34° KEN
qui lui ttímbent depuis la tête tout le long du cou,qui font de pareille grandeur -, mais elles íont di-vcriìsiées de plusieurs couleurs , qui compoientquantité de colliers, les uns de couleur de rouille,les autres rouges , & les autres blancs. Ses oreillesfont longues & de la forme de celles des ânes. Soncou est fort long , menu Sc grêle, blanchâtre parles côtés, Sc jaunâtre par tout le reste , il est tache-té de part & d'autre de petites lignes noires. Sonbec , fa tête , ses ailes , les oreilles , Sc son dos ,íont de couleur de rouille ; son ventre & fes cuisfes , qui font couvertes de plumes jufqu’aux jam-bes, font jaunâtres ; fes jambes & les doigts de fespieds font approchant de la couleur de chair ; l’é-peron est extraordinairement court; des deux côtésde la tête il a une grande tache de vermillon, danslaquelle fes yeux semblent être placés , fes paupiè-res font longues Sc apparentes ; la prunelle de fesyeux est noire , Sc le cercle qui les environneblanc.
KEMPTEN. Nom d’une ville du Cercle de Souabe.Campodunum , Campidona. Elle est située dans leterritoire de l’Abbaye de Kempten , fur lister , àcinq ou lìx lieues de Memmingen , vers le midi.Kempten a dépendu des Abbés de Kempten j maiselle fe racheta Tan ijzj. Sc elle est maintenantImpériale. Long. z 8 d. lat. 47 d. 42/.
L’Abbaye de Kempten. C'est une contrée du Cer-cle de Souabe. Campodunenfìs Abbatia. Elle est en-tre l'Evêché d’Augsbourg, Sc la Baronie de Wal-bourg. Ce pays peu t avoir sept lieues de long , Scautant de large. Il n’y a aucun lieu considérable queles villes de Kempten Sc de Kaufbuten , qui sontImpériales. L 5 Abbé de Kempten a la dignité dePrince de l’Empire ; son Monastère est hors desmurailles de Kempten , & il y a ordinairement douzeReligieux qui font preuve de Noblesse, Sc qui pntle droit d’élite leur Abbé. Maty. Les Abbés deKempten Sc d’Elwagen fe précèdent l’un l’autrealternativement aux astèmblées Sc cérémonies de,l’Empire. L’Abbaye de Kempten est de l’Ordre deS. Benoît. L’Abbe de Kempten n’a pas plus de dixmille livres de rente. Heis, Hiji. de l’Emp. L.VI. art. 7.
KEMS. Nom d’un village du Sundgow. Kemfa. Il estprès du Rhin , à deux lieues au dessous de Bâle.On le prend pour l’ancien lieu des Rauraques,appellé Cambeta Sc Cambetis.
KEN.
KEN. f. m. Terme de Calendrier. Nom de plusieursmois lunaires des soixante qui compoient le cyclede cinq ans des Chinois. On distingue ces mois eny ajoutant un nom particulier. Ken sù est le sep-tième , Kenfchin est le dix-septième , K en-gin estle vingt septième , Kin-çu est le trente-septième ,Ken-shin est le cinquante-íeprième.
Ken. Mesure des longueurs dont on fe sert à Siam.C’est une espèce d’aune qui iTa pas tout à fait troispieds, deux kens faisant un voua , qui revient à latoise de France moins un pouce.
KEN A f. f. Nom d’une plante dont les femmesde la petite Bue harle fe fervent pour fe teindre lesongles en rouge. Elles la font sécher , la réduisentcn poudre , Sc la mêlent avec de l’alun pulvérisé ,pour l’employer à cet usage.
KENASSÉRIN. Nom d’une ville de Syrie. Kenajserìn.M. Réland écrit Kennaserin Sc Kinnefrin , Sc ditqu’elle étoit entre Alep Sc Ernèfe. Mais d'Herbe-lot écrit Kénajsérìn , Sc dit qu’elle étoit aílez pro-che d’Alep à 7z d. de longitude , Sc à 34 d. ou30 m. de latitude , ce qui fe doit entendre selonles Géographes Arabes. Les Auteurs Arabes disentque c’est l’ancienne Soba.
KÉNATH. Nom d’une ville de la Terre-Sainte. Kenath. La Vulgate i’appelíe Chanath , mais en Hé-breu c’est Kénath , Nombr. XXXII. 42. C’étoit uneville de la demi-Tribu de ManalTé , d’au dclà du
K E P
Jourdain. Du temps d’Eufébe ce «'étoit qu’un vil-lage de 1 Arabie , íitué dans la Trachonitide , Sc peuéloigné de Rostre. M. Réland croit que c’est laKanatha que Joseph , de Bell. L. I. c. 4. placedans la Cœléfyrie , Sc qu’il appelle K ana au L.des Antiq. c. 6.
KENDAL. Concangium. Ville riche d’Angleterre , auWest Morland, fur la rivière de Ken.
KEN GIS , ou K ANGIS. Bourg de Bothnie , au nordde Tornéo. Il y a à Kengis des mines de fer & decuivre. Des Mathématiciens Suédois ayant pris avecun Astrolabe la hauteur du soleil, supputèrent lahauteur du pôle de Kengis un peu plus grande que66 d. 4y m. De leurs observations M. Caíïini l’efrime de 66 d. 41 m. M. Caisini écrit Kengis , ScM. de la Hire Kangis. Koye £ les Mém. de VAc.des Sc. de ijoo. p, jj. ^ç. tSc.
§ 3 “ KENKOO. f. m. On appelle ainsi au Japon uneplante avec laquelle on fait du papier.
KEN MER LAN D ,ou KENNEMERLAND. Nom d’u-ne contrée de la Hollande septentrionale. Kenma-ria , Kennemarìa. Elle est le long de la mer d’Alle-magne , entre la Westfrise , le Waterland , Sc laHollande méridionale. Alcmaer en est la ville ca-pitale. Maty.
KENNE. í. f. Nom d’une pierre engendrée dansl’œil du cerf. Dict. de James. Cette pierre pajoítfabuleuse.
KENOQUE. ( Le fort de la ) Fort des Pays Bas, dansla Flandre Autrichienne , entre Ipres Sc Fumes.Long. 20 d. z6'. lat. yo d. yo'.
KENT-SHIRE , ou le Comté de Kent. Cantium. Pro*vince d’Angleterre , qui est bornée vers le cou-chant par les Comtés d’Esièx , de Surrey Sc deSussex , Sc environnée de la mer du côté du le-vant. Cette Province , qui a formé un Royaumeparticulier fous les Saxons , peur avoir dix-feptlieues de long , Sc dix de large. Elle est impor-tante , pour fa proximité de la France , dont elle«'est séparée que par le pas de Calais. Cantorberyen est la ville capitale , Sc on y voit encore Ro-chester, Douvres , Sandwich , Hyth , Runmey ,Gravefande , Sc les châteaux de Sandowne , deDéale Sc de Walmer. Maty.
KENTE. Nom d’une petite Ile fur laquelle les Fran-çois ont fondé une colonie. K enta. Elle est dans lelac d’Ontario, en la nouvelle France. Maty.KENTIEN, ENNE. f. m. & f. Qui est de la Provincede Kent en Angleterre. Cantius , Cantianus , Can-tienjls. Les Kentiens eurent à peu près la mêmefortune que les Gallois. P. d’OrlÉans.KENTZlNGEN. Nom d’une petite ville du Cerclede Souabe. ICentpnga. Elle est dans le BriígaW ,aux confins de l’Ortnaw, fur la rivière d’Eltz, SCà une lieue du Rhin. Long. 2y d. z6 m. lat.48 d. iy m.
K E P.
KEPATH. f. m. Nom Arabe , qui signifie propre-ment Gousse de Caroubier. C’est auffi le nom d’unpoids ? qui est la rnoitié du dan eh , ou grain , dontsix sont le dirhem , ou la drachme Arabique ,forte qu’il y a douze képaths à la drachme. C’estde ce mot que vient celui de Carat, dont nous noU sservons , Sc qui pèse quatre de nos grains. D’He**-'bel OT.
II y a bien de l’apparence que ce mot vientGrec Kîç/ívíw ,Jiliqua , une gcuile , & qui étoit am* 1un poids. .
KEPHA. Quelques-uns appellent ainsi une ville de
Terre-Sainte , que d’autres plus conformémentl’Hébreu, nomment Hepha , & les Arabes JfLe Géographe Arabe Schérif Ibn Idris dit st u f,/^étoit au bord de la mer , à deux journées defirée , au pié du Mont Carmel. Etienne ledans fes varia sacra , page S2p. croit qu’elle ale nom Kepha du nom Syriaque îCfl 3 , Cépha , st.signifie pierre , parce qu’elle étoit en un lieu Pssde rochers mais les Arabes écrivent par un Bn ’