L A M
P' 387 j L- Juiv. Sc montre qu’un grand nombreà endroits de FÉcriture ne sauroient se bien en-tendre qu’en donnant ce sens à la préposition b.*: es Grammairiens Hébreux lui donnent pluíìeursngnisications. Foye^ R. D. Kimhhi, dans son Mi"ol. fol s ^ Samuel Arcuolti dans fa Grammaire,P- 8 or p. R. Abraham deBalmisdans fa Grammaire ,Habbi Elias Levita, O rat. i.jund. 6. ou les Disser-tations qu’on vient de citer , p. 506 , & suiv.
LAMÉGAL. Lama. C’étoit anciennement une viljedes Vettons, peuples de la Lulìtanie. Maintenant cen’eít qu’un village de la Province de Tralos -montes ,en Portugal. Il est à sept lieues de Guarda^ du côtédu nord. Maty.
LAMÉGO. Nom d'une ville Épiscopale de la Provincede Beira, en Portugal. Lameca 3 Lamaca, Lamacum.Elle est près de la rivière de Dauro, à treize lieues au-delíus de Porto, Sc à seize de Braga, dont son Évêché
. est suffragant. Ptoloinée Pappelíe Lama.
AMeLIF. s. m. Terme de Grammaire Arabique, nomd un caractère Arabe. LaméLif. Le larmls est unelettre particulière de l’alphabet Arabique, selon pluheurs Grammairiens, quoique ce ne soit proprementRustine L Sc un A joints ensemble , ( c’est-à dire , unj. am Sc un élis). Cependant quelques Docteurs Mu-mlmans des plus superstitieux, soutiennent que c’estv Çtitablement une lettre distincte des autres,qui fait laVln gt neuvième de leur Alphabet, Sc que Mahomet,dans je ne fais quelle tradition, a menacé de damna-hon éternelle, ceux qui ne la tiendroient pas pour
T ^Herbelot.
AMENT ABLE. adj. m. & s. Déplorable, qui mérited erre plaint ou pleuré , qui excite à compassion. La-meniahihs. Une histoire pitoyable & lamentable■ Ab P d le d une ville on entend les cris lamentables des'pillards, des femmes Sc des enfans. La fin lamenta-b ‘ e de ce Prince excita la pitié dans tous les cœurs.C’est un mélancolique qui ne se plaie qu’à raconterdes histoires lamentables .avec une voix triste & langoureule, comme s’ìl étoit payé pour pleurer tous lesMalheurs du monde. M. Scud. Confulion lamenta-ble. Pat. Voix lamentable Voit.
LAMENTABLEMENT, adv. Miserabiliter. D un tonlamentable. Il nous a conté 1 a mort de fa femme tris-
EAi ll p Ut de lamentablement. ' v
AMElNFANO. Nom de lieu. C A toi t autrefois, uneville Épiscopale , maintenant ce n’est qu’un petitbourg de la Sabine, situé près de Monte rotondo, àquatre ou cinq lieues de la ville de Rome, vers lemd est. Numcntum , Nomentum. On voit près de cebourg le village de Lamentano Ftcchio , appelé an-
> jeunement Nomentanum Sc Lamentanum.AMENTATION. f. f. Plainte accompagnée de crisd) de gémiílemens. Lamentatio. Les lamentations decr emîe. Les lamentations des Rhodiens ont pallê enProverbe en plusieurs endroits. La douleur des fem-^hes s J exhale en cris & en lamentations. Les longuesfsentations donnent plus de mépris pour la foi-t , *k, q ue de compassion pour le malheur. S. Évr.“‘-remie seul est capable d’égaler les lamentations auxala mités. Boss. Les lamentations perpétuelles font■ hhuycufesj nous n’aimons pas à gémir si long temsU F lc s malheurs d’autrui. Bell. Énée ne fait que gé-qG ct à k première disgrâce , ce bon Héros de Vir-j s abandonne aux lamentations. S. Évr .^■F^Fmentations de Jérémie, font un Livre Cano-phétT^' ^Écriture Sainte, ou une partie de la Pro-P°int Urémie : car quelquefois on ne les sépare
menti !* Vre ce prophète. Les Juifs non-seule-
t j e j e . S kparent, mais les mettent en différentes par-ks la a ^k ' k Prophétie dans les Prophètes, Stn l£ri r' nent:atlo ns dans les Hagiographes. Threni , la-Pon ,--r- C'est un Livre poétique fait par Jérémie,Ans / Oter la destruction de Jérusalem. Joseph,rócff^’ r c ' k £ Earaphraste Csialdaïque, S. Jé-czssf tabanus . Maúrus Sc Maldonat, ont cru que, avoient été faites à la mort de Josias ;
à k " 8 a plusieurs choses qui ne conviennent pointhiort de ce Prince, Quelques -uns veulent que leTome F.
L A M 393
Livre que Barueh lut au peuple dans le temple, parordre de Jérémie, Sc que Josias fit brûler, mais queDieu commanda à Jérémie de récrire une secondesois, Jerem. XXXFL , que ce Livre, dis je, étoit ce-lui des lamentations de ce Prophète.
On a appelé autrefois les jours des lamentations ,les trois jours de la Semaine Sainte, où l’on chante âTenebres , c’est à-dire à Matines , les lamentationsde Jérémie.
LAMENTER, v. a. Lugere , lamentari. Pleurer, fairedes plaintes fur quelque perte, quelque accident fâ-cheux. La coutume veut en plusieurs endroits queles veuves viennent lamenter la mort de leurs marisfur leurs tombeaux. Dans ce sens il est vieux.
On le dit aussi avec le pronom personnel. Vousvous lamente\ en vain, la mort est inexorable, elle nerend point ce qu’elle a pris. Ils se lamentent fur leurmisère. S. Évr.
Lamenter , se dit aussi pour chanter d’un air triste Sclamentable.
Quand. P un des conviés , d’un ton mélancolique ,
Lamente tristement une chanson bachique. Boil.
On le dit aussi absolument. Vous avez beau pleurerSc lamenter. U est peu usité.
Lamenté, be. part. Sc adj. Lamentatus , deploratus.
LAMENTIN, ou LAMANTIN. í. m. Lamenúnus pis-cis. Animal amphibie, que quelques Naturalistes ontmis au rang des poissons vivipares, & que beaucoupd’autres regardent comme un quadrupede. On letrouve ordinairement à l’embouchure des grandes ri-vières en divers lieux d’Afrique, dans la mer rouge,dans File de Madagascar, aux iles Moluques, Philip-pines, Lucayes, Antilles, dans la rivière des Amazo-nes , &c.
Le Lamentin est de la grosseur d’une vache Scd’une longueur prodigieuse. Sa tête a quelque res-semblance à celle d’une vache, d’où vient que quel-ques relations Rappellent vache de mer. Il a de petitsyeux Sc la peau épaisse, de couleur brune , ridée enquelques endroits, Sc parsemée de quelques petitspoils qui sont fort rudes. fsèT Cet animal a deux brasfort courts , terminés par une espèce de nageoirecomposée comme une main de cinq doigts qui tien-nent les uns aux autres par une forte membrane, Scqui ont des ongles fort courts. C’est à caule de ces es-pèces de mains que les Espagnols ont donné à cet ani-mal le nom de Manates 011 Manati. Il n’y a point d’ap-parence de pieds à la partie postérieure qui est terminéepar une large queue. Les deux pieds dont on vientde parler sont beaucoup trop foibles pour supporterun corps si lourd. Aussi pluíìeurs prétendent que leLamentin ne marche point, & qu’il peut tout au plusse traîner sur le sable. Quand on le the de l’eau, iljette des larmes Sc pousse un cri plaintifs c’est delàque lui vient son nom de Lamentin. Il vit de T herbequi croît autour des rochers Sc fur les basses. Les fe-melles portent ordinairement deux petits à la fois.Elles ont deux grosses mamelles fur la poitrine.Quand elles ont mis bas, elles les alaitent en les ap-prochant de leurs mamelles avec les bras , Sc elles neles abandonnent point qu’ils ne puistent brouterl’herbe. Sa chair est fort bonne Sc très-nourrislanre,semblable à celle d’un animal terrestre : elle est aussicourte, vermeille, appétissante, sans os ni arretes, Scentremêlée de graisse, qui étaut fondue ne se rancit ja-mais. Lorsque la chair de Lamentin a ete deux ou troisjours dans le sel, on tient qu elle est plus faine quequand elle est fraîche. On trouve plus souvent cesgros postions à Fembouchure des rivières d’eau douce,qu’en pleine mer. Ils sortent même quelquefois del’eau pour fe reposer sur le fable, Sc dormir au soleil.Ce qui fait qu’on leur donne place parmi les amphi-bies , mais ils ne secartent guère de l’eau, afin des’y pouvoir couler au moindre bruit qu’ils entendent.Les Chinois font grand cas des pierres qui sc uouventdans les têtes de ces Lamentins , & auxquelles ilsattribuent la propriété de pousser dehors le fable Sc lagraveile, & de guérir les obstructions qui causçnt les
Ddd