B £f? s. f. suivant l’ancienne appellation!> qui prononce elle , ôc m. suivant lanouvelle appellation qui prononce le.C’est la douzième lettre de notre alpha-bet, & la neuvième consonne. Z, aH] un ion doux qui se prononce en appli-quant la langue au palais. MartianusCapella. Il y a des / liquides, comme en ces motsplat, plein , plus , clair, clairon, ôcc. D’autres qui semouillent quand elles se trouvent doubles après un ivoyelle, comme en ces mots, vermillon, travailler,recueillir, fouiller, &c. Les / font auill mouilléês■dans les mots qui finissent par une feule / , & où cettel est précédée d’un i voyelle, comme en ceux-ci, tra-vai/j pareil oeil, Ôcc.
ma La règle générale est que cette lettre se prononcemouillée quand elle est double, ôc qu’elle est précé-dée de ai,ei, oui, comme, travailler, maille, veil-, recueillir, fouiller, grenouille : de même dansquelques mots où elle n’est précédée que d’un i,comme fille, briller, ôcc. De même dans les motsqui finiilent en ail, eil, ueil, ôc ouil ; comme tra-Va il, réveil, cercueil, œil,fenouil, ôcc, ôc enfin dansquelq ucs mots qui ne finiilent que par il, comme pê-mil } p our mina. Mais il y a tant d’exceptions,que Ion n e p eut guère donner de règle générale là-e lus. C’est i’usage íeul qu il faut consulter, ôc nous
jurons foin dans le cours de cet ouvrage, de marquerle,
s cas particuliers où cette lettre se mouille.
Rien n’est plus désagréable que la prononciationvicieuse que l’on substitue très-communément à cellede ly mouillée, que l’on prononce dans fille , oreille,feuille, paille, Versaille, &c. comme s il y avoit fye .oreye, feuye ,paye, Ferfaye, &c. Ce défaut n est pasMoins ordinaire à Paris que dansles Provinces ; ôc il neparoîtpas que l’on ait beacoup d’attention à rompre dehonne heure dans les eníans une habitude dont ils onthonte , quand ils entrent dans le monde , ôc dont ilest rare qu’ils se défaíïènt aisément. M. Restaut.
Pasteratdit que l s’est mise pour un b, cillìbœ pourcibilla : pour un d , alipe pour adipe , rallus , ral-lum , ralla , de radere ; pour un c , mutica Jpicapour mutila : pour une n , comme arbilla i’arvina ,ôc belle de bene, colligo de conligo : pour une r, commefratellus de frater,baratrones pour balatrones: pour une5 3 comme ancile de am, & casum, equilio pour equìíìo:pourun r,comme equifelis ,pour equisetis, Thesis pourThetis. Mais cilliba est une transposition plutôt qu’unchangement , ou peut-être une faute dans Festus ,qu’il faut corriger par Varron , qui dit cibilla , deTing. Pat. L. IF. Mutica peut être aussi une faute.
Anciennement on ne mettoit jamais une doubleU en aucun mot, on l’a ajoutée depuis, alium ôcn °n pas allium , macelum ôc non point macellum ,polucere ôc non point pollucere. Deux ll ont été chan-ts en lì, *»0^«, falio , «»«- alius , çúx*», folium :^ f ren deux//, comme hira , hilla , fatur are, fatur lare,Ccc - Lc 1’/ en x, ou en xìll , comme ala , axilla ;^ ía , maxilla ; palus , paxillus j paulum , paxil-\> m 3 Ve lum , vexillum. Le d s’est mis pour une /des^° Ul ^ eux ^ > h r pour une /. Ce font encored’un e n arques Ruderat. L est souvent à la placej , ’ comme dans Ulysse , du Grec oSeoreìs, 8cjjj e dialecte Eolien Filant, d’où s’est faity e - De même dautia ôc lautia , lacrima de da-emma , meditari de
cul ette ^ ertle b'est mise autrefois devant la partie 0n , quand on la mettoit après le verbe. Gelui jourí. rt0I t Von les croix en processions en plusieurseux de France, ôc les appeloit l’on les croix noiICS - doiNVlLLE.
Il y a bien des peuples , comme les Chinois enAhe , les Illinois en Amérique, &c. qui ne íauroientprononcer IV, ôc qui la changent encore en / : ainsiquand on leur donne au baptême le nom de Petrus ,de Francifcus , &c. ils disent Petlus ôc Flancifcus.
Nous avons pris des Latins la figure de notre L ,que les Latins tenoient des Grecs , ôc ceux-ci desHébreux , dont le vrai ôc ancien caractère a 17 , oule lamed tout semblable au nôtre , excepté qu’ils sontl’angíe ordinairement plus aigu , comme on le peutvoir dans la Dillertation du Père Soucier, Jésuite ,sur les médailles Hébraïques , page i g. ÔC page14g. Les Hébreux ont auilì donné cette lettre auxChaldéens, aux Syriens , aux Arabes , ôc même auxEgyptiens.
Z , est aussi une lettre numérale chez les anciens,qui signifioit cinquante , & qui le signifie encore enchiffre Romain, suivant ce vers,
Quinquies L denos numero defgnat habçndôs.
Quand on y ajoute un titre , L, elle signifie cin-quante mille. Z a été prise pour signifier cinquante,parce que c’est la moitié d’un C, qui signi fioit cent,
& qui autrefois fe marquoit ainsi ] qui font deuxLL, l’une droite ôc l’autre renversée. P'oyeq Paf-quier , Rech. L. IF. c. 22.
On dit proverbialement qu’un homme en a dansXelle , par une mauvaise allusion de l’aile avec lalettre L , pour signifier qu’il a paílé cinquante ans.
L, dans les monnoies. Nos Louis d’or ont des croixde huit LL entrelacées & diípostes en forme decroix. L’Z fur nos monnoies lignifie Louis. On voieune L couronnée fur celles de Louis XII. ôc furcelles du feu Roi, & de Louis XV. aujourd’hui ré-gnant , des L enlacées signifiant le même nom. ll enest de même dans les chiffres que l’on met fur desbordures de tapisseries, dans les décorations , fur descarroffès, fur des housses de chevaux, des couver-tures d’équipages, &c. où des L enlacées font le chif-fre du Roi, & signifient Louis.
Les Epoques fe marquent presque toujours ( furles médailles Grecques ) par le lambda antique L ,qui signifie , selon la-tradition des Antiquaires ,AuxúCa los , mot poétique & inusité dans le langageordinaire , qui veut dire Anna, & qui probablementétoit plus commun en Egypte que dans la Grèce,puisque c’est fur les médailles de ce pays qu’il fetrouve toujours. Nous avons cependant un beau Ca-nope au revers d’Antonin Etoycb. comme nousavons du même Empereur un revers Lenatoy , &plusieurs autres avec les simples chiffres LZ. LH.Llr. chargés des figures de l’Equité , de la tête desiéra pis , & d’un Dauphin entortillé à un trident.P, Jobert. AvkAxs f e trouve dans Homère , & dansune ancienne Epigramme , ôc Macrobe, Z. Z c. /7.dit que ce font, non pas les Egyptiens, mais les an-ciens Grecs, qui appeloient ainsi Pannee , du nom.Xjkoí , un loup , qu’ils donnoient au soleil, Foye^ ci-dessous au mot Loup.
Cette lettre est le caractère dont on marque lamonnoie fabriquée à Rayonne.
L. S T. signifie Livres sterlings. Z. DE G. ou Z G.veut dire Livres de gros. Z majuscule Italique se mecpour Livres tournois , qui fe marquent auffi parcetre figure tt . Deux petites 1 b. liées de la forte fontlivres de poids. i
L A
LA. Article qui dénote le genre féminin , qui sert àdécliner les noms. la Muse. La chose. On man-ge Va quelquefois. Z’ailce. L’cntreprife. Vous ayez