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lcrs cJe Poincy, Hijì. Nat. des Antilles , ch. ip 3art. 6 .
^ ^ BOURDE. f. f. Laquearium , tigilla. Terrae deCharpenterie. Pièce de bois de sciage qui a croispouces en carré , Sc qui sert à soutenir le parquet,011 les ais d’un plancher, Sc que pour Totdinaire° n pose obliquement à quelques pieds de distance.Ce font aussi des pièces de bois entaillées , qu’on*?et au côté des poutres, Sc fur lesquelles on pose lessolives.
'bss Lambourde , ou Franc-Banc. Terme de Car-rier Sc de Maçon. C est ainíì qu’on appelle le der-nier des bancs ou lits de pierre de taille qui se trouVent dans les carrières des environs de Paris. LaLambourde a l’avantage de pouvoir être délitée fansdanger.
On appelle Lambourdes , en Jardinage, de petitesbranches qui ne s elevent point droit comme lesautres, mais fur les côtés, & en manière de dard,principalement dans les arbres à pépin. C’est furCcs lambourdes que naiílent principalement les bou-rons à fruit.
ôlViBREQUINS. f. m. pi. Fluentes per ambitum laci-n u. Terme de Blason. Quelques-uns disent lamc-1 Uí n, Sc d’autres lambequin. Les lambrequins font desMorceaux d’étoffes découpés , qui descendent du cas-R Ue 3 Sc qui coëstent & embraílent l’Ecu pour luie rvir d’ornement. C’étoit Pancienne couvertureoes casques , comme la cotte d’armes étoit celleu reste de l’armure , pour garantir , de la cha-' euc de la pluie , de la poudre, Sc faire re-connoiu-e les Chevaliers dans la mêlée. Ils étoientetoste , Sc servoient à soutenir & à lier les ci--hui étoient de plumes. Les lambrequins for-es de feuillage , entremêlés les uns dans les aures j íont plus nobles que ceux qui font composést * e plumes naturelles.
Quelques-uns les ont aussi appelés feuillarts ,Pai'ce qu’ils reflembloient en quelque façon auxQuilles d acanthe. Ils ont été quelquefois mis fur le^afque en forme de bonnet élevé comme celui duleur origine vient des anciens chaperonsstui servoient autrefois de coëfture, tant aux hom-JïJ es qu’aux femmes.
p quelques uns veulent que les lambrequins repré-enrent les rubans & les livrées , que les Damesprenoìent soj n «Rajuster au casque, Sc d’achemer,comme on parloir alors.
he tond Sc le gros du corps des lambrequinsorient être de L’émail du fond du champ de l'Ecu-,*hais leurs bords doivent être de fes autres émaux,vuelques Hérauts ont appelé Volet , cette habilley d u «; a fq U e lorlqu’il étoit léger , parce qu ilv et °h au gré du vent, Sc n’y étoit attaché qu’aç c on tortil , ou bourlet, composé de cordonsç^ re ricés des couleurs & métaux des armes dup , CVa Ler. D’autres lui ont donné le nom de Ca-Ç Q. í,2e 5 quand il étoit fait en manière de cape, d’oùq venu un ancien proverbe militaire. Homme des pour dire, résolu & déterminé au com-larè Oo La aulìì appelé Mantelet , quand il étoitRu!! & court, Sc enveloppoit le casque Sc l’Ecu ; ceÇro j t le fassoit appeler par quelques uns Camail. Onqu’il ^ Ue ^ es lambrequins ont été ainíì nommés, parcechés S ' pen d°ìent en lambeaux , Sc étoient tous ha-Waill Cau ^ c des coups qu’ils avoient reçus dans lesvient du r^ a * s ^ Ménestrier prétend que ce motlan s do, 11 1 in lemniscus , qui signifie ces rubans vo-LAMBRIs s S c ° uronnes des Anciens étoient attachées.Hient de" lù 1T1 ‘ Laquear 3 lacunar. Plafond, orne-d u j- lauc íyriuui ferie, dont on couvre le plancherLa mort Une rille, ou d’une chambre de parade,autss B ien aCtac l Ue les Grands fous les lambris dorés,qu J à} a . 3 Uc les pauvres dans leurs cabanes. Jusc étoit ,sl e de Carthage, on ne fut à Rome ce queCenf m .^ U J lambris doré. On commença, fous latoi» de L. Mummius , par dorer ceux du Capi-, Liv. XXXIII, c. 3.
a Ppclle figurément & poétiquement le ciel,
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le céleste lambris , ou les célestes lambris , ou lelambris de la voûte céleste.
Lambris , est auilï l’enduit de plâtre soutenu par deslattes, qui sert à faire des chambres dans un gre-nier , ou fous le toit d’une maison ; d’où vient quequelques-uns , avec Festus , ont fait venir ce motd ambnees , signifiant en Latin une latte , ou d ’im-brex , une tuile , en y ajoutant l’article, comme le ditMénagé en ses Origines. Il vient plutôt de lambrufq ,mot Celtique , ou Bas Breton, lignifiant la mêmechose, selon le P. Pezron.
Lambris , se dit aussi plus particulièrement de la me-nuiserie dont on couvre les murailles , qui e st peinted’ordinaire , Sc qui ferc d’ornement , ou de tapisse-rie. On met des lambris à hauteur d’appui dans lessalles, à cause de l’humidité. On appelle lam-bris à hauteur d’appui, celui qui n’a que deux, troisou quatre pieds de hauteur dans le pourtour d’une pièce.On appelle lambris de revêtement, celui qui est de-puis le bas jufqu’en haut. Un lambris feint, est unlambris fait par comparrimens de couleur de bois,ou de marbre qui imitent un vrai lambris. Les Cha-pelles dans les Égliíes ont des lambris enrichis detableaux.
LAMBRISS AGE. f. m. Ouvrage du Maçon ou duMenuisier qui a lambrissé. II en a tant coûté pour selambnjsage de cette maison.
LAMBRISSER. v. a. Lacunare. Dans la baise Latinitélambruscare. Couvrir d’un lambris de plâtre , ou demenuiserie. Tout le principal appartement de celogis est lambris t Sc doré.
Ce mot peut venir de llam , qui lignifie du boisen vieux Breton , Sc debryccan, qui signifie couver-ture. On dit encore en Breton lambrusça , pour lam-brisser, Lob. Glos'. Voy. Lambris.
Lambrissé , ée, part. pais. Sc adj. Laqueatus. On ap-pelle particulièrement une chambre lambrissée , cellequi est pratiquée dans un grenier , fous le toit.Par les Ordonnances de Police , il n’est permis defaire que trois étages carrés, Sc un lambrissé.
LAMBRO. f. m. Rivière du Duché de Milan , en Ita-lie. Lambrus. Elle a fa source près du lac de Como,passe près de la ville de Milan , baigne Mélignano ,Sc fc décharge dans le Pô, environ à deux lieuesau-dessus de Plaisance. Maty.
LAMBRUGE , ou LAMBRUSQUE. f. f. Espèce devigne sauvage qui croit sans culture aux bords deschemins, Sc dans des bayes. Son fruit est un forepetit raisin , qui, quand il mûrit , devient noir ;mais quelquefois il ne mûrir point. En Latin vitisJylveflris , labrusca. C. Bauh. Pin. 2.99. Labruscavient du Latin labrum , parce que cette plante croîtaux bords des chemins, qui four comme des lèvres,ou bien parce que le goût acerbe de son fruit blesseles lèvres.
Lambruche , ou Lambrusque , se dit aussi du fruitde la lambrusque. (Enante , labrusca uva. Cette vigne,au lieu de fruit, ne produit que des lambruches , ditDieu dans Iíai‘e , Chap. V.
Il y a dans l’Acadie quantité de lambruches , devignes sauvages qui portent ci u raisin dont le grainest gros & de fort bon goût, mais l’écorce en estépaisse & dure. Denis. Cet Auteur écrit lembru-che , Sc fait ce mor masculin , le lembrusche devigne, P. I, C. 2, p. 55 r? mais cet Auteurassez exact dans fes descriptions, ne 1 est pas beau-coup dans son style.
LAMBSPRING. Petite ville d’Allemagne en baiseSaxe.
LAME. f f. Lamina. La première syllabe de ce motest brève, Sc 1 ’a de cette syllabe a un son clair. Pièce demétal battu, Sc étendu en long ou en large, enserrequ’clle soit mince & déliée. Dans l’ancienne Loile Grand Prêtre portoit fur le front une lame d’or,fur laquelle on lifoit ces mors, mn» únp , la saintetéde Jéhovah. Une lame de plomb bien mince , cou-chée de plat , n’enfonce point dans 1 eau. La cé-ruse est faite de lames de plomb , le vert de gris delames de cuivre trempées dans le vinaigre.