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ma bourse , donnez -la lui, Quelques-uns blâmentla répétition de l’article en cet endroit, à caule de1a cacophonie , quelques-uns en effet le suppriment :mais ce n’est que dans la conversation, & l’on nepeut se dispenser de lemployeren écrivant : le plussûr est d’éviter ces façons de parler. M L T. On nepeut pas être plus contente que je la luis de l'ap-probation que vous donnez à cette aimable belle-íbeur. Je veux fur toutes choses que vous soyezcontente , Sc quand vous la ierez, je la ferai. Mad.de Sev.
Les Grammairiens François ont disputé pour sa-voir il une femme, en parlant d’clle-même , devoirse servir du pronom la avec le verbe être, dans lesphrases où un homme en parlant de lui-meme , em-ploie le pronom le. Par exemple , si on demande àune femme : Etes vous malade ? Sc quelle veuillerépondre qu’elle ne Test pas, doit-elle dire : Je ne1a fuis pas , ou bien, je ne le fuis pas?
M. Restaut, dans fa Grammaire, établit à ce su-jet deux règles , i ó . Le pronom le est indéclinable ,c’est à dire , qu’il est toujours le même pour le mas-culin Sc le féminin', pour le singulier Sc le pluriel,toutes les fois qu’il se rapporte à un ou à plusieursnoms adjectifs , de quelque genre , & en quelquenombre qu’ils soient. Ainsi, suivant cette règle , ilfaut qu’une femme réponde à la question : êtes vousmalade ? Je ne le fuis pas. i°. Le pronon le est dé-clinable , c’est-à-dire , qu’il kit la au féminin, & lesau pluriel, toutes les fois qu il se rapporte à un nomsubstantif. Etoit ce là votre pensée ? Pouvetpvous dou-ter que ce ne k fût. Etes-vous Madame une telle ?Oui , je la fuis. Les femmes ne négligent rien poury paroître belles , elles y réussissent quelquefois ; &s’il y en a quelqu’une qui ne k soit pas, il ne fautpas s’en prendre à la Comédie. Discours fur la Co-médie. Cependant au pluriel, elles diroient le.
Vaugelas a décidé clairement cette question. Si jedis à une femme : quand je fuis malade , j’aime àvoir compagnie ; & qu’elle me réponde, Sc moiquand je 1a fuis , je fuis bien aise de ne voir per-sonne , c’est une faute de dire quand je k fuis , &il faut dire quand je h fuis ; parce que ce le ne serapporte pas à 1a femme ( car alors il kudroit direla ) mais à 1a chose dont on parle , Sc équivaut àcela, c’està-dire malade , dans l’exemple proposé.II est si vrai que ce le se rapporte à k chose dontil est question, & non pas à k personne qui par-ie j qu’au pluriel on dit également le Sc non pasles. Si je dis à deux amis : quand je fuis malade ,je fais telle chose ; ils me répondent, & nous quandnous le sommes , nous ne faisons pas ainsi. Il estévident que si l’on devoir dire, quand /e k fuis , dansle premier exemple , il faudroit dire dans le second ,quand nous les sommes. C’est ainsi que Malherbe adit : les choses ne nous succedent pas comme nousle désirons. Quoique ccr exemple ne soit pas préci-sément le même , il a pourtanr beaucoup de rap-port à l’autre, Sc est dans la même règle.fCF En un mot, ce le est neutre. Etes vous satisfaites ;Nous le sommes , & non pas nous les sommes. C’estpourquoi , quand ce mot est relatif à un adjectifqui préside , il signifie cela , & n’a ni pluriel niféminin. Ma fille & ma nièce ont été malades , Scle font encore. Mais si c’est un substantif qui prési-de , on sc sert de le , 'la , les , suivant le genre &lc nombre du substantif, pour signifier lui ou elle,eux ou elles. Etes-vous malade ? /e le fuis. Etes-vousk malade que je viens de voir? je la fuis , c’est-a-dire , je fuis elle.
Ct LA. adv. démonstratif qui se dit d’un lieu considérécomme différent de celui où l’on est , Sc commemoins pioche. Demeurez-/d , Sc n’approchez pas demoi. Je reviendrai dans un moment ; attendez-moi-là. Qui va dà ? allez paiv/d. En sortant àe-là. Foye\ici. Souvent ce mot employé au commencement dumembre d’une période , designe simplement k dif-férence des lieux , sans aucun rapport à leloigne-nient. Lc Peintre avoir représenté dans un même
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tableau, la une troupe de jeunes bergeres, ici unetroupe de Bacchantes ; là une aurore , ici , &c.
ijfT Çà Sc là , joints ensemble , signifient dispersionSc confusion. Après cette déroute , les troupes étoientdispersées f à Sc là. Tous ses meubles étoient jettescà Sc là. Errer çà Sc là , fans savoir où l’on va.
sfs Souvent là se joint avec d’autres adverbes qui va-rient fa signification, Là-haut, la-bas. Là-dessus , là-auprès. Je jugeai bien dès-/d ; dès /d je commençai àme défier de lui. Il est allé de-/d l’eau. Il a été payéau-de/d de ses espérances. Il klloit bâtir un peuplus en-de/d. Quand vous ferez de de/d, écrivez nous.En de là Sc de de/d font mauvais , & seule-ment du peuple, ou de quelques provinces. Il nousa dit quelque chose de cette affaire par-ci , par-/d.C’est une nécessité , il faut bien en palier par-/d. Ondit aussi , par Id, ou par la fenêtre. Ce dernier estpopulaire.
Comme s’il importoit étant ombre là-bas.
Quevotre nomvécût ou quilvécûtpas. Regnieje.
fCP La se met aussi a la fuite des pronoms démonstratifs& des noms , pour une plus grande désignation.Ceiui-/d, celle /d. Ce lieu-/d, ce tems là. Cet hom-me-/d.
Quelquefois là n’est employé que par une espècede redondance , & pour donner plus de force Scplus d’énergie au discours , comme dans les exem-ples ìuivans : c’est-/d une belle action. Que dites-vous-/d ? Sont-ce-/d nos gens ?
|fCTDeça Sc delà, de côté & d’autre. Jambe deca , jambede/d. De/d , de ce sujet là , de cette cause. De/d sont ve-nues les guerres civiles. Inde.
Delà, préposition.Delà k rivière. Voyerç Dela. Au-delà. Foy. ce mot. En de/d,plus loin : c’est plus en de/d.
La Où. Façon de parler adversat, pour dire : Au lieuque. II a perdu cela pour m’avoir fâché , là ou s’ileût fait son devoir , il fût parvenu à de plus hau-tes dignités. Les gens de bien meurent dans unedouce espérance , là oh les médians sont tourmen-tés de remords , &c. Il est vieux.
La-la , adv. Réponse que l’on fait à certaines ques-tions , & qui signifie médiocrement. Vous a-t-il faitbonne chère ? Là-là. Est-il fort savant ; Là là. Ac.Fr. Lisette , dans le Distrait de Regnard , répond àCarlin qui lui demande l’état de fa santé : Je meporte là-là. Foyeç_ aussi la Comédie de la Fausse Co-quettes
ifE La la se dit aussi par menace dans le style fami-lier. La la , nous nous retrouverons. Par répriman-de , la la , tout beau. Par forme de consolation SCd’adoucistement. La la , ralïurez-vous ; ne craignez-rien.
|CT La , terme de musique. C’est k sixième note de kgamme. Ut, ré , mi, fa, fol, la.
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LAABIM. f. m. Nom d’homme Sc de peuple. Laabif'Il est dit dans la Genèse, X. i j. que Laabim étostfils de Mifraim. Les Laabim qui descendirent delui, sont les Libyens en Afrique. C’est le sentimentde Joseph, Ant. L. I. de Saint Jérôme, de Corné-lius à Lapidé, d’Ainswort, de Lyranus , de Jumus,de Bochart , L. LF. c. 2 S . &c. II y a cependant un edifficulté. Car 1a plus grande partie de l’Afrique s’ap'pelle Libye, & dans l’Ecriture les Libyens font ap'pelés Phut & Lubim : mais Bochart répond que ’ £SLaabim font seulement les Libyens , que FJprnp 0nius Mêla,. L. I. c . 4 . Pline , L. V. c. S. 'Ptose'mée , L. IF. c. /. appellent Libyens d’EgyP te T separce qu’ils étoient en effet voisins de l’Egyi^'demeuroient dans un pays plein de sables bru lan?,c est de-là qu’ils avoient pris leur nom : car 'Laaba en Hebreu signifie flamma , chaleur , 6 k
D autres, comme Arias Montanus & Malvenda,sent que ce font les Libyens Cyrénaïques, oU c °
111 e dit encore Malvenda, Marmariques.
LAAC. Fryei Laba.