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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Ménage dérive ce mot de lamina } 8 c dit qu’on etia fait lamba 8 c son diminutif lambdlum ; ou bien delimbus qui signifie la même chose. Bore! le dérive deflambe 3 auíli-bien que l’oriflamme.

Dans la balle Latinicé on trouve labellus 3 poursignifier un ornement précieux qui pendoir des ge-noux, ou à la hauteur des genoux j & c est de là, fé-lon quelques-uns, que s’estfait labeau 3 & puis lam-beau. Peut-être labellus venoit-il de limbus.

Lambeau , Ce dit aullì figurément en Morale. Je n’ai re-tenu que quelques lambeaux de ce discours. Les écritsde cet Auteur font péris, il ne nous en reste que quel-ques fragmens, ou lambeaux. Dans la décadence de1 Empire Romain , les Barbares emporterent chacunion lambeau.

Fflropier Horace, en foi fi méthodique 3

.Pour coudre d ses leçons des préceptes nouveaux,

Pourquoi le déchirer & le mettre en lambeaux ì

On dk en style dogmatique, mettre en lambeauxtin Auteur, un Livre, un passage.

Lambeau, en termes de Chaise, se dit aullì d’une peauvelue du bois du cerf, qu’il dépouille en certain rems.Cornu cervini villi.

ïfiP Lambeau , en termes de Chapelier, c’est un mor-ceau de toile sorte que l'on met entre chaque capade,pour empêcher qu’elles ne se joignent, tandis qu’on, les bâtit pour en faire un chapeau. C’est le lambeauqui donne la figure au chapeau, & fur lequel chaquecapade se forme.

Lambeau , ou Lambet , en termes de Blason, est une es-pèce de brisure la plus noble de toutes, qui se formepar un filet qui se met ordinairement au milieu & lelong du chef de lecu, lans quil touche ses extrémités.Tefl'e rarius parma [imbus. Sa largeur doit être de laneuvième patrie du chef. Il est garni de pendans quixcísembienc au fer d’une coignée, ou plutôt aux gout-tes qu’on représente en Architecture, dans la frise deTordre Dorique sous les triglyphes. Quand il y a plusde trois pendans, il faut en spécifier le nombre, 8 c onen met quelquefois juiqu’à iix dans les écus des cadets.Richelet prétend qu’on ne dit plus lambel, Sc qu’ilfaut toujours dire lambeau. C’est précisément le con-traire. Les lambeaux étoient originairement une es-pèce cl écharpe , de coller ou de jarretière à languettesou aiguillettes pendantes, que les jeunes gens per-tinent au cou, comme on y porte maintenant les cra-vates. Ces rubans s’attachoient au cou du heaume, 8 cquand il étoit placé mr l’écu, il en couvroit la partiela plus haute; ce qui fervoit à distinguer les eníàns deJeurs pères, parce qu’il n’y avoir que ceux qui n’é-toient pas mariés qui en portaííent, ce qui a donnéoccasion d’en faite des brisures. On les appeloit alorslabels 8 c labeaux. C’étoit aussi des bandes étroitespropres à lier des guirlandes & des couronnes, dontles bouts étoient pendans. C’est auíll de l’ancien usagede porter des lambeaux autour de la tête en forme dediadème, qu’est venu celui de mettre des lambeaux enchef fut les écus. Plusieurs des anciens lambeauxavoientq, y, 6,7 & 8 becs ou pendans , commepointe de rateau ; ce qui les a fait appeler par les Ita-liens Raílelli J niais depuis on leur a donné plus d é-tendue, à caaCe qu’on les a chargés quelquefois d’her-mines, de fleurs-de lis, & autres semblables pièces.Quelques-uns ont fait brocher le lambel fur les piecesprincipales de l’écu.

LAMBEL. f. m. Tejjerarius parma limbus. Terme deBlason, qui vient d’êtrc défini. C’est la pretniere bri-sure de l’ecu que portent les cadets, pour les distin-guer d'avec les armes pleines des aînés. Ainsi le Ducd’Orléans, second fils de France , porte d’azur chargéde trois fleurs-de lis d’or, brisé d’un lambel de troispendans d’argent.

LAMBERT, f. m. Nom d’homme. Landebertus , Lant-ée nus. S. Lambert naquit à Maestricht, peu aprèslan 640, de parens nobles & d’une famille qui étoitChrétienne depuis plusieurs générations. Bailiet. Ilfut fait Évêque de Maestricht fa patrie en 66 8 ,

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& souffrit la mort pour la Foi, Pan 708.

Le pays de Lambert. Regio Lamberti. C’est uncôté de la Groenlande. Elle est fous le soixante dix-huitième degré de latitude, & a été découverte par lesHollandois, Tan 1670 ; mais on n’en dit rien de par-ticulier. Maty.

LAMBESC. Petite ville de France. Lambefca 3 lambefcum. Elle est dans la Provence , à trois ou quatrelieues d’Aix, vers le couchant septentrional. Commecette ville est bien bâtie, que son terroir est fort beau& son air fort pur,on y tient ordinairement l’aílernbléedes États de la Province. Long. X 3 d. 7’, lar. 43.d. 3 z'.

LAMBESCA, autrefois LAMBESC. Lambcfa , Lara -pesa. C’étoit anciennement une ville Epiícopale dela Numídie; maintenant ce n’est qu'un petit bourgdu Royaume d Alger, íitué fur le Sufegmar, dans leRoyaume de Constantine , à huit lie ues de la ville dece nom vers le midi. Maty. Le Concile de Lambefcafut aflemblé Pan 24© de J. C.

LAMBETH. Village d’Angleterre, situé fur la Tamise,vis à vis de la ville de Westminster , partie de celle deLondres. Lambetha , Lametha. 11 y a dans ce villageun Palais des Archevêques de Cantorbéry, dans le-quel ces Prélats four ordinairement leur résidence.

Maty.

LAMBEY. Petite Ile du Comté de Dublin en Irlande-Elle est près de la core entre la ville de Dublin & celledcDrogheda. Quelques Géographes la prennent pontcelle que les Anciens nommoient Limnos, que d’atf'tres placent à Ramesey, petite Ile située fur la côte duComté de Pembrock, en Angleterre, vis-à-vis de I 3ville de Saint Davids. Maty.fCFLAMBEYE. Petite ville de France, dans leBéarn»Dinrefp né* T pfrorLAMBIN, f. m. LAMBINE, f. f. Lentulus , piger, tar-dus. Ce terme est populaire , ou familier. Il signifia,qui est lent jusqu’à chagriner, jusqu’à donner del’ennui. Cet homme est un vrai lambin. Cette fernmeest une vraie lambine.

LAMBINER, v. n. Terme familier. Faire ce que 1 ° nfait lentement, avec nonchalance. Pigrari fl ! b rl 'tari , cunctari , c eflare , oscitanter agere. Qui m 3donné ce grand paresseux là : il ne soir que lambines'Il ne souc pas lambiner. A c. Fr.

LAMBIQUER. v. a. Vieux mor. Distiller.

LAMBIS, f. m. Major cochlea limax Grand limaçon >qui íe trouve dans les mers des Îles de ì'Aménsf'Sa. coque est si groííe qu’elle peso quelquefois n*livres. Elle forme une espèce de roche , tant ciso e __dure, & relevée en quelques endroits par de psrites pointes. On en compose un ciment qui sssiste à la pluie. Les Sauvages en mangent la ch 3ls *Le Lambis a peut être eu ce nom à cause c N e lí -poiílbn qui le soit mouvoir a la figure d’une gr°“langue, qui lèche ( lambit ) cette humeur glua* 1 ^qui s’attache fur les rochers que la mef baigne <•>f es flots. C’est un des plus gros coquillages ‘flCe voient. Il est du genre des murex ou roehf 1 ^C’est une espèce d’araignée , dont la queue , ainque ia clavicule, est pointue. Le Lambis , esttrouíîé par l’un de ses bords, comme pour faireparortre la belle couleur purpurine qui l cn 110au dedans. Mais'la masse étant allez grolls- rt ’ jhérissée par dessus de plusieurs boises rudes 8 c P° j,

tues, lui fermeroit la porte des cabinets, si,, ?

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sice, en lui*enleyant ía première robe, r>evroit la bigarrure & le poli de l‘écaille matqvqu’il porte sous cet habit de campagne. Le nfll '

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qui loge fous les cavernes de cerre peritemouvante, est si gros , qu’il en seut peu P^Vjca-nir un plat. Il peut être admis fur les tables e . ^tes, pourvu qu’il soit bien cuit, & encorepoivré , parce qu’il est sort indigeste. c ^ j equ’on en tire sc soit en calcinant le lanfi íS ton jmêlant avec du fable de rivière. Ce larnbis s ^j tan tnant aussi comme un cor de chaise, 8 c s s > cllde sort loin, quelques habitans des ^ nt pl^yisefervent pour appeler leurs gens au repas.