K E S
pele Ricinus , 8c les François Tiquet. De-là «ftvenu qu’on a donné à cette plante le nom de Ri-cinis , ou Tiquet. Le K J ru a est un purgatif , 8c unvomitif, si on le boit. Il est: aussi diurétique. Onc n prend depuis sept grains jusqu’à quinze, quel-ques uns ssifent même trente. Voye% Vinet , Mai-son Champ.
K E S.
KESCHING. C’étoit autrefois une petite ville duNorique. Keschinga, anciennement C&sarea Bojo-rum. Ce n est maintenant qu’un village de la Ba-vière , situé près du Danube , & de la ville d’In-golstat- Maty.
KESCHITA, ou KESITA. í. m. Nom d’une mon-noie ancienne , & la plus ancienne dont on aitconnoiíîànce. Keschita. Gen. XXXIII, 19. Il estdit que Jacob acheta un champ des enfans d’Hémor,& qu’il en donna cent Keschita. Et dans Job. XLII.
, que ses amis lui donnèrent chacun un Kes-chita. Les Interprètes ont rendu ce mot différem-ment. Les Septante , Onkélos , la version Syriaque ,les deux Arabiques 8c la Vulgate, le traduisentagneau , ou brebis , 8c quelques Interprètes croientqu’il ne signifie rien autre chose. La ParaphraseChaldaïque de Jonathan, & celle de Jérusalem,Gen. XXXIII. 19 , traduisent Keschitotk parPfimn , Margalian c'est à dire , des pierres précieu-J es - On a conjecturé qu’iís avoient fait venir cemot Keschita du Chaldéen OTp, Kaschschet , quilignifie orner, d’où s’est fait BISlp , ornement ; parcequ entre l cs orn emens , les pierres précieuses tien-J? ent le premier rang, ils ont pris ornement, dit ab-solument , pour des pierres précieuses , d’autres leprennent pour une monnoie.
Ce dernier sentiment est sans contredit le plus pro-bable. En ester, le mot íTJ»p, ne se prend nullementdans l’Éeríture, 8c ne se trouve dans aucune desautres langues Orientales dans le sens de brebis, oud’agneau ; au contraire, en Arabe il signifie unemonnoie , comme nous le dirons. i°. Keschitapeut avoir deux sens qui l’un & l’autre conviennenttres bien a une monnaie-, car premièrement tr&'p ,Koschet. Psal. LX, v. 6 , signifie vérité ; ainsi l’ona fort bien pu donner ce nom à une monnoie,pour montrer qu’elle étoit d’un métail bien fin ,& qui n’étoit point falsifié, quVIle étoit d’un bonaloi , si l’on peut s’exprimer ainsi, en parlant dece temps-là, ou bien qu’elle étoit de poids. Se-condement , si Keschita signifie un agneau , cenom ne convient pas moins à une monnoie. LesPatriarches, dit le Père Soucier , dans fa Dilícrta-tion fur les médailles Hébraïques, s’étoient servisde monnoies fur lesqu’elles il y avoir des figuresempreintes ; telle étoit celle qui se nommait Kes-chita , un agneau , parce qu’elle étoit marquée deà figure de cet animal , comme autrefois les mou-tons d’or en France. C’est encore ainsi qu’autrefoisdes monnoies d’Athènes se nommoient K.^y .filles,°u vierges , parce quelles avoient Leffigie de Mi-n erve appellée K ^ ; d’autres de la même ville s’ap-Pctloicnt Ry ;, boeuf, parce quelles croient mar-quees de la tête d’un bœuf, on voit encore de cesMonnoies dans les cabinets des Antiquaires. Il yJT 01t a uffi des monnoies du Pélopponèse marquéesu ue tortue qu’o n appeloit pour cela , des
n ~s ns L d’autres de Corinthe qu’on nommoitd’un 1 is ou ^ ns - parce qu’elles portoient la figures ’ ap 1, eva b Quelques-uns disent que les Keschitanuire j? lcnt uhssi, parce que c’étoit le prix ordid Cs a Uu agneau , ou d’une brebis. Mais il estsi°n'f; UteUl ' S qui prétendent que Keschita n’a jamaisdai 1 ? Un a £ neau - ou une brebis ; que c’est une erreur0u ^ s . àquelle le Grec des Septante a fait tomber ;A 5, Nuptante l’avoient traduit pai>w, une mine ■c’ea^ soient mis, Genèse XXXIII. 1 9 ,r C a dire , cent mines , que quelques Copistes igno-ns * ont changé en «*«»•«» , qui veut dire cent
K E S 343
brebisJ qúe de même, Gen. XXXI. y, ils avoientchangé - faì» en èilk àyrja , comme on le voiedans les questions de S. Jérôme fur la Genèse , 8cdans S. Augustin , quest. 9 y , fur la Genèíe. Onpeut voir encore R. David Kimhhi, David dePomis d’Aquin , dans leurs Dictionnaires , R. Na-than Mardochee , dans ses Concordances , & géné-ralement tous les Rabbins , excepté Aben-Ezra. Ilseroit trop long de citer les Auteurs Chrétiensqu’on peut ailément consulter. $°. R. Akiba, dansle Thalínud , au '1 rai te du commencement de V An— -née , mOT w81, Chap. III fil. col. 1 , ditqu’en voyageant en Afrique , il y avoit trouvé unemonnoie nommée Keschita. Il est fort vrai sembla-ble que cette monnoie & ce nom venoit à ces peu-ples des premiers temps. Il est probable que ceuxchez qui R. Akiba avoit trouvé cette monnoie,étoient Phéniciens , c’est-à dire, des Carthaginois,ou que c’étoit des Phéniciens qu’ils avoient reçucette monnoie 8c ce nom ; car chez quel autre peu-ple de l’Afrique trouvons-nous des noms purementHébreux ? En quatrième lieu , avant Jacob l’uíageavoit changé dans le commerce. Il ne fe faisoitplus par échange , mais par argent. Cela paroîtclairement parla Genèse XVII. 12 , 19. XXIII,16. XIKII- /í, S°. S. Étienne , au Chap. VII, desActes des Apôtres , v, 16 , dit que ce champfut acheté à prix d’argent. Car quoiqu’il y aitde la difficulté en cet endroit, on y a cependantsatisfait d’une manière plausible , comme on lepeut voir dans Bochard Eíiéroz. P. II , L. II,Chap. XLIII. Enfin c’est le sentiment de R. Akiba,à l’endroit dont on a parlé ci-deísus, dc R. Sché-lomo Jarhi, 8 c de R. Lévi Ben Gerfon, dans leursCommentaires.
Quelques Auteurs conjecturent que c’éroit unemonnoie marquée du arc ; £2t vp, K esche t cn Hébreu
signifie un arc.
Il n’est pas si aisé de décider quelle monnoie c’éteitque le Keschita , & quelle étoit sa valeur. Les Rabbinsdisent communément que c’étoit une obole, parceque R. Akiba dit que le Keschita qu’il avoit vu enAfrique étoit une obole : mais il n’est pas possible queJacob n’ait acheté un champ que cent oboles, ni queles amis de Job, XLII. 11. ne lui donnastènt qu’uneobole. Si le changement de «»> en «,«»«» étoit biencertain, les Septante auroient cru que le Keschitavaloir une mine, 8c ce seroit ce que nous aurionsde plus probable fur cela : mais au vrai il n’y a rienfur quoi l’on fe puiffe bien fonder , pour déterminerla matière, le poids, la valeur du Keschita. Voyezfur le Keschita Bérévood, de Ponder. Prêt. c. I. §. I.Waserus, de Antiq. Hebr. Nunh L. II. c. 1 f-p. S9.Drus. in Gen. XXXIII. 19. Bochart, Iheroy P. I.c. 43. Sc une Dissertation de feu M. Pelletier , im-primée dans les Mémoires de Trévoux , 1704. au moisde Mai.
vÉSÉGHU. f. m. Terme de Calendrier. Nom du pre-mier mois de l’année , & d’un signe du Zodiaque chezles Turcs Orientaux. Ce mot dans leur langue signifie.rat.
vÉSELBACEIE. De la Boulaye écrit ainsi. Voyez KIZIL-BACHE, c’est la même chose.kÉSEN. Nom d’une petite île qui est près de celle d'Or-na us , à l’entrée du golfe Persique. Kesemus Infula,Voyez Piétro délia Valle, P. II- p. 36. 6’ 69.ïvÉSIL, ou CÉSIL. Nom d’une ville de la Terre Sainte,Kefil , & dans la Vulgate Cefil. Elle etoit de la Tribu
de Juda , & dans fa partie meridionale. Joí. XV. 30.ÍCÉSIL BASCHI. Voyei KURTCHî.iESMARÇKT, KASEMARCK, ouKEYSERMARCK.C’est une ville défendue par une citadelle. C&sareopo -lis. Elle est dans le Comté de Czépus , en la Haute-Hongrie , versees monts Crapacks, à quatre lieuesde Lents , du côté du nord. Maty.
LESRA. f. m. Nom que les Arabes donnent en généralau Roi de Perse. Rex , Imperator Persarum. M.D’Herbelot croit que ce mot est pris du nom PersienKhosrau, ou Khosrou , duquel, dit il, nous avons