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rétentions d’urine -, mais ce remède est violent Am-bassade des Hollandois à la Chine , P . II. p. i o 0 , oùl’on écrit Lamentin. Le P. Du Tertre écrit de mêmedans son histoire des Antilles, P. ÎP. P r. I. C. L§. 3, où il traite de ce poisson, Sc où il décrit la ma-nière dont on le prend dans la mer des Antilles.
fCFLa figure du Lamentin , embellie par Timaginariondes Poètes, pourroit bien avoir donné lieu à la fabledes Syrènes, quoique le gémissement ou le cri plaintifdu Lamentin soit bien différent du chant mélodieuxdes Syrcnes.
LAMIA, ou SCALA 'MARMOREA. Cestun port dudétroit de Constantinople. Lamïa , anciennementAmycli , Amici , Daphne. Il est fur la côte de Nato-lie, près de la ville de Chalcédoine. Maty.
LAMIE. f. f. Monstre marin. Lamia. Rondelet écritque c’est un poisibn d une grandeur si extraordinaire,qu : à peine peut il être traîné fur une charrette pardeux chevaux. On en a vu qui pesoient jufqu’à trentemille livres. A Nice & à Marseille on a pris des la-mies, dans Pestomac desquels on a trouvé des hommes entiers, & même un tout armé. Le même Auteurdit qu’il en a vu une en Xaintonge qui avoir la gueulesi grande, qu’un homme gros & gras y fût aisémententré, Sc ajoute que si on tient cette gueule ouverteavec un bâillon, les chiens y entrent aisément pourmanger ce qu’ils trouvent dans l’estomac. Gesnerconfirme la même chose & en frit la même descrip-tion. Este a les dents aiguës, âpres & grosses, de fi-gure triangulaire, découpées comme une scie, diípo-íécpar six rangs, dont le premier se montre hors lagueule, celles du second sont droites , les autres fontcourbées en dedans. Les Orfèvres garnisient ces dentsd’argent, & les appellent dents de serpent. C’est leplus goulu de tous les poissons & qui digère en moinsde tems. Quelques-uns ont cru que ce fut ce poissonqui dévora Jonas, & non pas une baleine, à causeque les Payens ont feint qu’Hercules avoir demeurétrois jours dans le ventre du canis carcarias , qui estun autre nom qu’on a donné à ce poisson. Les lamiesfont autrement appelées Chiens de mer.
On a appelé quelquefois lamies , fíCT certains dé-mons imaginaires, qui prenoient, disoit-on, la fi-gure de belles femmes, pour dévorer les enfans. Sor-ciers qu’on prétend fe nourrir de chair humaine.Monstre, loup-garou dont on faifoit peur aux petitsenfans. Dans tous les tems, les nourrices, les gou-vernantes, les bonnes femmes ont inventé des êtreschimériques, pour faire peur aux enfans, pour lesempêcher de crier, pour les appaiser. Lamia. Ho-race en parle dans son Art Poétique. Quelques Au-teurs les ont appelées lania , à laniando. Philostratedit qu’elles font auisi appelées Larves ou Lemures ,comme si c’étoit la meme chose.
Lamie , fille de Cléonor, Athénien, célèbre courtisaneSc habile à jouer des instrumens, étoir, suivant lafable, une fort belle femme. Lamie eut des enfansde Jupiter. Junon en conçut du dépit, Sc lui procurade fausses couches. Lamie en ressentir un íi grandchagrin, qu’elle devint affreusement laide, & dévo-roit les enfans des autres. V'oye^_ le Scholiaste d’Aris-tophane sur les Crabrones. Les Athéniens Sc les Thé -bains lui élevèrent un Temple fous le nom de Venus-Lamie.
Bochart prétend que le mot de Lamia étoit pris deîa langue Phénicienne. Sa raison est que la fable desLamies venoit de Libye ; car Hesychius Sc Doris ouDuris, dans Suidas, disent que Lamie étoit une fem-me de Libye. Avant eux Euripide avoir dit qu’elleétoit Africaine. Il paroît de plus par Diodore de Si-cile , liv. XX, où il parle d’Ophellas Rot de Sicile,il pàroît, dis je, que ce mot étoit en usage jusqu’aufond de P Afrique. Ainsi Bochart croit qu’il vient deZtrh , dévorer. Il est encore en usage dans l’Arabe ence sens.
-Lamie Sc Auxesie, deux divinités auxquelles on rendortun culte à Epidaure , à Egire & à Trézéne. On célé-brois tous les ans en leur honneur, une fête qu’on ap-pHoit Dilapidation.
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LAMIER. f. m. Ouvrier dont la profession est de fairedes lames pour servir aux Ouvriers en draps d’or,d’argent, de foie & de laine, aux Tiílerans Sc à ceuxqui font des basins, des futaines , des canevas Sc au-tres semblables qui travailleur fut le métier.
LAMINA. Nom d’une ville de la Grèce, située dans laThessalie, fur la rivière d’Agioméla, vers le golfe deZeiton. Lamia. Maty.
LAMINAGE, f. m. L’action de passer des métaux entredes rouleaux pour les réduire en lames. Dans les Ho-tels des Monnoies, il y a des machines qu’on appelledes Laminoirs , pour réduire Por, largeur & le eni-vre en lames de l’épaifleur qu’on veut donner auxmonnoies. M. Rérnond a fait un grand écrit intituléMémoire fur le laminage de plomb. Ce n’est que de*puis quelques années que le laminage de plomb estconnu en France. Idem.
LAMINE, f. £ Lamina. Quelques Auteurs emploientce mot, il veut dire petite lame.
LAMINER, v. a. Mettre en lames, donner à une lawede métal une épaisteur uniforme par une compressiontoujours égale. Ce mot se dit principalement dnplomb que l’on fabrique en tables de 20 à 3 o piedsde long íur 8 de large, Sc auquel on peut donner telleépaisteur qu’on veut par le moyen d’un moulin dontla propriété est de réduire ces tables à l’épaisseur quel’on souhaite, en les rendant tout-à fait unies Sc par-faitement compactes, fans pores, pailles, vents, Hsoufflures. Ce Moulin a d’abord été inventé en An-gleterre, ensuite perfectionné en France, examiné SCapprouvé pat l’Académie Royale des Sciences, sui-vant son certificat du 2.8 Janvier 1728. Merc. d’Oc-tobre 1730.
Laminé , ée part. pass. Qui fe dit des métaux qui ontpaílé par le laminoir, qui font en lames. Je couvrisle pot avec une platine mince de plomb laminé , Sc ì ecimentai bien lès jointures. De Buffon. p. 3. Il y 3un livre intitulé : Observations furie plomb lamine.
LAMINOIR, f. m. Terme de monnoie. C’est une m*'chine où l’on fait passer les lames d’or ou d’argent ,&■où 011 leur donne l’épaisteur dans laquelle l’efpe cedoit être fabriquée. Laminarum duclorìa machinsComme les lames, soit d’or, soit d’argent, íoit d ccuivre, sont toujours plus épaisses que les espèces afabriquer; 011 les passe entre deux rouleaux d’aciet ffqrme de cilindres environ de deux pouces d’épaissfeur, & de quatre de diametre qui font fort serrés s lirleur épaisteur, enclavés par le milieu dans des bran-ches de fer carré, Sc tournés par les roues d’un m otI 'lin que des chevaux font tourner, & toutes ces piè c£Sensemble composent ce qu’on appelle laminoirs.zard, P. I. c. 16, Quand on veut étendre Içslc^d’or, on les fait recuire dans une espèce de fourn cíldont l’âtre est de carreaux, ou de briques, ayant h^ssà neuf pouces; au-deflus on les couvre de braise, Qon les laiste en cet état juíqu’à ce qu’elles soient ah 1recuites : alors on les retire du fourneau, & 0,1 e „jette dans un baquet plein-d’eau commune, parcesiPcela les adoucit, >enforte qu’elles,s’érendent plus fa clement ; on les passe après cela entre les rouleaux- froues des moulins font tourner ces rouleaux : l eS ^mes s’étendent ainsi en palliant, on les repaste d e ll \„me entre les rouleaux, jufqu’à ce qu’elles foi cnt ^peu-près de l’épaisteur des eípèces à fabriqué ’ j eferre à cet effet les rouleaux plus ou moins,moyen des écroues & des vis qui servent à cela-en use de même pour étendre les lames S’ al ^ C f'eniais on fe sert d’autres pareils laminoirs.. On l cS f r fd’abord avant que de les recuire, comme ceH eS ltímais on les lailïè refroidir fans les jetter dans ^ ^parce que cela les aigriroit de manière p u ’ e Lentpourroient plus s’étendre facilement, Sc P oU Q Ua iidmeme fe caster en pallant entre les rouleaux- V auXjelles íont refroidies, on les passe entre lç s de sjufqu’à ce qu’elles soient à peu-près de l’ e i/ aI _ s.espèces à fabriquer, & en état d etre coupas eBoizard.
fjPFOn donne aussi le nom de laminoirs aqui sert à laminer le plomb, c’est à dire, a e
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