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1 ont appelée fo/ov , c’est à-dire , vipérine. On l’a auffi'appelee Álcïbïacum , parce qu’un certain Alcibiusen découvrit le premier la propriété contre les vipe-r , es '. Ayant été mordu en dormant par une vipère ,‘^t guéri en avalant le jus de cette herbe , dont" mit après le marc fur la plaie-Angue de Cerf , est une plante qui poulie de fa ra-c me huit ou dix feuilles , & quelquefois davan-ta £ e , longues ordinairement d’un demi-pied, lar-ges d’environ deux doigts , pointues en façon delangue. Sa graine naît fur le dos des feuilles dans desfilions membraneux fendus dans leur longueur ,& qui renferment un amas de coques entassées lesUnes fur les autres. Chaque coque est presque ova-I e , entourée dans fa moitié d’un cordon par lacontraction duquel ces coques fe déchirent & ré-pandent quelques semences. Sa racine est fibreuse& noirâtre. Elle est un peu astringente, pectorale,vulnéraire. On f appelle autrement scolopendre vul-gaire. En Latin lingua cervina officinarum. C. Bauh.
. Pw. 3 5 3. Il y a plusieurs autres espèces de languede Cerf.
a ngue de Cheval , est une plante à laquelle on adonné ce nom, parce qu’on a trouvé quelque ressem-blance de la figure de fa feuille avec celle de la lan-gue d’un cheval , d’où vient qu’on l’appelle auffihippogloffium. Ru feus. On l’appelle encore laurier■Alexandrin. C’est une espèce de houxfrelon queTournefort nomme Reus angufìifolius fruclu*° ll ° innafeente. Inst. R. herb. Voyc^ Laurier
I a LExandrin>
Ng ue DE Chien, Plante qui a été ainsi nommeeparce qu e s es failles ont la figure de la langue d’unlen : elles font longues , étroites , pointues , lanu-ineufes, molles , blanchâtres. Cynogloffium. Sesu |s sont semblables à celles de la buglofe, de, °uieu r rouge tirant fur le purpurin. Son fruit esta quatre capsules hérissées de poils piquans qui s at-tachent aux habits ; chaque capsule contient unessrnence. Sa racine est longue , groíle , noire endehors, blanche en dedans. Cette plante est incraf-fante, rafraîchissante , adoucissante. C. Bauhin l’ap-Pélle Cynogloffum majus vulgare. Pin. ryy. Il y aplusieurs autres espèces de langue de chien.
Angue de Serpent , ou Langue Serpentine. Petiteplante qui pousse une queue haute comme la main,.ioutenant une feule feuille , semblable en quelque Imanière à une petite feuille de poirée, mais plus"*§ ralle, charnue , liste , droite , quelquefois longue& étroite, quelquefois large Sc arrondie. II forsdu haut de fa queue un fruit qui a la figure duneJangue aplatie , à bords relevés, & divisés dansleur longeur en plusieurs petites cellules qui ren-erment une poulììere très menue. Ses racines fontyeuses. Cette plante est vulnéraire ; quelques-unsPmtendent guérir les descentes par l’ufage de laPoudre de cette herbe. Eiî Latin Ophiogloffium vul-gatum. C. Bauhin. Pin. 3 y4. Il y a plulieurs au-res eípeces de langues de serpens. Elle a été ainh. ouimée à cause que son fruit a la figure de laP^ an gue d’un serpent.
^ g oe de Serpent. Terme de Dentiste. C’est unb ei:i r instrument dont on fe sert pour ratister &^ttoyer les dents de la mâchoire inférieure. Il est' It , c °mme les rugines , excepté que fa partied e e h leure est une lame pointue, taillée en languebise er P Cnt » plane d’un côté , relevée de deuxHZ- p EUx de l’autre , tranchante par les côtés.6 utilY UE DE Terme d’Arquebusier. Petit
pax Cn forme de langue de carpe, tranchantdans u n £Ux . oôtés & par la pointe , emmanchéfer ih car morceau de bois, servant pour creu-
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cea u d / oiLE. Terme de Marine. C’est un mor-par. J e C | t0 ^ À voiles , étroit par le haut, Sc largeVoil es baS 5 q u>on met aux côtés de plusieursI-AìSíqtta
c hofe 5 âb- adj. Terme de Blason, est la mêmeq^e lampaffié , quand l’animal peint fur l’Ecu•t ome y.
montre une langue d’un autre émail que son corps*Exertâ lingua. Mais langué fe dit plutôt de celle dèsaigles, & lampaffié de celle des lions.
LANGUEDOC. Nom d’une des plus grandes & desplus considérables Provinces de France. Occitania 3Languedocìa , Septimania , Gothia. Gallia Narbo-nensis. Elle est bornée au levant par le Rhône, quila íépare de la Provence & du Dauphiné j au nord,par le Foretz , l’Auvergne , le Rouergue & le Quer-cy; au couchant , par la Gascogne , dont la Ga-ronne la séparé en quelques endroits ; & au midi,par le Roullillon, & par le golfe de Lyon , partiede la mer Mediterranee. On donne à cette Provincesoixante & dix-huit lieues d’orient en occident, Sccinquante dans fa plus grande largeur du septentrionau midi , le long de la rivière du Rhône. Toutecette Province, si on en excepte le quartier des Sé-vennes, jouit d’un air fort tempéré, Sc son terroirproduit abondamment des blés , des vins, de l’hui-le, de la foie , & toutes fortes de fruits, à la ré-serve des oranges Sc des citrons. On la divise entrois grandes contrées, dont chacune a son Lieute-nant de Roi, quoiqu’elles n’aient toutes ensemblequ’un Gouverneur. Le haut Languedoc en est la par-tie occidentale , le bas Languedoc l’orientale , Scles Sévennes la septentrionale. Cette Province ases Etats particuliers, où entrent pour le Clergé troisArchevêques Sc dix-neuf Évêques ; pour la nobleiíevingt deux Barons, un pour chaque Diocèse ; leursdignités font attachées aux terres qu’ils possèdent ;dc pour le tiers Etats, un député de chaque capitalede œs ving deux Diocèses. Ces capitales des Diocèsesfont dans le haut Languedoc , Toulouse capitale detoute la Province , Sc Archevêché, Montauban ,Albi Archevêché, Ricux , Ramiers , S. Papoul 3Lavaur, Mirepoix Sc Castres. Dans le bas Langue-doc , Narbonne Archevêché , Ale th , Carcaíïònne ,S. Pons , Béziers , Lodéve , Agde , Montpellier ,Nifines Sc Usez. Et dans les Sévennes , Mende,le Puy Sc Viviers. On y distingue encore les villesde Foix , de Limoux, de Castelnaudary , de Péze-nas, d’Anduze , d’Alais Sc de Beaucaire, célèbrepar ses Foires. Maty.
Quelques Auteurs ont cru que ce pays avoir étéappplé Languedoc à cause des Goths qui l’ont pofle-dé, & de Lande-Got, c’est-à-dire, pays des Goths.C’est le sentiment d’Andoque , liift. de Langued.
р. 116. Nicot le dérive de Langue goth, commequi diroit Langue Gothique, parce qu’on y par loi tcette langue. C’est l’opinion de Bouche en son Flist.de Provence, T. 1 } p. //<?. D’autres disent qu’au-trefois on divifoit le Royaume en deux parties ,qu’on appeloit Langues ; l’une , la Langue d’ouï ;Sc l’autre , la Langue d’oe , Sc de-là vint à cetteProvince , qui étoit une de celles de la langue d’oe,le nom de Languedoc. Cette division étoit fondéefur ce que les Galcons , Sc fur tont les Goths, di-íoient oc , ou bien hoc , pour dire ouï, Sc quedans le reste de la France on diíoit oui : de Langued’oe , on forma Lingua Ocútana , en Latin , Sc puisProvincia lingum Occitam , Sc enfin Occitania , quequelques-uns ont écrit Orcitania, mais mal. Noye^Fladr. Val. N ot. Gall. p. j ; 6. Et Catel, H'ft- deLanguedoc , l.L,p. 40. Pasquier, Rech. liv. 1 ,
с. 12. Du Tillet croit que ce mot vient de Langue-dod. Nous avons des Mémoires pour 1 Flistoire deLanguedoc par Catel, Sc une Histoire de Langue-doc par Pierre Andoque.
Le Canal du Languedoc. Occitanin incile , fCF ouCanal de la jonction des deux mers , Canal Royal,ou Canal de Riquet. Fameux canal, qui traveríela province de Languedoc , joint ensemble la Mé-diterranée Sc l’Ocean , & tombe dans le port deCette. Foyei Canal.
fCT LANGUEDOCIEN , mieux que LANGUEDO-CHIEN. Originaire , habitant du Languedoc. Oc -citanus.
LANGUEDOIL. Nom d’un pays de France. Par letraité que Charles VII. fit avec les Ducs de Bre-
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