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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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ses valets. Langueyer ôc cajoler quelqu’un» Mas»-t On ne le dit plus.

NGUEYEUR. f. m. Est un Officier établi dans lesm arcliés pour visiter les cochons, ôc empêcherd ne s’en débite de ladres. Inspector suarius. LesLgngueyeurs font des Inspecteurs établis en titred office pour visiter les porcs à la langue dans lesjparchés , & avant qu’ils soient achetés ; parce queI on prétend que lorsqu’ils font ladres, il paroît àCct te partie des pustules ou marques blanches , ôcstuclqucfois même des ulcères , qui indiquent cetteMaladie. De la Mare, Traite' de Police

ì w> t. r, c. 2 , & z. r , t. xxl, c . 4 .

ANGUIER. f. m. Partie du cochon , qui contient lagorge & la langue, qu'on sale ôc qu'on met à larumee. Lingua suilla . Les Languiers du Mans fouten grande réputation.

ANGUIR. v. n. Vivre cn langueur ; être consumépeu a peu par quelque maladie qui abat les forces.Languere. La plcuréhe emporte bientôt les plus ro-bustes , elle ne les fait guère languir. La goutte , laS t avelle , font long temps languir les vieillards.

Anguir , en ce sens , se dit non-feulement des ani-uiaux , mais auffi des arbres & des plantes. Ondu j les blés languissent beaucoup ; cet arbre lan-ës l t , c'est-à-dire, il ne donne que de foibles pro-

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aons. Liger.

nguir , signifie auffi , Souffrir un supplice lent.Lento supplicio emori. On a bien fait languir cecr hninel en le brûlant à petit feu. On appelleCOu P de grâce , celui qu’on donne fur l’estomac dest.A° UeS P° ur les empêcher de languir.

ouïr , f e (jjr au ffi figurément en parlant des in-^ominodités de la vie, des besoins, des souffrancesues afflictions, dans lesquelles on pâlie triste-nent la vie. Gemere , perpeti. L’Évangile nous^Eprend à soulager ceux qui languissent de froid,de faim, Sc dc soif, qui languissent dans la mi-sère , dans la pauvreté , dans les prisons , dans*Jctclavage.

^ Languir , fe dit à-peu-près dans le même sens enParlant des peines de l’efprit, qui font causées parquelque passion violente. L’ame languit, est danslangueur, quand elle n’a ni les moyens , m l’ef-psrance de satisfaire une passion qui la remplit.Les Courtisans languissent quelquefois long tempsdans l’efpérance de la fortune. Les débiteurs fontíouvent languir leurs créanciers dans l’attente dupayement. Ne souffrent-ils pas assez, fans, les laisfer encore languir après le soulagement léger qu'ils.espèrent de nous ? P. de Courbe ville.

Languir, fe dit absolument pour , Soupirer pourUne femme. La Belle ne le laissa pas longtempsan guir , ne fut pas long temps cruelle.

Permettepmoi de languir à vos pieds. Rac.

p Languir , fe dit encore en parlant des choses qtC 0 st c fws vigueur, fans activité ; & généralement delí es qffi nc sont pas en aussi bon état qu’à Lord• j aire - Frigere. On dit qu’une arbre languit , quan, P°ulíe foiblement , quand il ne donne que dpoules productions : que la nature languit pendarl e ^ IVcr 3 qu’elle est engourdie , fans vigueur. Qup c ^°, Uve lles, que les plaisirs languissent , quand il y(j e nouvelles intérelîantes, ôc • qu’il y a peiq Uaíi ^ Ver sisièmen s : que la conversation languitqnp j P^ fonne ne la soutient, ou qu’on ne d:

On '.choses foides.

^rsqu’il" st U U11 siifeours , que des vers languissentNans - a âe l’inégalité, qu’ils font froids ôc trace - ’ , 1 s uc sont pas soutenus avec la même fo:n’Ì m ' n p U Une pièce de théâtre languit , lorsqu’cllb’intp- 11 ^ P a ^ assez vivement les passions , qu’elllan>y u y C i ^ aS a ^ ez ^ es Spectateurs : qu’un stylPrelsi 3 iorfqu’il n’est pas soutenu de nobles e>lanoy ^^ 3 ou âe belles pensées : que la conversatiotu 2 y„ lt 5 stnand elle se fait entre des gens peu spiri3 0u mélancoliques, qui fe taisent souvent,, o

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qui n’ont rien à dire d’agréable : si vous ôtez ces deuxbelles voix de ce concert, il ne fera plus que languin

LANGUISSAMMENT, adv. D une manière languis-íante. Languide , molliter. Ces Amans fe regardentlanguissamment. Cet ami moribond lui tendoit lan-guissamment la main.

LANGUISSANT , ANTE. adj. Qui languit. Voye\Languir. Languidus. Les soldats languissons fur lechamp de Bataille, prient par pitié qu’on les ache-vé. Il y a trois ans que ce paralytique est languissantdans son lit. Il a dit adieu à ses amis d une voix triste& languissante.

Languissant , íe dit auffi en Morale , de tout ce quin’a rien de vif, ni d’animé ; qui est sodé, en-nuyeux , froid, énervé. Iners , marcidus , frigidus.Il n’y a rien de plus froid &: de plus languissant quele style de cet Orateur. Les Vers de ce Poe'te sontfoibles Sc languissans. On passe une vie bien languis-sante , quand on n’est touché de rien. Le Ch. de M.Les plaisirs où l’cfprit n’a nulle part, deviennentfades ôc languissans. Bell. Tous les pas d’un Amantcontent sont des démarches languissantes. S. Evr.

Tes écrits , il est vrai , fans force , languissans,Semblent être formés en dépit du bon sens. Boil.

Languissant, signifie encore, passionné, amoureuxqui marque beaucoup d’abattemcnt ou beaucoupd’amour. Ces Amans fe jetoient des regards ren-dres ôc languissans. S. Evr. Je ne puis souffrir ceslanguissans éternels qui en veulent à toutes les Bellesavec une égale ardeur. M. Scud.

LANIANG. Nom d’une petite ville de l’Inde de-làle Gange. Lanianum. Elle est capitale d’un petitRoyaume, qui est entre ceux de Pégu ôc de Siam,&C tributaire de ce dernier. Maty.

LANICE. adj. f. Qui est fait de laine. Ce mot nc sedit guère qu’en cette phrase, Bourr e-íanice. C’estla bourre qui íe tire de la laine de mouton, soitavec le peigne de Cardeur , ou le chardon de Bon-netier , ou par les Tondeurs de draps ôc de cou-vertures. Tomentum laneum. Il est défendu aux Ta-pissiers de mêler du laveton avec de la bourre-sit-?nice dans la fabrique des inatelars.

LANIER, f. m. Oiseau de proie, espèce de fauconde leurre. Laniarius. Il a le bec ôc les pieds bleus ,ôc les plumes mêlées de noir ôc de blanc. Il estbon pour la perdrix ôt pour le lièvre. Il est leformé ou la femelle du laneret. Quelques-uns déri-vent ce nom à laniandis avibus , ôc Jacques-Au-guste de Thou est aussi d’avis qu’il vient à laniena ,d’autres à pilis lans, fimillimis. En Latin laniarius ,asterias.

Lanier François. Laniarius Gallorum. Cet oiseauest plus connu ôc beaucoup plus commun en Francequ 3 aux autres pays étrangers : ce n’est point ici cetteespèce de Lanier décrié par Albert le Grand , àcause de son peu de courage , mais c’est celuiqu’Aldrovand nomme le Lanier des François , parcequ’il s’en rencontre quantité en France; il est pluspetit que le faucon gentil, ôc est d’un fort beaupennage, ôc surpasse le sacre en beauté. Son bec,ses jambes ôc ses mains font bleues, Sc Con pennageest diverfifié par devant de noir Sc de blanc : cestaches ne vont pas de travers , e si es distin-guent les pennes en long , à la disterence des fau-cons; les plumes de son dos ne íont pas n couvertesde taches, non plus que celles des manteaux ôc deía queue , par le dessus & a la partie de dehors ; ôCsi par hazard on y decouvre quelques taches, ellesfont petites , longuettes ôc blanchâtres, à la partie desailes étendues qui panche en bas , elles paroistentcourbées, ôc tout-à-fait différentes des autres oiseauxde proie pour la figure de leurs taches ; car elles sontrondes comme de petits noyaux semées à la super-ficie , encore que, comme nous avons dit, les pennesdu corps ôc celles de devant aient des marquesétendues en long ôc disposées fur les bords ; il a lecou court Ôc gros , ôc le bec de même.