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Elle a sous le milieu un fort ligament fur lequel elleporte, dont on nomme i’extremité j le jìlct , ou lejrem de l a langue : ce filet s’étend quelquefois aux •enrans jusqu’au bout de la langue , ce qui les em-Peche de tetter, & alors on elt oblige de le couperavec la pointe des ciseaux. Elle est mobile & s'a-longe s’aceourcit &z s’ékrgit par le moyen de dixmuscles qui la font mouvoir en haut, en bas j enavant, en arrière , & vers les cotés : il y a des Ana-tomistes qui n’en mettent que íìx , d'autres en mettent douze. Ils appellent le plus large de fa base lepic de la langue , ou la soulangue. Son bout pointul’ avant langue , 3c fa partie supérieure & rude, lajurlangue. La langue est un tissu de petits muscles& de nerfs íi souples, qu’elle fe replie comme unserpent j avec une mobilité & une foupleilc incon-cevable. Elle lait dans la bouche ce que font lestteigts, ou ce que fait l’archet d’un maître fur uninstrument de musique. Elle va frapper , tantôt lesdents , & tantôt le palais. Fénelon. On perce la lan-S ue aux blasphémateurs , on leur arrache la langue.On dit qu'un homme a la langue grasse., lorfqu’ilbegaie , ou ne prononce pas bien certaines lettres,comme 1/ & IV. Demosthene mettoit des caillonsdans fa bouche pour fe dénouer la langue , & acqué-j- u ' la facilité de parler. Cette femme qui fe coupala langue avec les dents , & la cracha au visage du{yran , pour ne pas révéler ion secret, avoir raisond e se désier de sa langue ' de peur qu Vile ne lui jouât^ méchant tour. Bouh. la langue est 1 interprètee n ° S pensées. Port-R.
Les Arabes disent que le cœur & la langue sontS Pmspetites parties du corps humain , lesquelles ce-P ■ hoant distinguent davantage les hommes ; que la lan-b Ut est un étranger dans l'homme qu’ilfaut que le
lui serve toujours de compagnon & de guide,-dsi disoit que Phomme est caché sous fa langue,Parce q ue c ’est son discours qui le fait connoître.^Hereelot. , t
Laugu e , s e dit auíîl à l’égard des animaux. Le camé-léon étend une longue langue pour prendre des mou-ches dont il se nourrit. Les serpens ont la languemince, & à trois fourchons brankns& fort longs.Les lézards Pont fourchue & velue. Les .veaux n...rins Pont double. Les lions & les léopards Pont rude,& creuse comme une ruile, & semblable à unelime. Les poissons Pont adhérente au palais , com-me la carpe. Des langues de bœuflangues de cochon fourréesgués de mouton en ragoût.
Ce mot went du Lati nhngua , que Varron dérive«e ligare , parce qu’elìe est comme liée dans l'en-clos & le rempart des dents. D’autres croient qu’elleprend son nom de ïingere , qui signifie lécher.
A Ngue - fe dit auffi de ce qui a quelque ressentI aace A avec k langue. Le Sainr-Espris descendit surj .- S Apôtres en langues de feu.
•Ngue de terre. Ijlhmus. zgT C’est une espace deterre plus long que large, qui ne tient aux autresle ues que par un bout , & qui est environne d’eautous les autres côtés. Ce port est à l’abri par unean gue de terre qui s’avance dans la mer. La Coréej 1 E pas une île , mais une langue de terre fortQ hgue. Ces deux mers venant à ferrer la terre dèsjf Ux côtés, font une langue qui attache à la terre-cette Province. Vaug.
quel ^ à aussi des pièces de terres plus longuesOn stur sont enclavées dans d’autres terres,
une h u une langue de terre labourable traversedaiw "A-f - OansVes cas le mot de langue est prisW” L’Éc? scnS fisuiG -
L'éinîr ' UUr , e donne austì le nom de langue à l’ex-As , ^.meridionale de la mer Morte, ou du lac<{ c j •a'-Ue, à caule de fa ressemblance arjec le bout^acy P a dit austì en François. Auqui". < ’„ a mer é-alée , & _à cette langue de merde ^garde le midi. Puilque nous disons langueUipA'g 3 Pourquoi ne dirions nous pas dans le^ Lens, langue de mer ì
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Langue. Terme de Vitrier. Fente qui fe tait fur leverre Lorsqu on le coupe.. On se sert présentementd’un diamant.fin pour couper le verre, mais autre-fois on iTemployoit "pour cela que i’émeri; &comme il ne pouvoir ( pas couper les plats ou tablesde verre epais , on fe fervoit d’une verge de ferrouge, ce qui fe fait encore quelquefois.
Langue j fe dit austì par les Fleuristes, en parlant dei’Iris bulbeuse, de crois feuilles de cette sieur def-quelles 1 extrémité fe releve en haut , 8c qui fontjointes à trois autres feuilles, dont l’extrémité pen-che vers la terre , & qui fe nomme menton. Irisqui a les langues d’un bleu clair. Morin.
Ce nom s’est donné à ces feuilles à cause' de laressemblance qu’elles ont avec la langue. Liger.
Langue , fe dit figurément en Morale , 8c signifiela parole : §3” ou plutôt le mot de langue, con-sidéré comme l’organe cle la parole , entre dansdisterentes façons de parler. Cette femme a uneméchante langue , une langue cíe serpent ; pourdire qu’elle est fort médisante. On dit encore qu’ellea bien de la langue , qu’elle a la langue bien lon-gue , pour dire qu’elle est une grande causeuse. C’estun hâbleur j un siatteui;, qui donne d u plat de lalangue, qui promet plus qu’il ne veut tenir. Il estbas. On dit que la langue a fourché à quelqu’un;pour dire, qu’il a lâché une parole pour l’autrecontre ion intention. §3“ On dit auffi, avoir la lan-gue bien pendue , parler avec une grande facilité.Avoir une grande volubilite.de langue, parier avec ra-pidité. On dit de celui qui parle facilement & élégam-ment , que c’est une Inngue dorée : de celui à quion a défendu de parler ; qu’il a la langue liée. Ondit auffi, dénouer la langue.
fumées. Desou farcies. Des lan-
Et pour louer un Roi que tout lé monde loue ,Ala langue n attend pas que Vargent la dénoue.
Boil.
On dit d’un homme feeset , & qui parle peu;quriì n’a point de langue.
On appelle figurément , Coup de langue , unemédisance ou un mauvais rapport que l’on fait.
Ce Marcellus armé seulement'de la langue,
Et qui n est généreux que dans une harangue.
Bréb.
C’est dans ce mêmepar Turnus à Drances
sens que Virgile fait dire
. An tibi Mavors
V’ntosa in lingua , pedibusque fugacibus istis ,Scmper erit .
Un homme sage doit être le maître de sa langue ,c’est-à-dire, qu’il doit être discret & retenu. Les fem-mes ne sont maîtresses, ni de leur cœur, ni de leurlangue. Bell. II est impossible d’arrêter la langue desPoètes. Boil. On dit qu’un homme a une chose furle bout de la langue, pour dire qu’il fait bien unechose, mais qu’il ne la peut dire à point nommé.ffCFPrendre langue, s’informer de ce qui fe paste, deletat des affaires, du caractère des personnes avec quinous avons affaire. On envoie des coureurs vers lesquartiers des ennemis, pour prendre langue. Quandon arrive dans un pays inconnu, il faut détacher quel-qu’un pour prendre langue. Le Capitaine fit jettesl’ancre jufqu’au retour de la chaloupe qu’il avoir en-voyé prendre langue a la cote la plus voisine. Bouh.Xav.
En termes-de Manège , on dit auffi les aides de klangue , quand le cheval s’anime , & fe réveillepar un certain cri que fait le cavalier. Vocis adju-
menta. Ce crinfc fe
ou plutôt ce bruit Sc glapissementqui ne le peut ecrire & qui est difficile à expri-mer, se fait en pressant fortement la langue contrele palais , & k retirant avec précipitation en ou-vrant k bouche , & en réitérant cette action plu-