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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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p‘ l i? c . e ' Querimonia. C’est austì une sorte de vieillej Rançoiíe, laite de petits vers. Elegia Gallica ,‘■ejjus. U y avoit de deux sortes de lais, le grand & lepetit. Le grand lai étoit un Poème composé de douzecouplets de vers de différente mesure, sur deux ri-roes. Le petit Lai étoit un Poème de seize ou de vingtv ers, divisé en quatre couplets, presque toujours surdeux rimes. Ces lais étoient la Poésie Lyrique de nosVieux Poetes François, & parce qu’il y avoit un versplus petit que les autres qui finiíïoit chaque couplet ,Us appeloient cette forte de Poème arbre fourchu.Alain Charnier a fait de grands lais , Sc Molinet en acompose de petits. On s en servoit particulièrementcn sujets graves & tristes, & on prétend qu ils ont étéfaits fur le patron des vers trochaïques des TragédiesGreques & Latines. Des Lais plaintifs. Voici l’exem-ple d un lai rapporté par le P. Mourgues dans ionTraite de la Poésie Françoise.

Sur l' appui du mondeQue faut il qu on fondeD’ espoir?

Cette mer profonde ,

En débris féconde ,

Fait voir

Calme au matin , Tonde 3Et l’orage y grondeLe soir.

Ce mot vient de lessus.

Is’est dit autrefois en termes de Monnoies, pour01 j alloi. Dans l’Histoire de Bretagne, T. II. page10 if' Cy ensuivent les noms de ceux qui ont prêté? U Alc pour la somme de dix mille livres tournois,monnoie, à 6 den. de lai 3 Sc 6. liv. 8 den. de

toilie.

AIANS. Vieux mot. Là dedans.i -AJA2ZO, ou AJAZZO. Nom d’une ville de la Na-kolie. Issus y Adjacium. Elle est dans la partie occi-dentale ctu Bégiierfcéglic d’Alep, au septentrion d’A-Icxandrctte. Elle a un bon port. On écrit auiìì Ad-

Sc A j accio.

,Le golfe de Lajarpgo est un golfe de la Mediterra-nee , entre les côtes de Sy rie, de l’ancienne Cilicie Scde llle de Chypre. Adjacii Sinus , autrefois SinusIfficus. Il preild maintenant son nom de la ville deLajaypo , qui est sur ses bords.

Lajap{o 3 ou Aja^o , ou comme Sanson écrit,Adiay^o 3 est encore une ville de l’île de Corse, quien a été autrefois capitale. Adjacium , anciennementUranium. Elle est fur la côte occidentale de lllc, aubord d’un golfe qui porte son nom.fî, QUE. Koyei Laïque,i If-AÍCAL, ALE. adj. Qui concerne les Laïques.

nue féodale, Laie ale Sc patrimoniale. Ce mot estÍAÌ d ufage. ;

CRE. s. f. Espèce d’herbe qui croît dansìes prés, &se mêlant avec le foin, blesse la langue des che-v ^°x. Ce foin ne vaut rien, il est tout plein de laî-La** ‘ Sparganium.

L £ Vieux mot. Lame de fer. Lamina. Une1- donnance de Jean Duc de Bretagne de l’an 142/ ,P° r te : Ceux qui sauront tirer de l’arc, qu’ils ayentj C ' trouíïe y cappeline, coustille, hache, ou mail deche^ ' ^ trient armés de forts jacques, garnis de lai-de Jj C ^ nes ou mailles, pour couvrir les bras. Rist.une H P' 999' Ou dit encore en Bretagne

verts ‘d^* beurre. boviK. Gloff. Les bras cou-^AlCHFï/^" & mailles de fes . 9-b-P- 2go.

Ejj e Rom d’une ville de la Chine. Laicheum.tuée pi-' ^me de la Province de Quantung, Sc íi-] a ville C „’ î" oôte où elle a un bon port, vis-à-vis deoù il C e Raiiian. Laicheu est capitale d’un territoire

î-RCTOnnn a ^ treS Villes - Maty ‘

^AlConlín 1 • Lectoure.

Uri i .. " HALE. f. m. Sc f. Hérétique qui reconnoîtst 0 ai , c fout chef de f Église. Laicocephalus , a. On as 0 ^ quelquefois ce nom aux Anglicans, dont Sam-Morison étoieat les chefs, parce qu’ils étoient

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obligés de reconnoître le Roi du lieu oè ils vivoient,pourchcf de la Religion. Voye\ Sanderus, Hdrés. 120.

Ce mot est Grec, composé de xuimí , laïc, &y-í<paï.ì,, tête.

LAID, LAIDE, adj. Sc f. Deformis. Difforme, quiaquelque défaut remarquable dans les proportions oudans les couleurs requises pour la beauté, qui a desfigures ou une qualité désagréable à la vue ou à l’idéeque nous nous tommes formée du beau. Rigaud, dansses notes fur Tertullien , a dit que Jésus-Chiustetoit laid y & le P. Vavaííèur fa réfuté par un livreintitulé : De forma Christi. Cette laide avec ses ri-chesses, ne peut avoir que des adorateurs mercenaires.S. Évr. Une femme laide Sc ajustée en paroït encoreplus laide. Guillerague disoit hier que Péliíson abu-soit de la permission qu*ont les hommes d’être laids.Mad. de Sév.

Une belle se damne , on la presse, on I enflamme ,On sait contre elle cent efforts :

Afin de vous sauver, le Ciel a mis votre ameEn sûreté dans un laid corps. Bens.

ífT Les idées de la laideur varient comme celles de labeauté, selon les te ms, les lieux Sc le caraótère desNations. Les nés camus font laids en France Sc beauxen Afrique. On dit par injure à une femme qu’elle estlaide comme une guenon, que c’est une laide bête ,qu’elle c k J aide à faire peur, qu’elle est richementlaide , à un homme, que c’est un laid magot, un laidmâtin ; à un enfant, Fi, qu’il est laid.

(LTLaid , se dit ausst des animaux qui sont mal confor-més par rapport aux autres de leur espèce. On ditd’un chien, qu’il est laid , bien laid. On le dit encorede ceux dont la conformation ou la figure paroïtdésagréable. Le hibou est un laid oiseau. Le singe,fours, &c , sont de laids animaux. Fœdum, immun-dum animal.

Laid, se dit familièrement pour vilain. Tristis , ingra-tus. Il habite dans une laide maison. Il a amené unelaide mode. Voilà une laide garniture. L’hiver estune laide saison. Le te ms n’est pas laid , on peut s’al-ler promener.

Laid , se dit figurément & familièrement en choses mo-rales. Turpis. Il y a du laid 8$ da beau dans cetteComédie, dans ce tableau, dans cette broderie. Iln’y a rien de plus laid que le vice & la crapule, quefivrognerie & f impureté.

§ 3 “ On observe dans le Dieh Encyc. que le mot de laidne convient pas, du moins quand on parle avec no-bleste Sc précision, loríqu’i] est question d’exprimer hprivation des qualités qui nous rendroient agréablesles êtres inanimés, & qu’on ne doit pas dire une laidemode, une laide maison : de même quand il est ap-pliqué aux êtres moraux, Sc que dans ce cas il saur seservir d’une autre épithète , ou d’une périphrase. Cetteobservation paroït juste , Sc je ne crois pas qu’onpuilîe s’en servir dans ces deux cas, hors du discours

■ familier.

îKr L’Auteur de f observation ajoute que lai'd se dit desespèces trop differentes de celles qui peuvent nousplaire, Sc difforme, des individus qui manquent àl’excès des qualités de leur espèce. Laid supposé desdéfauts; difforme suppose des défeétuoíîtés. Cela n estpas clair. (

§CTLaid, est une terme générique, qui s applique àtout ce qui a des qualités désagréables a la vue, oucontraires à f idée que nous nous formons de la beau-té, à tous les animaux qui ont quelque défaut dansles proportions ou dans les couleurs requises pour labeauté ; à tous ceux qui font mal conformés par rap-port aux autres de leur espece , Sc à quelques uns dontla conformation nous paroït désagréable par eìle-mê-me. On f applique de même aux disterentes partiesd’un corps animé. Un homme laid, une femmelaide, des mains laides 3 une gorge laide. On dit d’unchien, comparé avec ceux de son espèce, que c’estune laide bête. On dit d’un ours, fans aucune com-paraison , que c’est un laid animal ; d’un hibou, que