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8c golfe de Perse 1 a bornent du côté du midi. Cepen-dant quelques-uns comprennent dans cette provincek ville d’Ormuz qui etì dans le second climat & auvingt-cinquième degré de latitude. D’Herbelot.La capitale du Kerman étoit autrefois Causehirqui a été aulìî nommée Berd-Ardfchir, 8c aujourd’hui par abréviation Berdasehir , mais elle n est pluscapitale, Cire ft ou Sireft 8c Sirgian font plus conlidé-rables. La province de Kerman , qui est la Caramanie, est abondante en toutes choses. Wicquefort,Ambajs. de Figueroa , p. iiS. D’autres écriventKerman. Voyez ce mot.
KERMANIEN, ENNE, ouKEKMANITE, f. m. 8c f.Les Persans disent Kermarú. Qui est de la province deKerman. Kermanianus. a. Plusieurs Auteurs Persansportent ce nom.
KERMEN. Nom d’une ville de la Turquie, en Euro-pe. Germia. Elle est dans la Romanie, près de la villed’Andrinople. Il y a apparence qu’elle est celle qu’ontrouve fur les cartes fous le nom d’Hermandi.
KERMENT. Nom d un bourg fortifié. Kermenáum ,Kormendum , Cormendum. Il est dans la baise Hon-grie , sor 1 e Raab, au dessus de Sarwar. QuelquesGéographes le prennent pour la ville de la baise Pan-nonie , nommée Scarabantia , ou Julia Scarabantia 3dont d’autres croient que ses ruines íe trouvent prèsdu bourg de Chépreg. Maty.
KERMÈS, f. m. Elpèce de coque grosse comme unebaie de genièvre, ronde, liíse, luisante , d’un beaurouge, remplie d’un suc de la même couleur, d’uneodeur vineuse, d’un goût un peu amer, aisez agréa-ble ; elle se trouve attachée & adhérente en manièred’cxcroissance à l’écorce d’en bas 8c fur les feuillesd’une espèce de chêne-vert, que C. Bauhin appelleIIex aculeata cocciglaudìfera , Pin. 4a y. 8c qui croîten Espagne, en Languedoc & en plusieurs autres en-droits chauds. L’origine du Kermès vient de ce queune espèce de vermisseau piquant ce chêne-vert, pouren tirer sa nourriture, y fait naître une coque ou uneveille qui se remplit de suc, 8c qui, en mûrissant, de-vient rouge comme nous la voyons. Ce petit insectes’enveloppe dans la coque. Lorsque l’on fait sécher leKermès , il en sort une si grande quantité de petitsvers & de moucherons presque imperceptibles, quetoute íà substance intérieure semble s’ctre convertieen ces petits insectes. C’est pour cette raison qu on1e nomme auslì vermillon , ou parce qu’il fait la tein-ture du beau rouge vermeil. Pour remédier à cetaccident, quelques uns mettent tremper un peu derems le hermès dans du vinaigre avant que de le fairesécher. On tire du kermès le suc ou la pulpe pour enfaire du sirop, en y ajoutant une quantité suffisante desucre. On fait auffi sécher de la pulpe de kermès sé-parée de son écorce ; on appelle cette pulpe séchéePajlel d’écarlate. Les teinturiers s’en servent. Le ker-mès est cardiaque , deificatis, astringent, il fortifiel’estomac & empêche l’avortement. En Latin ker-mès , granum tinclorium , ou coccum infeclorium. Cemot est Arabe.
Le Kermès est une petite coque ronde , membra-neuse , fort fine, liste 8c luisante, de couleur d’unrouge brun mêlé de blanc-cendré , d’environ troislignes de diamètre, divisée ordinairement en deuxcavités inégales, dont la plus grande est remplie d’unnombre presque infini de petis œufs ovales fort rouges 8c fort vermeils, 8c la plus petite d’une espèce deliqueur mucilagineuse, pareillement rouge , qui neressemble pas mal à du sang. Nissole. La graine dekermès est d’un grand usage pour la Médecine, &d’un plus grand encore pour ses teintures en écarlate.La France est redevable à M. Fagon de savoir recon-nue '8c trouvée abondamment en Provence 8c enLanguedoc, où elle naît d’une espèce de chêne-vert,qui ne monte qu’à la hauteur d’un arbrisseau. Selonles expériences que M. le C. de Marsilli a faites àMontpellier, la graine de kermès , de même que lanoix de galle , mêlée avec 1e vitriol, fait de l’encre,avec de shuile de tartre ou de seau de chaux; k cou-leur , qui est semblable à celle de la brique, se c han-
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ge en un beau cramoisi : dans la décoction de mau-ves ou de tournesols, elle garde fa première couleur.Il n’a pas été possible d’en donner un sel fixe elsentiel,mais à 1 alambic elle donne beaucoup de sel volatilalcali, qui, au sentiment de M- 1 e C. de Marsilli»auroit un meilleur ester en Médecine pris dans quel-que liquide, qu'enveloppé dans des conserves & desconfections qui ne font qu’empêcher íbn action. LeP. Roger, Récollet, dans son voyage de la TerreSainte, L. I. c. 2. dit que 1 e kermès y est commun,& qu’on s’en sert pour teindre en écarlate. Ceux quiont observé avec plus de foin la manière dont le ker-mès est produit aux pays chauds, disent que ces pe-tits grains que l’on -recueille íur l’Ilec Cocchigera, 8cqui servent à la teinture de la pourpre, se convertis-sent en une multitude innombrable de petits cousinsde couleur rouge, qui roulent çà 8c là íur cet arbris-seau qui leur a servi de matrice, & par-tout où ils sereposent, il y reste pour sannée suivante le germed’un de ces grains que les Grecs ont appelé Coccos ,les. Latins Vermiculus , & ceux du pays Graine devermeil, à cause des vers ou petites chenilles & pa-pillons dont ils sont pleins. Monconys , P. I*
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Il y a dans les Mémoires de l’Académie des Scien-ces de 1714, une Distertation fur sorigine & la na-ture du kermès , par M. Nistole. Le Comte Marsiglia écrit en Italien une lettre qui contient des observa-tions fur la graine appelée Alkermès.
Kermès , est encore une certaine préparation de l’anti-moine, qui produit une poudre rouge en usage danSla Médecine , 8c que l’on appelle communémentPoudre des Chartreux.
KERMESSE ou KERMIS. C’est ainsi qu’on devroitécrire. Voye\ Carmesse.
KERNE. f. m. Nom d’une milice d’Irlande. Fantassin-Karnus. Kambden, dans ses Annales d’Irlande, past7 p2 , dit que les armées d’Irlande sont composéesde Cavalerie, qu’on nomme Galloglajses , dont ncU*avons parlé en son lieu, 8c de Fantaíiins armés à klégère, qu’on nomme Kernes. Les Kernes étoientarmés d’épées 8c de dards garnis d’une courroie, pot 0les retirer quand on les avoir lancés.
KÉROSCA , CUROSCA. Ancien nom d’une petit®ville des Scordisques, dans la Basse Pannonie. C’®ssmaintenant un bourg de la Basse Hongrie, situé pr® sdu Danube, au-dessous de Bon-Monster. Maty. .
KERPEN. Carpio. Petite ville enclavée dans le Ducs®de Julicrs, 8c située fur la rivière d’Erpe, ou d’Erstt »entre Juliers 8c Cologne. Cette ville dépendoit au-trefois de la Gueldre, les Espagnols la vendirent aU*Archevêques de Cologne, avec fa Seigneurie , parta-gée en deux petits pays, dont Kerpen 8c Lummerser 0sont les lieux principaux. Maty. Kerpen a passé à kmaison de Manderseheid par le mariage de VinncM^avec Udegarde. Richard, leur arricre-pctit sils , st'dernier fils d’Henri 8c d’Irmgarde, Comte de Bêtise"gen, ayant eu Kerpen dans son partage, il en prit ^nom & les armes, & quitta celui de Manderíchtse'Imhoss, A/or. Irnp. L. IX. c. 4.
KERRY. Nom d’une contrée de la Lagénie en Irla 0 _Kerria , Kerríenfìs Comitatus. Elle est entre les C°sttés de Corke , de Lemmerilt, de Clare & l’O&stAtlantique. Elle a environ vingt-quatre lieues de 1 °gueur. C’est un pays couvert de montagnes & <se. stêts, ce qui fa souvent rendu la retraite des rebctII y a trois lieux qui ont séance & voix au Parsemsd'Irlande, Ardart, capitale, Dingle 8c le bourgTulle. Maty. , -
KERSONNÈSE. Le P. Mainbourg & Tillemont® 0vent toujours ainsi. 11 faut écrire Chersonè/e . Y 'ce mot. .
KERVA. f. m. Plante , qu’on appelle autrement _ lCl c p cou grande catapuce , ou. épurge, dont la grain®nr violent purgatif. Voye p Ricin.
KÉ UA. f. m. Nom que les Apoticaires doi^ 1la semence de la plante du Ricinus , ou * a ^Christi. Cette semence ressemble entièreme 11 ^l’animal de couleur livide, que les Latins ont