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Compère, dites moi , la ne pourroit on pas ,
Attendant le dîner , hurnecler le lampas. DuCerc.
§3“ LAMPAS. Etoffe de loie de la Chine , façonnée à.peu près comme les gros-de-Tours brochés. Il y ena avec dorme & fans dorure.
LAMPASSÉ , ée. Terme de Blason , qui fe dit desanimaux dont la langue paroît hors de leur gueule,lorsque 1 email de la langue est disterent de celuidu corps de l’animal. Exerta lingua. Quelques-unsdisent aullì langue. Luxembourg porte d argent aulion de gueules , armé, lampasté Sc couronné d’or.
§ 3 “ LAMP ASSES, f. f. pi. Toiles peintes qui fe fontaux Indes Orientales , particulièrement en plusieurslieux de la côte de Coromandel.
LAMPE. f. f. Vaisseau propre à faire brûler de l’hui-le avec une mèche, pour éclairer. Lucerna. II fautdans les Eglises qu’il y ait toujours une lampe quibrûle devant le S. Sacrement. Il y a des lampes fon-dées pour brûler devant la Vierge , Sc auprès dequelques tombeaux. ^
soulage des lampes allumées dans les Églises est•très ancien , comme il paroît par les Auteurs Ec-clésiastiques. Dans la ville de Fez, on voir une mos-quée où il y a 900 lampes de bronze qu’on allumetoutes les nuits. Les Juifs allument plusieurs lampesdans leurs synagogues. Les illuminations se font enTurquie avec des lampes. On voit à Méxique , chezles Dominicains , une lampe estimée huit cent milleécus , qui porte 300 branches avec leurs bobèches,& 100 petites lampes de disterens desseins. Elle estfaite par les Orfèvres du lieu. Les Anciens n’étoientéclairés que par les lampes. Polidore Virgile , deInvent. Rer. liv. II. c. 1 /-. dit dans les derniers motsde ce Chapitre, que les Égyptiens ont été les in-venteurs des lampes. Clément Aléxandrin le dit eneffet , Uv. L Strom. n. XVI. Sc Eusebe , Pr£p.Evang. liv. X. c. 2. Hérodote rapporte même, liv.II. c. 62. que les Égyptiens avoient une fête deslampes , & la décrit.
Le Père Kircher enseigne la manière de préparerdes lampes qui jettent une lumière disposée de tellesorte , qu’ellc fait paroître les visages de ceux quisont prélens comme on veut, noirs , livides , rou-ges , &c. Les lampes d’argent doivent être contre-marquées au corps, culot Sc chapiteau. A l’égard despanaches , collets, cercles, ci mures Sc petites cou-ronnes , il suffit du poinçon du maître.
Lampe Sépulcrale. C’est une opinion constante dequelques Auteurs, que les anciens avoient trouvé, parle moyen d’une huile qui ne fe consumoit point,Part de frire des lampes dont la lumière ne s’éteignoitjamais, & qu’ils les mettoient dans les sépulcres pourhonorer leurs morts. On dit que fous le Pontificat dePaul III, l’on ouvrit un tombeau à Rome, où l’ontrouva une lampe qui devoir avoir brûlé pendant seizecens ans, Sc quelle s éteignit dès qu’on Peut exposéeà Pair. On assure encore que dans le territoire de Vi-terbe, l’on a découvert quantité de ces lampes éter-nelles. Jean Baptiste Casali, dans son Livre De Ve-teribus Chriftianorum ritibus , ch. pi , où il traite DeLucernis Christianorum & aliis luminibus , soutient cesentiment, Sc pour preuve il rapporte que dans le ci-metière de Calliate, on trouva dans un ancien sépul-cre une lampe encore allumée qui s’éteignit d’abordqu’elle prit Pair à l’ouverture du sépulcre. LeanderAlbert! raconte la même chose arrivée à l’ouvertured’un tombeau trouvé dans la Campagne de Rome,sous le Pontisiçat d’Alexandre VI. Jean-Baptiste de laPorte, dit qu’en iyyo, dansl’íle deNisita, près deNaples, on trouva par hasard un sépulcre , dans le-quel il y avoir un vase de verre, où la lumière duroitencore & n’étoit point éteints. Différons Auteurs ontcherché la cause d’un effet si surprenant ; les uns,comme Wolfgangus Lazius, l’attribucnt aune huileextraite de l’or ; d’autres à des poudres artificielles ;d’autres, comme François Ciresio, à Tannante, Scd’autres enfin à la peau de la Salamandre. Mais beau-coup d’autres Auteurs, cntr’autres Ferrari, s’inseri-
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vent en faux contre ce que l'on dit de ces lampesinextinguibles, Sc prétendent que c est une fable.^ 3 “ Tout ce qu’on dit de ces lampes inextinguibles,n’est appuyé que fur le rapport des manœuvres quiFouilloient dans ces tombeaux. Ces gens, peu Physi-ciens , ayant vu sortir de ces tombeaux quelques ma-tières enflammées ou feux follets ( phénomènes assezordinaires dans nos cimetières Sc dans les terres gras-ses ) Sc trouvant des lampes dans le voisinage, cru-rent, fans doute , que ces lampes venoient de s’étein-dre-, Sc voilà l’opinion des lampes éternelles établie.
Ce qu’il y a de vrai, c’est que chez les anciens Ro-mains, les gens de condition chargcoient pat leur tes-tament leurs affranchis, de tenir continuellement une.lampe allumée dans leur tombeau, & de garder leurscorps , ce qui prouve qu’il falloit renouvelles Phuileà mesure qu’elle se consumoit.
Pietro fanés! Bartholi a fait un beau recueil de ceslampes sépulcrales , qu’il a fait graver en taille-douce, Sc Jean-Pierre Bellori y a joint des observa-tions tres-curieuses. Ce livre a été depuis peu traduitde l’Italien en Latin, par Alexandre du Kérus, aussibien qu une autre des mêmes Auteurs fur les anciensmausolées ou tombeaux des Româins qui ont été trou-vés dans la ville de Rome. Fortunius Licetus a faitaussi un traité des lampes des Anciens, De LucernisAntiquorum reconditis.
La lampe de Cardan est une lampe de l’inventionde cet Auteur, qui fournit elle-même son huile : c’estune petite colonne de cuivre ou de verre bien bou-chée par tout, à la réserve d’un petit trou par en basau milieu d’un petit goulot où se met la mèche ; catPhuile ne peut sortir qu’à mesure qu’elle íe consumeSc qu’elle fait découvrir cette petite ouverture.
Les lampes de Cardan pourroient s’appeler lampesde Caffiodore ; car les lampes que ce grand hommeinventa pour l’usage de ses Moines du Monastèrequ’il avoir bâti près de Squillace en Calabre étoientla même chose, à mon sens, que les lampes de Car-dan. Voye'i Caffiodore lui même, De Inftìtuúonedivinarum litterarum , c. 30. Sc l’on ne voit pas tropquelle idée le P. Garer, Bénédiéfin de S. Maur, enavoir dans la tête, lorsqu’il disoit dans son édition deCaffiodore, que ces lampes étoient non admirationesolhm ,sed mternis etiam laudibus digniffimas.... quaSstupendo artificio concinnaverat. Ét à la marge duchapitre que nous avons cité, Caffiodre avoit inventédes lampes éternelles : Lucernas perpetuas inveneratCastlodorus. Caffiodore le dément en disant lui-mê-me, que ces lampes conservoient long tems, prolixe 3Sc non pas perpétuellement , la lumière, & se feur-nissoient elles-mêmes Phuile. Voye% fur ces lampesBaronius à Pan 562, n. XI, Sc Pompeo Sarnelli da»sses Lettres Ecclésiastiques, T. X. Lett. 61. & autresOn les a beaucoup perfectionnées. Au cylindre decuivre on a substitué une phiole de verre, qui fournide Phuile assez pour entretenir la lumière pendantplusieurs jours, au lieu que de ce qu’a dit Caffiodore,on ne peut guère inférer, sinon qu’elles duroient u» enuit, pour suffire aux veilles de la nuit. Après tout>cela dépendoit de la capacité du cylindre, qui conte-noir l’huile. Depuis quelque tems ces sortes de la> n 'pes sont devenues d’un très-grand usage parmi l eSgens d’étude Sc les Religieux. ,
Les Épiciers Sc les Chandeliers ont des lampes *plusieurs mèches, ou à plusieurs becs. Lychnus ,cerna polymixos. , .
Lampe , en termes de Marine, signifie quelqucso lS ’Eclair. Fulgur. En ce sens ce mot est pris de relampd-go , Espagnol, qui signifie la même chose.
Feu de Lampe , se dit en Chymie d’un feu doux &d’une lampe allumée sous quelqu? vaisseau. Lse travaille à la lampe , au feu de lampe ; c’est à-d ir ^'à la pointe d’un feu d’une grosse mèche quidans la cire ou dans Phuile, Sc qu’on souffla ^nuellement avec un soufflet, ce qui rend u» * cU Sardent. C’est ainsi que les Émailleurs font lents me ^ouvrages, bagues, oiseaux, &c, de toutes so l ' tescouleur Sc de figure. '