugnator ; JupiterStator y c’est à dire , donnant la fermeté & la con-sistance, Jupiter Tonant, Jupiter Vainqueur, Jupi-ter Vengeur. On tfouve ailleurs Jupiter Ammon ,Jupiter Fagutalis ; Jupiter Capitolin , Jupiter Cref-tius , Dieípiter , Jupiter Elicius , Jupiter Férétrien ,Jupiter Hercéjus , Jupiter Inventeur, Jupiter Indigé-te j Jupiter Pierre, Lapis ; Jupiterbc.úA , c’est à dire ,du pays Latin. Lucetius , c’est le nom que lui don-noient les Osques ; Papasus, c’est celui fous lequelles Scythes l’honoroient ; Jupiter Piftor , ou Bou-langer ; Jupiter Butineur , pmdator ; Jupiter Prodi-gialis ; Jupiter Sponsor , c’est-à-dire , qui donneles assurances, Jupiter Tigillus , Fejupiter, Jupiterdu mont Viminal , Fimineus. Ceux de ces nomsqui mériteront quelque explication , se trouverontexpliqués en leur place.

Bel, Bélus , ou Baal, est le Jupiter des Chaldéensôc des Phéniciens. Baal Semin, ou Samin , est unnom de celui des Phéniciens , c’est le Jornams desArcadiens, le Marna de ceux de Gaze, le Molochdes Chananéens , l’Urius des habitans du Bos-phore.

Un Ancien nommé Chrysippe , ôc cité par Ci-céron , de Nat. Deor. L. L. n. 4.0. diíoit, commenos Mythologues , que Jupiter n’étoit autre choseque XJEther , ou la matière éthérée. D’autres , ôcfur tout les Peres, ou anciens Écrivains Chrétiens ,soutenoient que c’étoit un Roi de Crète. Foye £Minutius Félix , Lactance , L. L. de f alfa Relig. c.13. Dans l’Antiquité ce sentiment n’étoit pas cons-tant. Le Scholastique d’Apollonius fur le troisièmelivre de cet Auteur , cite un certain DémétriusScepsius , qui racontoit que les Phrygiens , lesCrétois, ôc les Arcadiens se le diíputoient les unsaux autres. Cicéron au troisième Livre , de Nat.

Afij&eor. n. 42. dit que l’on trouve dans les livres des'"'ìlecs qu’il y avoir eu plusieurs Jupiters , ôc l’onsi a distingue, depuis trois jusqu à trois cens ;larron au rapport de Tertullien , en comptoir toutliant. De tous ces Jupiters on n’en avoir qu’un au-lel on attribuoit les actions de tous les autres, il-ut consulter sur cela Voisins, de Théolog. Gentil.A- J- c. 14. Cet Auteur prétend encore , L. Fil. c. 4-■ que sous le nom de Jupiter les Anciens adoraienttoute la nature.

L’Aigle étoit consacré à Jupiter. Elle portoit s°ffoudre dans ses ferres. Jupiter étoit auísi représentequelquefois porté fur son aigle. Le taureau , le bon-Villon, la brebis , le belier, ôc 1a perdrix, croientconsacrés à Jupiter Ammon. Voisins, de Idolol-L. IX, c. 17. Le chêne ôc même tous les arbresqui portent quelque espèce de gland, étoient con-sacrés à Jupiter. Id. de idol. L. F, c. 4 8. Outre l eSlivres cités lisez encore fur ce dieu , Voisins , d eIdolol. L. II, c. u, 13, 33 , 3 7 , /7, 84. L-F,c. 4F L. FIII, c. 12,13, z 7»

Jupiter voyant nos fautes t