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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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ce pays. Jl est d un goût plus excellent que la per-drix. Il annonce par ses cris qu’il doit tomber dela neige. Regn. Voye■{ De Lap.

LAGOPUS. s. m. Lagopus. Plante qui est une es-pèce de tréiíe. Ce mot est Grec , il vient de ,lièvre , Sc de , pié. On Pappelle auilì pié delièvre. Voye^ Pié de Lievre.

LAGOS, 8 c non pas Lago. Nom d’une ancienneville du Portugal. Lagium, Lacobriga, Lancobriga ,Lancobrica. Elle est fur la côte méridionale duRoyaume d’Algarve , environ à cinq lieues de laville de Silves , Sc du cap de S. Vincent. Lagosest une ville fortifiée , Sc défendue par une cita-delle. Elle a un bon port, Sc elle est capitale de laCommarca de Lagos , qui est la partie occidentalede PAlgarve , & qui n’a point d’autre lieu considé-rable que la ville de Silves. Maty.

g£F LAGOW. Ville de la petite Pologne , dans le Pa-latinat de Sendomir.

LAGUE. f. E Terme de mer. (Test l’endroit par oùun vaisseau paste. Venir dans la lague d’un vaiifeau,c’est venir dans ses eaux, dans son listage.

EAGULA. Nom d’un bourg de la Natolie, en Asie.Lagula. U est íur la mer Noire , à sept lieues dePendarachi. Quelques-uns y mettent l'anciennescorie , ou Aconit , petite ville de la Bithynie , qued’autres placent à Naxio , village qui íert de port àPendarachi. Maty.

Lagula , est aulsi un ancien bourg de la Natolie. La-gula , Calinia , Calymna , Calidna. Il est dans leMantefeli , fur le golfe de Macre. Maty.

LAGON A, ou San-Christoval de la Laguna. Nomd une petite ville de l'ile de Ténérife. Lacus , Fa-num , ou Oppidum Sancli Chrijlophori de Lacu. Esteest au pié du Pic de Ténérife, près d’un lac d’oùelle a pris son nom. La Laguna est capitale desCanaries , & le Gouverneur de ces îles y fait farésidence ordinaire.

LAGUNE, f. f. Lacus. Petit lac. Ce mot n’est d'tr-iage qu’au pluriel. Lagunes de Venise. C’est le nomque l’on donne aux divers canaux, ou aux couransd’eau qui partagent la ville de Venise, & aux lieuxmarécageux dans l’État de Venise. Le flux & lereflux est sensible dans les Lagunes de Venise. S.Didier.

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■LAHÉLA. Nom d’une ville de la Terre-Sainte, nom-mée autrement Chale , ou Hala, íi 1 on croît San-son. Lahela. Este étoit dans la partie septentrionalede l’Assyrie propre , far ks confins de la grandeArménie , non loin du fleuve Golan. P. Lubin.

LAHEM. Nom d’une ville dont il est parlé au L. desParai. LV, 22 . Lahem } Lehem, L.echem. C’est la mêmeque Bethléem, comme Pont montré San&ius, Cor-nelius à Lapide, Sc Tirin, parce que souvent les Hé-breux ôtent par aphérèse une partie des noms pro-pres. Ainsi, l’on trouve Ram pour Aram , Chômaspour Jechonias ; Sc au même L. I. des Parai. XX. j.Léhémite en Hébreu est traduit Bethlémite par S. Jé-rôme.

LAHOLM. Nom d’une petite ville de la Suède. Lahol-mia. Este est dans la Province deHalland, à l’em-bouchure de la rivière de Laga dans le Cattégat, àtrois lieues d J Halmstat vers le midi. Laholm a unecitadelle & un bon port. Maty. Les habitans lanomment Laa Holm. Long. 30. d. 18', lat. y6. d. 3 6 '.

LAHOR. Nom d’une ville de l'Empire du Mogol enAsie. Lahorium. Elle est capitale du Royaume dePcn-gab, dont elle porte quelquefois le nom, Sc situéeíur la rivière de Ravey, à foixante-quinze lieues de laville de Delli, vers le nord occidental. Cette ville estune des plus grandes de l’Asie, quelques-uns lui don-nent vingt lieues de circuit, & d’autres vingt quatre;peut-être ne font ce que de petites lieues de France,ce qui fait encore un terrible amas de bâtitnens. Il ya une fort grande citadelle & un beau Palais, où legrand Mogol fait quelquefois fa résidence. Au reste,on croît que Zu/ior est l’ancienne Bucephala (sa Ale-

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xandria Bucephalos , qu’Alexandre le Grand eut lafoiblelle de faire bâtir à l’honneur de son cheval Bu-cephale. Maty. La ville de Lahor est située fous lestrente-trois degrés de latitude, Sc les cent dix-neiifdegrés quarante minutes de longitude.

LAHOR, Royaume. Voye ç Pengab.

LAHRA. Nom d’une ville d’Allemagne. Lahra. Cetteville a eu ses Seigneurs particuliers, qui 1 croient aulside son territoire. Il n’y a pas long tems que le dernierétant mort lans enfans mâles, le Marquis de Dourlac,qui avoir épousé l’hériticre de Lahra , la réunit à fesautres domaines.

LAI.

LAI, LAIE. adj. Par corruption du mot laïque, quin’est point engagé dans l'Ordre ecclésiastique, Laicus.Un frère lai , est un homme dévot & non lettré, quis’est donné à quelque Couvent pour servir Dieu & lesReligieux, qui a un habit disterent du leur, qui Neu-tre point dans le chœur, ni dans le chapitre, qui n’estpoint dans les Ordres, Sc qui a feulement fait vœu destabilité Sc d’obéiflance. Frère lai fe prend aulsi pourun Religieux non lettré, qui a foin du temporel Sc del’extérieur, de la cuisine, de la porte, &c. Il y a aussides frères lais qui font les trois vœux de Religion.On appelle sœurs laies plus ordinairement sœursconverses, dans les maisons des filles, celles qui pa-reillement n’entrent point dans le chœur Sc qui fontreçues pour le service du Couvent.

C’est en l’onzième siècle que commença 1 insti-tution des frères lais ou laies ; c’est à dsie, des Reli-gieux qui, étant fans lettres, ne peuvent devenirClercs , ou qui ayant étudié Sc pouvant entrer dansles Ordres, y renoncent par humilité, Sc font uni-quement destinés au travail corporel & aux œuvresextérieures. Les premiers qui prirent de ces frèreslais , surent les Moines de Vaílombreufe , ensuiteceux de Hirfange. S. Gualbert est le premier qui aisinstitué des frères lais dans son Monastère de Vallom-breufe, fondé vers Fan 1040. L’Abbé Guillaume estmarqué dans fa vie comme Instituteur de cette espècede Religieux. Les Chartreux en eurent aussi dans lemême siècle, comme marque Guibert de Nogent, SCles nommèrent frères barbus. Cette institution sem-ble etre venue de ce que les laïques dans ce tcms-làn'avoient la plupart aucune teinture des lettres, SCn apprenoient pas méme à lire : d’où vint aulsi quel’on appela Clercs ceux qui avoient étudié, qui fâ-voient quelque chose. La Langue Latine n’étant doncplus vulgaire comme elle étoit du tems de S. Benoît»il étoit presqu’iinpoílìble'aux laïques d'apprendre l eSpfeaumes par cœur, & de profiter des lectures qiji f®fuioient dans l’Eglise : ainsi on les appliqua au travailSc aux offices domestiques. Voye% Convers.

Lai a été aussi adjectif, 8 c signifioit, qui est du peuple»qui n’a nul degre : du Latin Laicus , qui a été fait dj 1Grec xuïf , peuple. C’est de-làqu’on trouve dans V'sgénéré, A, laie gens, pour dire, les lais , le p<-d cpeuple. Il est aussi substantif. Les clercs & les lais •

On 1 a dit aulsi pour laid, mauvais.

Et puis aurons vin qui n est mie lai.

On appelle aulsi Moine lai , nn oblat ou soldat es-tropié qui a un brevet du Roi pour demeurer dan? st 11Benénce de fondation Royale, où on lui doit fournRune portion monacale pour fa subsistance. V 2V?Oblat. Il est tenu de balayer les cours Sc de fonn erles cloches. Maintenant on a converti cette porti° nen argent, ou en pension de cinquante écus par a11 'qu on paye à l’Hôtel des Invalides. ><

On appelle aussi Cour laie , une Justice temp° re ïSc séculière. Un Conseiller lai 3 est un ConfrisfsO^11a point cle cléricature : Sc un Patron Asij ce íl î !laïque qui a fondé quelque Bénéfice avec réservépatronage, Sc fans le consentement duquel le b eIiefìce ne peut être résigné, ni conféré. , , ,

Lai. f. m. Vieux mot, qui signifie, complainte, 0