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lesvulgaires. Les langues Orientales sont celles qu’on aparlé ouqu’on parle en Orient ; communément néan-moins .on ne comprend guère fous ce nom que les lan-gues savantes de rÓrient,F Hébreu,le Chaldéenne Syriaque,le Samaritain,f Arabe,le Perian ôc même le CophteSc rÉthiopieil, qui paífentauffi pour langues Orienta-les, quoique ce loient des langues d’Afrique.. Les lan-gues Occidentales sont celles de l’Europe, tant ancien-nes que modernes, le Grec, le Latin, le Celtique, lalangue Teutonique, celle cf Illyrie , le Sclavon, &c.Le François, P Italien , F Espagnol, F Allemand, l’An-glois, ò'C.
Il n’y a point de véritable érudition fans la con-noisiance des langues savantes. Raimond Lulle solli-cita long tems dans les XIII e ôc XIV e íiecles l’établis-fement des études de ces langues. Enfin, Fan 1312,le Pape Clément V, & le Concile de Vienne, ordon-nèrent qu’en Cour de Rome ôc dans les Universitésde Paris, d’Oxford, de Boulogne ôc de Salamanque,on établkoir des Maîtres pour enseigner les trois lan-gues , Hébraïque, Arabique & Chaldéenne, deuxMaîtres pour chacune, qui feroient stipendiés ôc en-tretenus en Cour de Rome par le Pape, à Paris & àOxford par les Rois de France ôc d’Angleterre, ôcdans les autres villes par les Prélats, les Monastèresôc les Chapitres du pays. Voye\ le Concile de Vien-ne & dans les Clémentines, liv. V. Tit. I. c. L. dansTEdition du Decret par M. Pithou, T. II. p. 36p.
Le Trésor des langues , c’est le titre de plusieursDictionnaires. Un Profesieur des langues Orientales,enseigne la langue Hébraïque ôc Chaldaïque &c. UnMaître de langues est celui qui enseigne l’Italien , l’Es-pagnol, F Allemand Sc le François , en un mot unelangue vivante. On appelle auffi Secrétaires ôc Inter-prètes des Langues , ceux qui servent de truchemenspour faire entendre les Ambassadeurs étrangers.Z 3 " On appelle enfans de langue , les jeunes gens queles Princes entretiennent dans les Echelles du Levant,pour y apprendre les langues Orientales, ôc devenircapables de servir de Drogmans.
Le don des langues , Grâces que Dieu fait à unhomme quand il lui donne par miracle, ôc fans étu-de , la connoisiance ôc l’ufage d’une langue qu’il nefait pas, ôc qu’il n’a point apprise, enferre qu’il en-tende ceux qui la parlent, qu’il la parle lui-meme.Donum linguarum. Le Saint Esprit, en descendantsur les Apôtres le jour de la Pentecôte, leur donna ledon des langues , ainsi qu il est marqué au c. II. desActes des Apôtres. Le don-des langues est quelque-fois seulement un prodige pour donner de l’admira-• tion aux Infidelles. Il peut même les scandaliser. S’ilsentrent dans votre asièmblée, qu’ils vous entendent par-ler tous diverses langues , ils vous prendront pour desinsensés. S. Paul, /. Cor. XIV~. 22. Le don des lan-gues, des guérisons miraculeuses, de prophétie , dansles commencemens de FEglisc, étoient répandus sicommunément fur les Ridelles, que quelques-uns entiroient vanité, & d’autres en étoient jaloux. Fleury.S. Irénée, dans son V Livre, c. 6 , témoigne que ledon des langues fubsistoir encore dans l’Eglife de sonrems. Xavier n’avoir pas le don des langues, quandil commença à instruire les Paravas; mais il paroîtque depuis il entendoit &il parloir la langue Malabare,soit qu’il en eût acquis la connoisiance par son tra-vail , soit que Dieu lui en eût imprimé les espècesd’une manière surnaturelle. Il est probable du moinsqu’étant aux Indes, dès qu’il étudioit une langue , leSaint-Esprit secondoit son application, & se saisoiten quelque sorte son Maître. Car c’est une choseconstante, qu’il apprenoit en peu de rems les languesles plus difficiles-, & au rapport de plusieurs person-nes, il les parloir si naturellement, qu’on ne Tauroitpas cru étranger. Bouhours.
On dit qu’Ennius ôc Cécrops savoient plusieurslangues. Guillaume Poste 1 étoit en matière de doc-trine , le plus grand esprit de son siècle; une vivacité,une pénétration ôc une mémoire qui alloient jusqu’auprodige ; un génie universel qui n’ignoroit rien, &qui excelloit particulièrement dans la connoisiance
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des langues. Outre la Latine , la Greque, l'Hébraï-que , la Chaldaïque ôc la Syriaque, il savoir si biencelles qui fe parlent, & qui sont vivantes, qu’il sovantoit de pouvoir faire le tour de la terre fans tru-chement. Bouhour.
Mithridate savoir vingt deux langues , c’est-à-dire,toutes les langues différentes des ditterens peuples quicompostaient fes Etats; ôc il savoir li bien ces langues >qu’il pouvoir haranguer fes peuples chacun dans lalangue. Charles-Quint , selon F opinion des Turcs,difoit qu’autant de langues qu’on parle , autant defois on est homme. Il vouloir attirer à foi le Drogtnandu Sultan Soliman, qui parloir parfaitement dix-sep 1sortes de langues. Brantôme.
Bibliander a écrit en 1 y 18, De ratione commuâtLinguarum , in-s. Gesner de la différence des lan-gués, en 1572. Laxius a fait une Introduction pourapprendre les plus belles langues par une méthodecommune, en 1348. Mégiilier , le tableau de qua-rante langues diverses & dialectes disterens dont sidonne le modèle dans l’Oraison dominicale , eniypj. De Recoles, dans fes additions au monde deM. David, a mis le Pater noder dans toutes les lan-gues qu’on parle parmi les Chrétiens, en parlant dela religion de chacune des nations Chrétiennes. Al'béric, Gentil, a écrit du mélange des langues , en1603. Le Discours fur les étymologies par le P*Reinicr, Jésuite , est un ouvrage de racme gente-Claude Duret , Bourbonnois , a écrit le trésor del’histoire des Langues , en 1613. Etienne Guichat't,de l’harmonie étymologique des langues , en 1619-Ed. Brevevood a fait des recherches curieuses fur F 1diversité des langues ôc des religions.
Langue, fe dit auffi en faisant distinction des nations-Il arrive dans les Échelles d’Orient des Marchandsde tous pays, ôc de toutes langues. Cn appelle F-Poésie la langue des dieux.
On ríextravague plus en vers impunément ;
Aux règles du discours & du raisonnementUn Poète ejl soumis comme les autres hommes :
On pardonnait, dit-on, aux temps de nos ayeux ,Une sottise dite en la langue des dieux , ^
Pourquoi faire les dieux plus sots que nous ne fomrntS-
P. Mourgues-
Langue , dans l’histoire de Malte , fe prend pourtion. On divifoit avant le Schisme d’Angleterre ¥°sdre des Chevaliers en huit langues , ou Nations. -Mtio , gens. Il y a trois langues pour la France, 1langue de Provence , d’Auvergne & de France. P olíl’Eípagne deux, la langue de Castille ôc d’Arraê 0 ^Les trois autres sont la langue d’Italie, d’Alleioaf ? 11ôc d’Angleterre. Depuis le Schisme d’Angleterre ceCdernière langue ne subsiste plus. Chacune de c ,^langues a un chef qu’on nomme Pilier , ôc qui P l f £side aux Assemblées de la langue, dont ilChef. Foyei Malte. e
Langue. Tabac à la langue. C’est une dessortes de tabac que l’on cultive dans l’Amériq uC *§ 3 “ Langue , en Botanique. Doy. Languette. ^Langue de Bœuf , est une plante qu’on app e ” etrement buglose. Voye-q Buglose. f
Les Maçons appellent auffi langue de hceuj , ^instrument dont ils fe fervent. Il est fait d’une P ^que de fer en forme de cœur , & dentelée to si. p sé-touravec une branche ou tige de fer, qui va s - eJl trer dans un manche de bois avec lequel on ^,la langue de bœuf. C’est un outil ou ciseau Ppointu , cretté , qui est taillé en forme de cn-' u ^sotLangue de bœuf. Terme de Coutume. C’est {aqu’a l’Évêque de Grenoble , & qui confins c [ vâ irsixième partie des langues de bœuf , don r sorest exposée en vente par les Bouchers. C e jf v êqU eacquis à cette Église en 1101. par Hugues fde Grenoble. Chorier , Hifi. de Dauphine ,p- 48' tj e aU'
Langue de Bouc , est une plante qu’on a PP grec 3trement Kipérinc , ou herbe aux vípes £S '